‹ Annales des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 77 sur 111 · STRUCTURE HISTOLOGIQUE · texte numérisé non relu

STRUCTURE HISTOLOGIQUE

Pour l’histologie des testicules, il suffit de décrire la structure d’une vésicule ou ampoule pour avoir celle de l’organe tout entier. Une section perpendiculaire à l’axe permet de distinguer, à l'extérieur, l'existence de deux membranes enveloppantes : l’une externe, mince et de nature musculaire, commune à l’organe tout entier, et une seconde, plus mince que la première, appartenant en propre à chaque capsule. Au-dessous de cette dernière, vient une membrane basale, très ténue, supportant l’épithélium germinatif interne. Ce dernier est constitué par divers groupes de cellules ou spermatogonies, séparés par une très mince cloison. Chaque cellule est sphérique, à contenu granuleux et possède un gros noyau central. Les divers groupes de cellules génératrices sont surtout localisés vers la région eæcale des ampoules spermatiques.

La cavité des ampoules est, en outre, remplie par un liquide incolore et gluant, dans lequel nagent de nombreux faisceaux de spermatozoïdes, allongés ou recourbés en croissant.

L’épithélium interne des parois s’aplatit au fur et à mesure qu'on se rapproche du réservoir central et de ses tubercules latéraux et se continue, suivant une ligne de démarcation bien nette, avec les cellules de ces derniers. Le réservoir, qu'on peut homologuer à une sorte de réceptacle séminal, présente, en section transversale, une forme presque triangulaire ou ovale.

Au point de vue histologique, le conduit éjaculateur des Timarques est constitué par une membrane péritonéale externe très ténue. Vient ‘ensuite une très épaisse couche musculaire, formée par plusieurs assises de faisceaux circulaires disposés par couches concentriques. Intérieurement, on trouve des fibres longitudinales et la couche épithéliale qui ne comprend qu'une série unique de cellules constituant l'assise chitinogène. Cette dernière engendre, par modification de son protoplasme, l'entima chitineuse. L’intima limite une cavité centrale, très étroite aux deux extrémités du conduit, mais aplatie au contraire dans la région correspondant à la dilatation vésiculaire, laquelle ne diffère du reste du conduit que par l'épaisseur considérable de ses parois.

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