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On obtiendrait donc un tourteau déshuilé à 5 p. 100 d’azote, et qui serait, par conséquent, intéressant à ce point de vue.
Pour éviter, au cours de l’extraction, toute altération de l'huile, nous avons eu recours à l’éther de pétrole maintenu à une température ne dépassant jamais 400.
(1) H. Jumezce : L’Aleurites montana du Tonkin (Archives de Bota: nique, mars 1927).
Dans ces conditions, nous avons pu préparer une belle huile jaune d’or pâle, limpide, présentant à 300 un indice de réfraction élevé (1,5116) et dont le pouvoir dispersif est considérable (0,0324), ce qui est une des propriétés bien connues des huiles de bois (0,019 pour un très grand nombre d’autres huiles végétales). |
L’huile de trau se concrétise d’elle-même, peu à peu, à la. température ordinaire, en devenant une masse butyreuse mamelonnée, blanc crème, qui fond alors à 45° en redonnant sans résidu l’huile jaune d’or primitive. |
A la longue, la concrétisation donne des grains blancs qui coulent comme de la semoule.
Un échantillon que nous avons conservé avec soin à l'obscurité a mis six mois à se concrétiser, la partie solidifiée tombant au fur et à mesure au fond du flacon.
D'autre part, à température élevée, ou sous l’influence de la lumière, l’huile de trau se polymérise en se transformant en une masse gélatineuse transparente, qui prend une teinte jaune clair à partir de la surface.
Il y a ainsi là deux phénomènesbien distincts : la concrétisation et la polymérisation.
L’huile concrétisée se fluidifie à chaud et se resolidifie par refroidissement. À ce stade de son évolution, elle nous a donné le même indice de réfraction, le même pouvoir dispersif et aussi plusieurs mêmes indices chimiques (sauf toutefois l’indice d’iode, comme nous le verrons plus loin) que l’huile fluide initiale. Elle est soluble sans résidu sensible dans les solvants ordinaires des corps gras.
Au contraire, l'huile gélatinisée ne se dissout plus dans ces solvants : elle reste cependant très souple. Elle est sensible à l’action des alcalis, qui l’attaquent complètement ; et ce fait mérite de retenir l’attention, pour la raison suivante.
L'huile polymérisée, étant attaquée dans le traitement alcalin qui conduit au dosage de la cellulose, disparaît ; et ce qui disparaît ainsi se trouve rapporté, dans l'analyse des graines à l’extractif non azoté.
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Cette transformation ayant pu se faire dans la graine même, à l’abri de la lumière, et sous le tégument à l’abri du contact direct de l’air, on voit qu’il faut éviter de laisser vieillir les graines, et aussi de mêler de vieilles graines à un lot de graines fraiches.
D'ailleurs tout ceci peut être prouvé et précisé par des exemples.
En premier lieu, nous n’avons plus trouvé, pour des graines vieilles d’une dizaine d’années, que 28,5 p. 100 d’huile, au lieu de 59,4.
En second lieu, nous avons examiné et analysé d’autres graines plus âgées encore et certainement en collection depuis au moins vingt-cinq ans.
L’amande de ces graines était jaune-rougeâtre, et non plus blanche, et ne laissait plus, par pression, exsuder l’huile, comme les amandes fraiches ; or, elle contenait :