SÉRIE STATISTIQUE
N° 1. — Animaux de ferme du pays, par Henri Robert.
Il y avait à Maurice, en 1914, 13.288 vaches laitières, ce qui représentait 18 vaches par 500 habitants. La moyenne est
basse, puisqu'elle était, avant la guerre, de 67 en Belgique, 89 en Allemagne, 107 aux Etats-Unis et 222 en Australie. A Maurice, la production totale annuelle du lait était, en 1914, de 17.654.500 litres, soit 1.328 litres 6 par vache et par an, alors qu'on admet 1.166 litres en Italie et 2.797 au Danemark.
L'auteur a établi des statistiques comparées analogues pour le beurre, la viande, les oiseaux de basse-cour et les œufs.
N° 2. — Sugar-Cane. Varieties of Mauritius, 1915, par Henri Robert, Mai 1916.
A la fin de 1914 la superficie totale des champs de canne à sucre à Maurice était de 159.172 arpents, soit 66.056 hectares. La variété la plus cultivée est la Big Tanna blanche.
La canne à sucre à Maurice. — A Maurice, ce sont les terres rouges qui conviennent le mieux à la culture de la canne, à l'inverse de ce qui a lieu pour le maïs, qui préfère les terres noires. Ce sont, en outre, les sols rocheux qui donnent les plus belles récoltes dans les districts chauds et secs, mais la culture y est coûteuse, et on préfère ordinairement pour cette raison les terres franches. Il n’est pas rare d'obtenir des rendements de 40 à 60 tonnes à l’arpent (80 arpents mauriciens correspondent à 83 acres anglais) pour les cannes vierges de grande saison. On a même atteint 60 à 70 tonnes en saisons très favorables. Les plantations ‘‘de grande saison” sont celles d'Avril; les plantations ‘‘ de petite saison ” sont celles d’Août.
D'après M. Harriott, il faut à la canne, à Maurice, par an et par arpent, 1.875 millimètres d’eau au maximum. Le maximuim des arrosages par mois doit être de 3, et le maximum d’eau, par arrosage, de 65 millimètres. (Stockdale, Bulletin de Maurice, n° 6).
L'industrie des fibres à Maurice.— L'étude de M. Stockdale ainsi intitulée, et que nous avons déjà citée plus haut (n° 5 du Bulletin), fut rédigée à l’occasion du Congrès International d'Agriculture Tropicale qui se réunit à Londres
en 1914. Après l'industrie sucrière, l'industrie des fibres est à Maurice l’entreprise agricole la plus importante.
Les fibres sont extraites de plusieurs variétés de Fourcroya gigantea qui végètent dans la plupart des districts de File, mais prospèrent surtout sur les terres fertiles, entre 100 et 350 mètres. Sur les plateaux plus élevés, humides et froids, le Fourcroya se développe moins bien; et, sur le littoral, où les pluies ne sont pas fréquentes, la végétation est lente.
Il y a à Maurice deux variétés de Fourcroya gigantea : le Fourcroya gigantea proprement dit, ou aloës malgache ; et le Fourcroya gigantea var. Willementiana, où aloës créole, qui est une variété locale plus épineuse. Cet aloës créole est celui qui pousse le plus vite et rend le plus, mais il pousse moins bien que Flautre variété dans les hautes régions. Pour les deux variétés, il faut une température élevée et uniforme et une pluviosité suffisante. Les deux viennent bien sur tous les sols de la colonie, qui, en général, sont fertiles et ont pour principales caractéristiques leur richesse en sels de fer et leur pauvreté en carbonate de calcium. Ils contiennent souvent très peu de potasse et de phosphates assimilables.
On estime à 20.000 arpents (1 arpent — 1 acre 043) la superficie couverte par les aloès, dont la plupart viennent aujourd’hui à l’état spontané. Cepeñdant, depuis 10 ans, on en a entrepris la culture; et les plantations couvrent actuellement environ 1.500 arpents.
Depuis 1905, on a fait aussi des plantations de l’Agave rigida var. sisalara ; la superficie en était en 1915 de 60 à 75 arpents.
Ces plantations de sisal se sont bien développées, quoique, dans certains cas, la pousse ait été irrégulière. Elles nécessitent au début plus de soins que celles de Fourcroya. La filasse préparée a été bonne et vendue à un prix satisfaisant.
