‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 221 sur 285 · COCORICO · texte numérisé non relu

COCORICO

Le cocorico est une variété du Cifrullus vulgaris.

Les Cucurbitacées à graines grasses sont abondamment répandues en maintes régions du Congo belge. L'extension que prend d'année en année leur culture est attribuable, non seulement au peu d'exigence de ces plantes au point de vue de la qualité du sol, mais en outre et surtout (car l'indigène congolais est chaud partisan de la théorie du moindre effort) au fait que leur culture ne réclame aucun travail d'entretien. La végétalion de ces Cucurbitacées, en effet, est tellement rapide et vigoureuse qu'elle empêche les mauvaises herbes de l'envahir.

Dans son intéressant mémoire sur l'agriculture indigène dans la province orientale du Congo belge, Tharin ! relate que, en 191%, on comptait plus de 200 hectares de Cucurbilacées à graines oléagineuses parmi les seules plantations, situées le long de la route de Lokandu à Schuka.

Il importe de faire remarquer qu'au Congo belge le terme « Cocorico » ne possède pas une signification botanique des -plus précises. C’est ainsi que dans le Haut-Tturi * on réserve le nom de cocorico aux graines d’une variété de courge ou melon appelée maboke, où encore n'du, en langue Kilendu, alors que dans la province orientale* on désigne sous le terme onosmatique de cocorico une variété distincte du maboke plus lente à mürir et contenant, dit-on, moins de malière oléagineuse.

L'huile sur laquelle ont porté nos investigations fut préparée, le 25 avril 191%, à Yangambi (district de Stanleyville), au moyen de la méthode dite « arabisée » qui n’est, somme toute, qu'une variante du procédé indigène décrit à propos de l'huile de sélé. La seule différence à mentionner pour ces deux modi operandi, c'est que dans la méthode arabisée

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