‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 2)Chapitre 10 sur 149 · PC AE · texte numérisé non relu

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La masse fibreuse qui reste est employée par les indigènes pour se décrasser.

Il va de soi que le rouissage humide est meilleur et plus complet. Ce procédé consiste à laisser pourrir le fruit, puis à laver à fond la trame restante et à la faire sécher.

Outre la préparation de l’éponge végétale, le Luffa cylindrica sert à d’autres usages. En Arabie, sa racine est prônée par les médecins indigènes comme purgatif et hydragogue.

Les feuilles pilées sont appliquées sur les plaies ; entières, elles sont utilisées en friction contre les points de côté.

Les graines oléagineuses sont réputées émétiqués et cathartiques. Dans l'Inde, l'huile de pression fournie par les graines est consommée par les natifs en guise d'huile de table.

D’après Rosenthaler, les fruits contiennent une saponine. Ils sont riches en mucilage qui constituerait un bon émollient.

La trame de l’éponge végétale se compose, sinon essentiellement, du moins en notable partie, d’une xylane, très aisément hydrolysable. Les graines de Luffa cylindrica n'ont fait l’objet jusqu'ici, à notre connaissance du moins, d’aucun commerce appréciable ; toutefois la Nigérie britannique en exporta quelque peu avant la guerre.

L'huile de Luffa cylindrica n’a guère été étudiée jusqu’à présent.

Cette huile est d’un brun rougeâtre et d’odeur faible, Un échantillon examiné par Crosley et Le Sueur donna entre autres caractères :

Poidsispécitiquet150,5/150, 500%. 0/00. 2 0,9254 Réfraction au butyromètre à 400 ........... 620

(soit nn à 409 — 1,4660).

Enr ACidité ti ne te base 14,5

(soit en acide oléique % = 7,25).

Indicetde säponitication, 1.200 187,8 MICRO LR IN RE ANNE PRE EE char 108,51 (1) Hnuccsdente ner MERE ARANNE AR NTPPTIe 94,8 p. 100 Indice de Reichert-Meissl :..:.:........:.. 1,43 Le point de fusion des acides gras mélangés... 340-550

(1) Glikin, pour la même analyse, indique 103,51 ?

Hooper (1) trouva des chiffres voisins :

Poids spécifique 159,5/1590,5° ......... 0,921 à 0,926 Indice de saponification.s: 77 ""7rFe 193 à 195,8 Indices demEichnert" 2eme eee 93,8 p. 100 Indice de Reichert-Meissl ............ (DAME Sn. Titre des acides gras mélangés ....... 340 à 3959

Lewkowitsch dit que l’huile de papangaie lisse est à classer parmi les huiles végétales demi-siccatives et qu’elle est utilisée dans les pays orientaux pour l’alimentation et pour certains usages médicaux.

29 Luffa acutangula Roxb.

Cette espèce qui, comme la précédente, est originaire de PAncien Continent, existe présentement dans toutes les régions tropicales ; elle est particulièrement commune à Cuba et dans les Indes Orientales.

Le Luffa acutangula est cultivé à Eala et s’y développe vigoureusement ; sa tige grimpante y atteint 6 mètres de hauteur. C’est l’espèce la plus cultivée, dans les pays chauds, pour ses fruits, qui, lorsqu'ils sont jeunes, sont édules et se mangent en guise de légume.

Toute la partie végétative de la plante, c’est-à-dire la tige, les racines et les feuilles, est tonique et diurétique. Pour peu que l’on en force la dose, elle devient émétique (2) ; il en est de même des graines qui sont vomitives et purgatives.

La décoction des feuilles s'emploie pour guérir l’urémie (3) et l’aménorrhée. Le suc foliaire se prescrit, en usage externe, contre les plaies, les abcès et la morsure des serpents veni-

(1) Annual report Indian Museum ; 1907-1908, p. 15. (2) La variété amara, très connue dans l’Inde, est surtout usitée en médecine indigène. Ses racines sont considérées comme drastiques et

émétiques ; quant à la tige, on lui attribue des propriétés amères et

diurétiques.

(3) Aux Indes Néerlandaises, dans le traitement de l’urémie, on associe aux feuilles de Luffa acutangula (appelée bloestroë), celles d’une Euphorbiacée, le Glachidion molle B1.

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