‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 2)Chapitre 120 sur 149 · Tubercules de Colocasia antiquorum · texte numérisé non relu

Tubercules de Colocasia antiquorum

Tubereules plus gros que tous les précédents, environ deux fois plus longs que larges, à extrémités nettement arrondies. Provenance inconnue.

142. Tubercules de Colocasia antiquorum. — Âhoat ao. — Tonkin.

Le nom annamite khoai ao signifie « taro des étangs »; et, en effet, cette variété est de celles qui, plus aquatiques

que certaines autres, ne peuvent être cultivées qu’en terrains très humides, au bord des eaux. La culture, d’après Pouchat, qui la cite (loc. cit.), est faite sans soin toute l’année.

Ce ne seraient pas, du reste, les tubercules qui seraient consommés, mais les pétioles jeunes, récoltés trois mois après la plantation. On les blanchit et les fait cuire dans l’eau bouillante ; on les mange avec du riz ou en soupe.

Les tubercules, d’aspect assez différent des précédents, sont un peu en forme de navet.

La feuille, avec son limbe pelté (d’après le dessin donné par Lan dans le Bulletin Economique de l’ Indochine de 1905), est bien celle d’un Colocasia.

143. Ipomea Batatas; tubercules. — Convolvulacées. — Cochinchine.

C’est le khoai si des Annamites, à tubercules rouges.

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