Sur quelques propriétés il y aurait des plantations annuelles d'aloës créole, et Von obtiemdrait ainsi de meilleurs résultats qu'avec les pieds sauvages. Certains planteurs préconisent la culture à l'ombre ; les feuilles sont moins rigides et plus
facilement manipulées.
On multiplie par bulbilles ou par drageons de taille moyenne. Ces drageons sont généralement préférés; on transplante ceux qui ont des feuilles de 30 à 45 centimètres et sont alors âgés de 18 mois. On récolte au bout de 3 ou 4 ans.
D'après M. Carcenac, il faut mettre en terre à la fin de la saison sèche, et on plante en quinconce à 1 m. 30 de distance. Un nettoyage du terrain est nécessaire au bout d’un an. Après la première récolte, au bout de 4 ou 5 ans, on cueille aux intervalles de deux saisons pluvieuses. Un plant doit donner chaque fois 30 feuilles. Soit, pour 2.500 plants à larpent, 75.000 feuilles, donnant à peu près une tonne de fibres sèches, et par conséquent une demi-tonne par an.
Des chiffres recueillis dans les différentes usines à fibres de la colonie il ressort qu’il faudrait plus exactement 65.000 feuilles d’aloës créole pour lobtention d’une tonne de fibres sèches. C’est donc un rendement de 2,3 pour cent. Ces chiffres peuvent toutefois beaucoup varier avec la localité et la saison. La fibre sèche représente 16 à 18 pour cent de la fibre verte.
Les usines à fibres de Maurice sont petites. Leur production annuelle est, en général, de 50 à 100 tonnes de fibres sèches, avec une moyenne de 55 tonnes. Il y avait en 1913 42 usines, dont 25 étaient situées sur la Rivière Noire. Les défibreuses sont des ‘‘grattes”, qui donnent journellement 100 kilos de fibre sèche. Lorsque les fibres vertes ont été désagrégées, elles sont lavées en eau propre, puis trempées pendant 36 à 48 heures dans une solution qui contient de 5 à 10 kilos de savon ordinaire pour une tonne de fibres vertes, et de nouveau lavées. Elles sont ensuite séchées et blanchies au soleil sur des tringles en bois, et enfin nettoyées à la batteuse. Elles sont pressées en ballots de 200 à 250 kilos.
En 1913 il était exporté de Maurice 2.912 tonnes 7 de filasse, d’une valeur de 56.905 livres sterling, soit environ 2 livres sterling la tonne.
Matières tinctoriales. — Depuis que nous avons cessé de recevoir les colorants artificiels que l'Allemagne nous fournissait, l'attention s’est reportée sur les colorants végétaux naturels, qui étaient de plus en plus abandonnés depuis longtemps. Ces colorants sont particulièrement nombreux dans Finde, où ils ont toujours été très employés par les natifs; et M. Srivastava, chimiste technologique à Cawnpore, en cite une vingtaine dont il a recherché la valeur industrielle en les essayant sur la laine et sur le coton.
‘Pour la laine, les essais ont consisté dans l'emploi d’une infusion de la matière colorante, avec ou sans action d’autres substances ; et les substances employées, soit dans le bain de teinture, soit au préalable, ont été : l'acide acétique (4 pour cent dans le bain de teinture) le bichromate de potassium ajouté, dans la proportion de 2 pour cent, au bain précédent, après une première immersion dans ce bain); le bichromate et l'acide oxalique, utilisés comme mordant préalable, et le sulfate d’alumine et de tartre, utilisés de même.
Le coton a été plongé pendant une nuit dans une décoction de myrobalam, puis retiré le lendemain, pressé, et reporté, sans lavage, dans des bains frais contenant du tartre émétique, du chlorure d’étain, de l’alun et du sulfate ferreux.
D'une façon générale, tous les colorants ont donné les meilleurs résultats avec le chlorure d’étain. Viennent ensuite le tartre émétique et lalun. Le sulfate ferreux donne des teintes variant du gris au noir.
Voici maintenant les colorants essavés.
Les fleurs du Nyctanthes Arbor-fristis, où rarsinghar, qui
est un arbre croissant en abondance dans les Provinces-Unies,
donnent une couleur jaune, soluble dans l’eau, ainsi que dans l'alcool. On fait donc facilement un extrait avec des fleurs sèches. Sur la laine mordancée avec le bichromate et l'acide oxalique on obtient un beau brun, résistant bien au savon et aux alcalis.
