LONGUEUR LARGEUR ÉPAISSEUR POIDS
mm, Inn, MIT, gr.
Maximume 7... 40 29 21 11,3 Minimum er 28 26 14 6,8 Moyenne 36,3 24,5 17 8,9
Cette espèce se distingue nettement de celles connues tant, par ses fleurs que par ses fruits à une seule graine. L'huile obtenue est concrète, blanche et se rapproche de celle de P. butyracea.
ALLANBLACKIA Oliv. (1)
Les Allanblackia sont des arbres ayant l’aspect des Pentadesma, mais les fleurs sont nettement différentes et les fruits sont en général beaucoup plus gros. Ils sont communs dans les forêts, où ils se trouvent en mélange avec ces Pentadesma. Leur floraison est très abondante et on rencontre encore des arbres en fleurs à peu près toute l’année ; on peut même en voir qui ont simultanément des fleurs et des fruits. Les indigènes ignorent, pour la plupart, que les graines sont oléagineuses, ce qui a été signalé par E. Heckel pour le Gabon, d’après le R. P. Klaine, pour la région du Mayombe par de Briey.
Il a été indiqué par Engler 4 espèces d’A{lanblackia, dont une, A. floribunda Oliv., est largement répandue sur la côte occidentale d'Afrique. Nous avons trouvé très fréquemment
(1) Je remercie très vivement M. de Wildeman, qui m’a si aimablement envoyé en communication, au Musée Colonial de Marseille, les échantillons types d’Allanblackia Kisonghi, que j'ai pu ainsi comparer avec mes spécimens de récolte.
Je dois ajouter que c’est le Frère Gillet, de Kisantu, qui a, le premier, signalé l'intérêt que peuvent présenter comme oléagineuses les graines de cet Allanblackia Kisonghr.
dans la Moyenne Sangha et le Haut Ogooué cet Allanblackia, qui, toutefois, ne correspond pas exactement avec les échantillons de Zenker que nous avons vus. Les feuilles semblent plus coriaces, plus arrondies à la base ; la nervation, plus marquée, est moins oblique. Ces différences, quoique très nettes, étant peu importantes, nous ne croyons pas pouvoir séparer ces plantes du type. Le nombre des graines dans les fruits est très variable ; il peut aller de 16 à 50 ou 60. II en est de même pour la grosseur. Nous ne serions, du reste, pas éloigné de croire qu'il y a plusieurs formes voisines d’Al/lanblackia, que, faute Ë de matériaux suffisants, nous n’avons pu reconnaitre ; c’est | une étude qui reste à faire. Le rendement en huile est de 53 à 55 p. 100. Le point de fusion de cette huile concrète est de 359, celui de solidification de 280.
Il existe un autre Allanblackia qui se trouve dans les mêmes parages que les précédents et qui, au point de vue utilisation, est au moins aussi intéressant. Il a été mentionné par Vermoessen dans son Manuel'des essences forestières du Congo Belge sous le nom de kisonghi, avec une description très sommaire. M. de Wildeman, que nous tenons à remercier 101 de son amabilité, a bien voulu nous faire connaitre qu'il n’existait pas d’autre description que celle dont nous venons de parler ; aussi nous allons compléter cette lacune en donnant une description complète de la plante.
Allanblackia Kisonghi Verm.
Arbre ayant le port de l’A. floribunda et de même taille. Feuilles ovales, en coin à la base, avec acumen de 1 cm. 5; de 13 centimètres de long sur 4-5 de large, y compris le pétiole. de 1 centimètre ; 18 paires de nervures qui sont anastomosées sur les bords. Fleurs aux extrémités des rameaux, blanches. Pédoncule arrondi de 2,5 à 3 centimètres de long ; sépales coriaces, ovales, arrondis, concaves, verts, les deux externes bien plus petits que les autres ; pétales ovales de 2 centimètres sur 1 cm. 3 de large. Fleurs mâles à étamines pentadelphes,
les phalanges émergeant entre les lobes d’un rudiment d’ovaire (disque central), ovale, lisse, pentalobé. Ces phalanges staminales sont de forme sensiblement différentes de celle figurée dans les //ooker°s Icones plantarum, pl. 1004, pour l'A {anblackia floribunda ; elles sont à partie rétrécie plus allongée et beaucoup plus grêle, et la lame terminale est plus haute et moins largement arrondie au sommet ; les anthères, très nombreuses, y sont sessiles.
