‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 219 sur 285 · Température de fusion complète · texte numérisé non relu

Température de fusion complète

4 J. PIERAERTS C. Acides gras liquides.

Indice deréfractionià 2000 06 08 PT RE PAPAS 1,4686 Indicé:d'iode 45 2, .7: ras NE TER RAC TI DER 126,4

En vue de caractériser les individualités chimiques existant dans le mélange d’acides liquides, nous en avons soumis une portion à la bromuration ; une autre fut traitée par le nitrate” acide de mercure, et le reste fut oxydé par le permanganate de potassium en solution alcaline.

1° Bromuration.

20 grammes d'acides liquides furent dissous dans 50 c. c. d'acide acétique glacial et refroidis ensuite dans de la glace. Lorsque le thermomètre marqua 2°, on ajouta goutte à goutte la quantité voulue de brome, tout en agitant continuellement la masse. Le produit bromé qui avait pris naissance fut lavé à l’eau jusqu'à réaction neutre, puis séché dans le vide sulfurique vers 50°. Repris par 50 c. c. d'éther, tout passa en dissolution, ce qui dénote l'absence des dérivés hexabromés et, partant, la non-existence, dans l'huile de sélé, des acides linolénique et isolinolénique.

Tout l’éther de pétrole étant actuellement réquisitionné par les services militaires, il ne nous fut pas possible, faute de ce réactif, d'isoler l'acide linoléique tétrabromé. Aussi avonsnous identifié le C4, H;, O, par voie d'oxydation.

2° Orydation permanganique.

20 grammes d'acides liquides furent saponifiés par 15 e. c. de Na OH, de densité 1,30. Le savon formé fut dissous dans 1200 c. c. d’eau, et la solution portée à la température de 55° à 60°. On y ajouta alors goutte à goutte, et tout en agitant continuellement, un litre de KMn Of à 2°/,. Quandtout le caméléon fut ajouté, on neutralisa l’alcali libre par de l'acide sulfurique à 10 °/,. L’oxyde de manganèse précipité fut résolubilisé au moyen d’un peu de bisulfite de soude. Par ce traitement on obtint un liquide incolore, dans lequel nageait un

GRAINES OLÉAGINEUSES AFRICAINES pl volumineux précipité cristallin blane. Celui-e1 fut séparé par essorage, puis lavé à l’eau froide, et finalement pressé pour en éliminer les dernières traces d'eaux mères. Le gâteau restant fut malaxé dans un mortier avec un peu d'éther, qui enleva les acides gras originaux ayant échappé à l'oxydation.

Quand la désagrégation des grumeaux au sein de l'éther fut parfaite, on essora la masse, et on soumit une seconde fois l'insoluble à un nouveau malaxage avec une petite quantité d'éther.

Le produit purifié de la façon décrite fut ensuite mis en contact d'un grand volume d'éther anhydre (1 1/2 litre par 10 grammes de substance) et laissé en macération durant une semaine, On eut soin d'agiter énergiquement de temps à autre. Au bout du laps de temps indiqué, la solution éthérée fut filtrée, puis distillée au bain-marie à siccité. Il resta un dépôt cristallin blanc qui, après deux recristallisations dans l'alcoo à 95°, présentait les caractères suivants :

Pot de fusion (bloc de Maquenneé).:;..:.:.:......,4..,.. 1290 Hier ide SADOnAUAIOn ss 2200 Rs drame. vai te 176,9 — — après acétylation.................. 442

Ce sont là les caractéristiques de lacide dioxystéarique, provenant de l'oxydation de l'acide oléique existant dans le mélange d’acides liquides examiné.

Quant à l’insoluble laissé par l'éther, il fut épuisé à plusieurs reprises par de grandes quantités d'eau bouillante. Les cristaux qui se déposèrent par le refroidissement au sein du filtrat aqueux furent recueillis et purifiés par cristalhsations répétées dans de l'alcool à 80°. Convenablement séchés au préalable, les cristaux récoltés fondaient à 170° (bloc de Maquenne) ; de plus la forme cristalline correspondait nettement à celle de l'acide sativique.

Du filtrat restant après l'élimination des acides dioxystéarique et sativique, il ne nous fut point possible de retirer ni de l'acide linusique, ni de l'acide isolhinusique.

3° Aloncidu nitrate acide de mercure.