Les fleurs du Cedrela Toona, où fun, des forêts du pied de l'Himalaya, teignent égalementen jaune. La meilleure teintede la laine est donnée par l'acide acétique, mais est peu résistante.
Jaunes également les fleurs du Putea frondosa, ou fesa, ou dhak, des Provinces-Unies. Leur colorant est très employé par les villageois pour s'en asperger le corps comme marque de réjouissance au festival de Holi. Suivant le mordant, les teintes sur laine varient du brun au cramoisi sombre : elles sont résistantes.
Le Aaldi est bien connu, puisque c’est le rhizome desséché du Curcuma longa, où safran des Indes ; et on sait qu'il contient un principe colorant, ou curcumine, faiblement soluble dans l’eau froide, plus soluble dans l’eau chaude, et complètement dissous dans lalcoo!. On sait encore que le papier qui est imprégné de ce colorant change en brun rougeûtre par les alcalis. Si ce papier, en outre, a été imbibé d'acide borique, il est rouge brunâtre, mais, en présence de la soude caustique, il devient bleu ou vert. Sur la laine, le meilleur mordant est un mordant chromé ; la résistance de la teinture est alors très grande.
Fournissent encore une couleur jaune les feuilles de l’arusa, qui est FAdhatoda Vasica. Le colorant est soluble dans l’eau et dans l'alcool. La présence de chlorophylle dans l'extrait alcoolique des feuilles lassombrit, mais on se débarrasse de la matière verte par une addition d’eau, qui la précipite. Sur la laine mordancée par le chrome, la teinte du pigment ainsi isolé tient bien.
Le zaspal est le grenadier. Outre le tannin, le péricarpe du fruit contient une couleur résistante variant du jaune au brun.
Le 7angli nil, ou indigotier sauvage, abondant dans les Provinces-Unies, est le Zephrosia purpurea, qui ne doit son nom vulgaire qu'à son aspect, car ses feuilles ne contiennent
pas d’indigo, mais un principe colorant voisin de la quercitine. La séparation de la chlorophylle et de ce principe est assez difficile. On traite les feuilles sèches par l'alcool, on dilue l'extrait avec l'eau et on lave avec le pétrole. Le colorant purifié donne avec divers mordants de bonnes teintes très fixes, surtout briilantes avec le chlorure d'étain.
Le £usum est le carthame, le sa/fflower des Anglais. Le colorant que fournissent les fleurs est depuis longtemps réputé partout. Il donne sur le coton des teintes rouges, variant du cramoisi sombre au rose le plus délicat. La fleur contient deux pigments différents : un jaune, soluble dans l’eau, et qui est le plus abondant; et un rouge, qui est en bien moindre quantité, mais est le plus intéressant. Pourles séparer, on fait macérer dans l'eau les capitules floraux; et la substance jaune et dissoute. Quand cette dissolution est complète, les capitules sont traités par une solution diluée de carbonate de sodium, qui entraîne Îe colorant rouge. On teint le coton en acidulant le bain avec de Facide tartrique. Les indigènes emploient le jus de citron.
Dans le majith, ou Rubia cordifolia — qui appartient au même genre que la garance — ce sont les racines et les rameaux qui donnent le bon colorant rouge usité depuis si longtemps dans l'Inde pour la laine et pour le coton, et qui est la base d’un grand nombre de teintes recherchées par les imprimeurs sur calicot.
Le cutch, ou katha, est VAcacia Catechu; on sait que le cachou est obtenu en faisant bouillir le bois dans Feau. Pour teindre le coton, on fait bouillir le tissu avec l'extrait de cachou additionné de sulfate de cuivre dans la proportion, en poids, de 10 parties de sel de cuivre pour 100 parties d'extrait. Le tissu est pressé, laissé un moment en cet état, puis bouilli dans un bain frais et chaud, contenant 2 pour cent de bichromate de potasse; on lave et on sèche. C’est un des tinctoriaux les plus résistants.
Le patang est le bois de sappan, où Caesalpinia Sappan. L'arbre est une variété de l'espèce brésilienne. Le pigment, ou
braziléine, est à Vétat incolore dans le bois fraîchement
coupé; c'est par oxydation qu'il se colore. Rouge, cramoisi ou pourpre, il est excellent pour l'impression sur calicot.