Les fleurs femelles sont à ovaire ovoide arrondi, à quatre ou cinq côtes, de 1 centimètre de diamètre, à une loge, les placentas portant de nombreux ovules ; stigmate peu développé. Fruit identique à celui de l’A. floribunda ; graines au nombre de 12 à 20 par fruit, de forme irrégulière, de dimensions assez variables, mais beaucoup plus grosses que celles de l’autre espèce. Le poids des graines est le suivant :
MU RER A ee nie 2e 25 gr. 1 NEA U ER Re M ER ele 2 MI LES) MOV CDI Re Rd 20 gr. 4
Ces graines sont à tégument brun, brillant à la surface, fortement scléreux intérieurement.
Cet arbre, qui, à première vue, se rapproche beaucoup de PA. floribunda, et qu’on prendrait pour lui, en diffère tant par ses fleurs que par ses graines. Ce qui attire l’attention tout d’abord, c’est la couleur des fleurs, qui sont toujours blanches au lieu d’être rouges ; d’autre part, dans les fleurs mâles, le rudiment d’ovaire n’est pas large, rugueux et de couleur jaune. Dans les fleurs femelles, l’ovaire est sphérique au lieu d’être cylindro-conique ; il est, en outre, beaucoup plus petit. Le fruit, d'aspect extérieur identique, renferme des graines beaucoup plus grosses, ressemblant assez à celles de Carapa ; d'autre part, au lieu d’avoir un mince tégument, celui-ci possède une forte zone scléreuse interne. Par l’ensemble de ces caractères, l’A. Kisonghi constitue donc une espèce nettement distincte. Son aire de répartition actuelle est limitée à la région de Pese, au Congo Belge, et au Haut Ogooué,
mais il est vraisemblable qu’on retrouvera l'espèce ailleurs dans cès pays.
Elle apparait comme particulièrement intéressante comme
productrice de matière grasse. Les grosses graines, de récolte et de conservation faciles, peuvent donner un fort pourcentage d’une huile concrète, blanche, qui trouverait un grand débouché dans l’alimentation, et comme succédané du beurre de cacao.
Les Allanblackia sont des arbres qui, du point de vue pratique, sont des plus importants ; et 1l pourrait être extrêmement avantageux de les multiplier, ce qui ne présenterait aucune difficulté.
SYMPHONIA L.
Les Symphonia sont des arbres très répandus en Afrique équatoriale, à port très caractéristique, et que leurs fleurs très voyantes permettent de reconnaitre aisément. Il en a été indiqué une espèce, Symphonia globulifera L. et deux variétés : gabonensis Vesque et africana Vesque. La première a été figurée par M. A. Chevalier dans La forèt et les bois du Gabon. Engler, dans Die Pflanzenwelt Afrikas, a reproduit le type. Les deux variétés existent en Afrique Equatoriale ; mais, alors que nous avons rencontré dans la région côtière la seule variété gabonensis, à petites fleurs, les deux se trouvent dans l’intérieur, où elles portent du reste le même nom indigène. Les graines abondent au pied des arbres et leur récolte est facile : à la section, elles laissent suinter un suc jaune pâle identique à celui que laisse écouler l’écorce incisée. Elles sont oléagineuses, mais non utilisées sur place. L'huile obtenue de ces graines entraine en suspens la résine qu’elles contiennent, ce qui imite leurs possibilités d'utilisation. Il semble qu'il pourrait y avoir intérêt à en reprendre l’étude, car jusqu’à présent c'est surtout le produit exsudant du tronc qui a retenu l'attention. La récolte et l'exportation de ces graines serait facile et la production pourrait atteindre un tonnage appréciable.