Quelques grammes d'acides gras liquides, additionnés de

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8 °/, de leur poids de nitrate acide de Hg, préparé selon Archutt!, furent agités vigoureusement pendant deux minutes. Le mélange émulsionné ne tarda pas à se prendre en uné masse solide, qui fut lavée à l’eau chaude jusqu'à élimination de toute trace d'acide minéral, et ensuite purifiée plusieurs fois par voie de cristallisation dans de l'alcool fort. Les cristaux recueillis, après dessiccation dans le vide sulfurique à 28°, accusaient un point de fusion de 44,2 (tube capillaire). Nous avions donc bien affaire, en l'occurrence, à de l'acide élaïdique. Les essais de caractérisation que nous venons de détailler nous autorisent à admettre la présence, dans l'huile de sélé, des acides oléique et linoléique, dans les proportions respectives de 60,99 °/, et 39,01°/, environ ?. L’acide linolénique de même que l'acide isolinolénique semblent absents dans la matière oléagineuse qui nous occupe.

D. Acides gras solides.

Les sels plombiques insolubles dans l’éther furent décomposés par ébullition prolongée avec de l'acide chlorhydrique dilué. Le gâteau d'acides gras, débarrassé de toute trace d'HCI par lavage à l’eau, fut dissous dans de l’éther. La solution éthérée, déshydratée sur du sulfate de sodium anhydre, fut filtrée et abandonnée à l’évaporation spontanée, à la température du laboratoire. Le résidu, après deux cristallisations dans de l'alcool à 95°, se présentait sous forme de cristaux enchevétrés, d'abord d'un blanc pur, mais prenant une très légère teinte brunâtre au bout d’un jour. Des purifications répétées à l'alcool n'enlevèrent pas cette teinte. Les acides solides, résultant des précédentes manipulations, accusaient les caractéristiques suivantes : ï

Point.de fusion {tubeteapillaite) #22 RER REEReRe 5805 — desohidfication/{(tube/capillaire) ere SM ER Re D 1050540 Inidiceé diode RME RME ETS AE ETES CE 2,18 =: de -SAPODtEALIONERS AT RES Ie et MI PUISE 229,7

1. Lewkowitsch traduit par Bontoux : Technologie et analyse chimiques des huiles, graisses et cires. Paris, 1906, €. I, p. #05. 2, Chiffres déduits de l'indice d'iode trouvé,

Une série de fractionnements, effectués sur les acides solides purifiés, nous révéla la nature des individualités chimiques dont ces acides formaient le mélange.

Première fraction :

LOT CRIE RS AR ee RSR TERRES RENE TRE RE 6705 DRM EN ER ARR Re UT, ne à RE 7 19,25

Ba en°/ - Ê ER Wealonié pour Ba (GisHaO).2.2.: 7. 19,54 RCE RATER ASE. MU UL Li, NT 188,2

Ces caractères sont ceux de l'acide stéarique, mélangé d’une faible proportion d'un acide à poids moléculaire plus élevé.

Deuxième fraction :

DOUAI ne ni men mb à Une A ve en 6898 D'ÉLDOUVÉ RE MR RTS M Le is er ALES En, 19,6

Ba en °} { É D RON CA EN CISENOS À 2 EE AR ER OR A te 19,54 DES EADORIRER LION EMMA ET AT RE er te 195,1

Ces caractères correspondent à ceux de l'acide stéarique.

Troisième fraction :

ÉCRIS SION NE RD RARES RUE DE Re Re PA 6005 CLOUVÉ ERN MRT RAC ÉON TE ee DR ET a ROC 21,18

Ba en°|, $ (RBAAMIGIE AE OS) ET RE MU ve 19,5% ’ ] calculé pour : Ces ;

RS EE On MALE: 21,24

Indice de saponificalion, ,.... ARE MARS Pc CONTE EN RE L n RU 214,2

Ces caractères dénotent la présence des acides palmitique et stéarique en proportions respectives de 95 °/, et de 5 °/,.

Quatrième fraction :

BOTH TE EUSION ESA EURE ERRET LA nee A AR 5602

LOUE NS LS TR RE ART RL nr 22,45

Ba en °) LL Ba (Ci6H3102)2 CAT Te rt. Sr PIRE F 21,24 calculé pour ere

| Ê F Ba (C19H5309}2 MAT ENER LA AM Os 222 29,70

Indice de saponification,.,............ LR A de Rest 236,3

Ces caractères correspondent à ceux d’un mélange de 75 °/, d'acide palmitique et de 25 °/, d'acide laurique,

ÿ J. PIERAERTS

De l'ensemble des essais précédents nous concluons que l'huile de selé est essentiellement formée d'un mélange de glycérides des acides oléique, linoléique, stéarique, palmitique et laurique.

Les pourcentages approximatifs de chacun des acides présents sont les suivants :

AGide-oléique:. der. RTE RER EAN t AE ETES RE 43 0/9 noléIQue in RES 2 ae Te SR RE IEE e CIEE 26 »

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