Le £achnar est le Bauhinia racemosa. L'écorce donne un colorant rouge qui est largement associé avec du tannin et qui se fixe facilement sur le coton, même sans laide d’un mordant. Mais les bons résultats sont obtenus avec les mordants d’étain et d’alumine.
Dans le Pferocarpus santalinus, ou bois de santal, c’est ce bois qui est utilisé, et l'était énormément avant la découverte des couleurs d’aniline. Le pigment est la santfaline. Pour l'obtenir, on prépare une solution éthérée du bois. Les cristaux qui s'en séparent sont bien lavés à l’eau, redissous dans l'alcool et précipités par lacétate de plomb; le précipité est de nouveau lavé par l'alcool bouillant, puis décomposé par l'acide sulfurique en présence de l'alcool. On élimine le sulfate de plomb, et, par concentration de la solution, on a la santaline, qui fond à 103 degrés à 105 degrés. La laine se teint même sans mordant. Sur le coton les bons mordants sont encore ceux d'étain et d’alumine. Le colorant ne se dissout pas dans l’eau, mais est bien soluble dans lalcool, l'éther et l'acide acétique. ;
Le Mallotus philippinensis, qui donne la poudre de roli, ou de £amela, est un petit arbre du pied de l'Himalaya et du Sud de l'Inde. Le pigment, qui est jaune, se trouve dans les poils elanduleux de la surface des capsules. Il est très employé dans l'Inde pour la teinture de la soie (roli ou kamela powder), qu'on mordance avec le sulfate d'aluminium. Les teintes sont aussi belles que celles que donne la chrysophéine.
L'akhrot de l'Inde est le /uglans regia. Le grand intérêt du tinctorial extrait de l'écorce est qu’il donne sur la laine une couleur résistante qu’on peut amener à la teinte khaki. Par divers essais on a constaté que la nuance la plus foncée. est obtenue par addition de 3 pour cent d’acide acétique dans le bain; mais la résistance à la lumière est faible, et il est préférable d’avoir recours à l'acide chromo-oxalique. L'emploi de 15 pour cent de sel de Glauber n’est pas satisfaisant.
Enfin sont encore utilisables :
Pour la teinture en jaune, le bois du £afhal, ou Arfocarpus
integrifolia, et Yécorce, ou les racines, ou la tige de lépinevinette (raswat) des Kumaun Hills, dont le principe tinctorial est un alcaloïde azoté, la berbérine; et, pour les teintes jaune orange ou rouge orange, le bois du ÆAAus Cofinus.
Avec ce bois de RAus Cotinus, le coton est jaune orange si le mordant est de l’alumine, et rouge orange si c'est un mordant d’étain. Mais la couleur résiste mal aux alcalis et aux savons.
Quant au /ac dye, il est d’origine animale, puisque c'est la matière colorante qui accompagne la résine de la laque. Cette matière est dissoute par l’eau ou par un alcali faible ; elle est précipitée de la solution au moyen de l'alun et pressée en gâteaux. Elle teint en écarlate et cramoisi la laine mordancée par le chlorure d’étain. (Srivastava : 7he dyeing values of some indigenous dye-stuffs, dans The Agricultural Journal of India, 1916, Indian Science Congress number).
Les oléagineux en 1914-1915. — Pendant la campagne 1913-1914, c’est-à-dire du 31 Mars 1913 au 31 Mars 1914, l'Inde avait exporté au total 1.582.600 tonnes de graines oléagineuses, d'une valeur de 17 millions de livres sterling ; en 1914-1915, les exportations n’ont été que de 953.900 tonnes, d’une valeur de 9.750.000 livres.
La diminution a surtout porté sur les ricins (83.000 tonnes, au lieu de 135.000), les arachides (138.000 tonnes, au lieu de 278.000), les colzas (97.000 au lieu de 249.000), les sésames (47.000 au lieu de 112.000) et les mowrahs (7.000 au lieu de 33.000).
Elle a été beaucoup moindre pour les graines de coton (208.000, au lieu de 284.000), les coprahs (32.000 au lieu de 38.000) et les graines de lin (322.000 au lieu de 414.000).
