‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 255 sur 285 · SIERRA-LEONE · texte numérisé non relu

SIERRA-LEONE

Le piassava. — C'est surtout à Sierra-Leone qu'est récolté le piassava de l’Ouest-Africain Anglais, fourni par les faisceaux libero-ligneux des gaines foliaires du Æaphia Hookeri; et les exportations de cette fibre à brosse étaient en 1914 de 983 tonnes, d’une valeur de 48.750 francs. Aucune exportation n'est indiquée, la même année, de la Gambie ni de la Gold Coast, mais 403 tonnes sortaient de la Nigéria.

La préparation du piassava laisse comme résidu une masse de fibres entremèêlées, rouge brunâtre, longues ordinairement de 50 à 75 centimètres, et qui ont l'apparence d’un coir inférieur. Ce déchet est resté jusqu'alors inutilisé, mais les expertises faites à Londres laissent penser qu'il pourrait peut-être être vendu comme une sorte de coir ; il a été estimé 150 à 200 francs la tonne. Des essais sur de plus grandes quantités sont en cours. {Bulletin of the Imperial Institute,

Octobre-Décembre 1915).

Le £roo de Sierra-Leone

Graines de Légumineuses.

est le Vigna Catjang. D'après les analyses de l’Imperial Institute, les graines, qui ont une teneur de 55,2 pour cent d'amidon et de 24,3 d’albuminoïdes, pour 11,3 d’eau, ne contiennent ni alcaloïde, ni glucoside cyanogénique.

Le fowe de la même contrée est le Phaseolus lunatus. Les graines examinées à Londres étaient, les unes blanches avec des taches noires ou rouge brun, et les autres brun rosé avec des taches grises et noires. Les premières (55,7 d’amidon et 22,9 d’albuminoïides) contenaient 0,025 pour cent de glucoside cyanogénique, et les secondes (55,8 d’amidon et 23,4 d’albuminoïdes) 0,03. Aucune ne contient d’alcaloïde. (Bulletin of the Imperial Institute, Octobre-Décembre 1914).

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