OUGANDA
Le cotonnier. — Le développement de l’industrie cotonnière dans l'Ouganda date de 1904, année où le Gouvernement importa des graines de trois variétés égyptiennes de cotonniers. Un peu plus tard, la ‘Compagnie de l'Ouganda” introduisait des Upland, des Péruviens, des Sea-1sland, etc. La culture ayant été faite tout d’abord sans méthode, il y eut pendant plusieurs années des mélanges, dans lesquels dominait seulement l'Upland. Cependant en 1908, après intervention du Gouvernement, il y eut une réglementation qui prescrivait la propagation de l'Upland Black Rattler et l'élimination, autant que possible, de toutes les autres variétés, en particulier celles d'Egypte. En 1911-1912, les exportations étaient de 3.007 tonnes de coton égrené et 2,319 tonnes de coton brut. Ce coton brut est égrené à Kisumu, dans le Protectorat Est-Africain, sur le bord du Victoria-Nyanza. Le coton égrené l’est dans des usines de la colonie, qui étaient au nombre de 5 en 1912.
En 1911-1912, les surfaces cultivées en cotonniers étaient de 27.380 acres dans le district de Boganda, 19.720 dans celui de Bukedi, 10.000 dans celui de Busoga, 3.700 dans celui de Bungoro, 120 et 100 dans ceux de Toro et d'Ankolé. Soit un total de 61.020 acres, c’est-à-dire environ 24.410 hectares.
Quelques essais sur le Caravonica ont donné un assez bon produit, mais la culture de ce cotonnier, comme de diverses autres espèces ou variétés, ne peut être recommandée, en raison des insectes ou des champignons qui s’y installent trop facilement et deviennent un danger pour les autres plantes de la région. (/4., Juillet-Septembre 1913).