Le fléchissement dans le commerce des arachides tient à ce que les exportations de l'Inde avaient surtout lieu vers la France (80 pour cent de l'exportation totale en 1913-1914). Or nous n'avons reçu de cette provenance, cn 1914-1913, que
109.108 tonnes, au lieu de 228.380 tonnes l’année précédente ;
le fret de Madras à Madagascar, qui était de 22 sh. 6 d. la
tonne en Avril 1914, s'était élevé à 87 shilling à la fin de Mars 1915.
Les expéditions de coprah auraient pu être plus faibles qu'elles ne l'ont été en réalité, puisque l'Allemagne était le grand client pour les coprahs du Malabar ; mais, si les embarquements à destination de l'Empire Allemand, de la Russie et de la Belgique, ont diminué, ceux à destination de l'Angleterre, de la France et des Pays-Bas ont augmenté. L’Angleterre, qui n’importait que 352 tonnes-en 1913-1914, en a reçu 8.523 en 1914-1915.
C'est l'Angleterre encore qui a contribué au commerce des lins et empêché un plus grand abaissement de celui des colzas, car elle à importé en 1914-1915 50.000 tonnes de graines de lin de plus (206.110 tonnes) qu'en 1913-1914, et 10.000 tonnes de plus (soit 24.681 tonnes) de graines de colza.
Enfin le commerce des graines de coton a relativement peu varié parce qu'il a toujours eu lieu surtout de l'Inde vers sa métropole. (Les Matières Grasses, n° 96).
Le jute.
En 1914-1915 la récolte totale du jute de l'Inde a été de 7.428.733 balles, au lieu de 10.531.505 balles en 1913- 1914 ; soit un déficit de 29,4 pour cent.
Cette diminution est due aux bas prix payés après la déclaration de guerre et aux inondations survenues dans les
terres basses après les semis.
Les surfaces cultivées ont été, en acres :
Bengale occidental........ 467-4090 are 325.858 — septentrional ..... Cols RER 601.614
— +5 OTIENTAIS 7.7.2 4.349: 094 LE ME ASS TO Cooch Bihar........... AA AA RTE 2 27.556 Bihariet/Oriss a ere SIDA 2O MERS 188.090 ASSAI RE era nue aide 141-600 4-0 ; 75.400 3.358737 2377-9310
{Bulletin Economique de l'Indochine, Janvier-Février 1916).
Le coton. - La superficie plantée en cotonniers dans l'Inde angiaise pendant la campagne 1915-1916 a été de 7.270.885 hectares, soit 2.682.219 hectäres de moins qu’en 1914-1915. Le rendement total a été de 3.819.000 balles de 180 kilos, soit 27 pour cent de moins que pendant la campagne précédente. Le rendement moyen général a été le même que celui de la récolte précédente, soit 96 kilos par hectare. (Board of Trade Journal, d'après le Bulletin Officiel du Gouvernement Général de l'Algérie, 1° Maï 1916).
Le riz au point de vue de l’alimentation. — ans une étude intitulée Æice as prepared for food in Bengal, M. Jitendra Nath Rakshit décrit diverses préparations culinaires du riz au Bengale et cherche à établir les valeurs alimentaires respectives de chacune.
Le riz décortiqué est le czal. Mais la décortication peut être faite de plusieurs manières.
Le riz mécaniquement décortiqué est l’alo-chal.
Le riz étuvé, séché, puis mécaniquement décortiqué est le siddha-chal, où bhater chal, et le boïled rice des Anglais.
Le riz deux fois étuvé, puis mécaniquement décortiqué est le r7uri chal.
Le riz macéré, légèrement grillé et comprimé, est le chinre payes et le chinre bhaja.
Le riz saccharifié et fermenté est le panchui et le handia. Le bhat est du chal cuit avec 4 ou 5 fois son poids d’eau pendant 20 à 30 minutes. A l'analyse, les différences entre le
chal et le bhat sont les suivantes :
Chal Bhat Albuminoïdes ............. DA CENALE PT PR LES QE SE 72 Re RE es S de o e m eine On Ne 0,1 Hydrates de carbone...... ET AO TEEN NE re SD CeloSe en re en TR OA deteste actes 0,4
Cendres ei SR are 0,7 Le
Il ya donc pendant la cuisson perte de 7,2 pour cent d'hydrates de carbone.
Pour préparer le s/ddah-chal, où riz étuvé, où boïled rice, on fait macérer pendant deux ou trois jours dans de grands vases le paddy qui a été nettoyé, puis on le transporte dans un pot en terre ou un vase en fer-blanc qui contient une petite quantité d’eau; et on chauffe jusqu'à ce que la vapeur semble avoir bien pénétré dans le paddy. Les balles alors s'ouvrent. Le paddy étuvé est séché au soleil. pendant un certain temps, dont on détermine la durée en pressant Île grain entre les dents. Il est ensuite décortiqué par les moyens ordinaires. Finalement, on le met dans des sacs en jute pour le livrer au commerce. ;
Ce riz étuvé a un aspect translucide blanc-grisâtre, qui le différencie bien de lalo-chal. West moins cassant. Pendant j’'étuvage et avant ia décortication, presque tous les grains sont gonflés, mais ils se contractent en séchant. Le bhaf fait avec ce riz étuvé est la principale nourriture à bon marché de beaucoup de Bengalais. Il passe pour plus digestible que lorsqu'il est préparé avec l’alo-chal.
De décortication facile, le s/ddha-chal donne une perte moindre que l’alo-chal, mais il est plus gris; et il passe pour moins nutritif parce qu’il y aurait pendant l'étuvage une perte de substances azotées. (7he Agricultural Journal of India. Calcutta, Avril 1916.)
Le teff. — À Cawnpore, on a cultivé deux variétés de feff, ou Æragrostis abyssinica :Vun, ou feff Tseddia, venant du Sud-Africain ; l’autre, ou /e/f Hagaïz, provenant de Kew. La première variété a été la meilleure. Le Département du Sud- Africain recommande de semer au semoir, à raison de cinq à sept livres par acre. À Cawnpore, sur terrain irrigable, on ensemence à raison de sept livres, et on herse légèrement ensuite. Ïl est recomimandé de mélanger les grains avec
du sable.
La composition de ces grains est, pour 100 :
Cawnpore Transvaal PR AU 2 Aron Abd eut = ee 8,88 Albuminoïdes ....... HAE NE: LEE 6,21 HUE NN PAPETT 2 Lab PORT TC NE LAN 1,25 Hydrates de carbone ..... DRAM OI ru 39,08 (solubles) Cellniose, 7. -Hatray ri En | 29 ROC CE 39,97 Cendres:..::.:.... AT PEN Ç MAT ARLES 5,55
(Zhe Agricultural Journal of India. Calcutta, Avril 1916.)
Une maladie du bananier. — Les fruits de bananier, ainsi que leurs pédoncules, sont attaqués pendant les pluies par le Gloeosporium Musarum, qui forme des taches noires s'étendant progressivement.
Comme remède, M. Jehangiv Fardunji Dastur recommande la bouillie bourguignonne, avec laquelle on asperge les fruits tous les quinze jours pendant deux mois jusqu'à maturité. On peut aussi employer ie carbonate de cuivre ammoniacal. (74. Avril 1916.)
Les plantes à thymol. — La seule source de thymol a été jusqu'alors l'essence d'anjowan de l'Inde, extraite des graines du Carum copticum; et, avant la guerre, la totalité des graines exportées de la colonie anglaise était expédiée en Allemagne, où le thymol était préparé. La graine contient 3 à 4 pour cent d'essence, qui renferme 40 à 55 pour cent de thymol.
Le Pulletin de l'Imperial Institute d'Octobre-Décembre 1914 fait remarquer que l'obtention de l'essence par distillation de ces graines broyées, et en présence de la vapeur d'eau, est facile, et que, d'autre part, il est d’autres plantes qui peuvent également, dans différentes contrées, fournir ce thymol.
Dans lPAmérique du Nord, la plante sèche de Cunila Mariana (Labiées), qui fournit l'essence de dictame, contient 0,7 pour cent d'une essence qui renferme 40 pour cent de
thymol. Le Monarda punctata (Labiées) donne 1 à 3 pour cent d'essence à 61 pour cent de thymol.
Au Japon, le Mosla japonica (Labiées) fournit, sec, 2,13 pour cent d'essence avec 44 pour cent de thymol.
En Afrique, les Ocimum offrent le même intérêt. Ainsi l'Ocimum viride, qui est le mosquito plant des Anglais, contient dans ses feuilles sèches de 0,35 à 1,2 pour cent d'essence avec 32 à 65 pour cent de thymol.
L'Origanum hirtum de Dalmatie, le 7hymus vulgaris peuvent aussi être exploités. La teneur du thym en essence est assez variable (de 20 à 42 pour cent) ; de même varient les caractères du phénol, qui est ordinairement du thymol, mais peut être aussi du carvacrol.
Ce carvacrol, qui est isomère du thymol, a d’ailleurs également des propriétés antiseptiques et est donc utilisable. On peut l'obtenir du Monarda fistulosa, de divers Origanum et Satureïa, et, d’une manière. générale, d’un certain nombre de Labiées.
Voir aussi sur ce sujet Les Matières Grasses, 15 Mai et
15 Juin 1915.
Les forêts de l’Inde. — La Revue quinquennale de FAdministration forestière de liInde Anglaise résume les progrès qui ont été réalisés de 1909 à 1914 dans le développement commercial des forêts de lInde. En 1914, ces forêts, qui se divisent en forêts réservées, forêts protégées et forêts non classées, couvraient 631.222 kilomètres carrés, dont 362.177 non classés.
En ces dernières années, la demande des produits forestiers s’est accrue. On utilise notamment de plus en plus, pour la fabrication de la pâte à papier, les bambous, les herbes de savane et les arbres tels que les épicéas et les sapins. On envisage une plus large utilisation des matières tannantes. Dans l’Assam, on s'occupe tout spécialement de la fabrication des boîtes à thé. Le bois qui semble ie mieux convenir pour cette fabrication est le s/mal, où Bombax malabaricum ; et
des plantations de l'espèce ont été entreprises,
Le Sorea robusta, où sal, et le Cedrus Deodara sont déjà employés pour les traverses de chemin de fer, mais en raison des besoins croissants, auxquels ces deux essences ne sufisent plus, on a expérimenté l'usage de bois moins durables, mais soumis à un traitement antiseptique, par exemple, le chir, ou Pinus longifolia, des Provinces-Unies, et le gurgum, où Diprerocarpus tfurbinatus, des îles Andaman.
De gros progrès ont encore été faits dans la récolte de l'essence de térébenthine et de la colophane des pins de l'Himalaya ; de nouvelles distilleries ont été montées dans le Punjab et les Provinces-Unies. {Quinguennal Review of Forest Administration in British India for the period
Le blé en 1913. — La superficie de l'Inde cultivée en blé en. 19131était de .12.207.120 .hectares:.: Le Punjab et. les Provinces-Unies sont les principales provinces productrices. Sur une production moyenne quinquennale de 9.269.000 tonnes en 1912-1913, la production a été de 3.485.000 tonnes dans le Punjab et 2.762.000 dans les Provinces-Unies. Les principaux clients de l’Inde sont la Grande-Bretagne (1.161.000 tonnes en 1912-1913) la Belgique (183.000) et la France (129.000).
Le thé en 1914. — L'industrie du thé dans l'Inde à été particulièrement prospère en 1914. La superficie cultivée en arbres à thé a été de 2 pour cent supérieure à celle de 1913, l'accroissement étant de 6.400 hectares. L'augmentation de production a été de 2.718.000 kilos, soit 2 pour cent, et a porté exclusivement sur le thé noir. Le total des exportations par mer s'est élevé de 4.983.000 kilos, soit environ 4 pour cent. (Report on the progress of agriculture in India for 1914-1915. Calcutta, 1916).
Le coton en 1915. [après le 7zimes of India Mail, Va surface cultivée en cotonniers dans Flinde en 19135 était de
9.852.800 hectares, et la production était estimée par avance à
5.232.000 balles de 181 kilos. Les deux principales provinces productrices devaient fournir : celle de Bombay, 1.495.000 ; les Provinces du Centre et Bérar 1.097.000. Les surfaces cultivées dans ces deux contrées étaient respectivement de 2.680.000 et 1.880.000 hectares. Viennent ensuite les provinces de Madras (953.000 hectares), de Punjab (740.000) et les Provinces-Unies (618.000).
Le riz en 1915. — D'après la même publication, la surface couverte en rizières dans l'Inde en 1915 était de 30.472.000 hectares, dont 8.166.400 au Bengale, 6.464.000 au Bihar et Orissa, la province de Madras, la Birmanie, puis les Provinces-Unies venant ensuite. La récolte était évaluée, par avance, à 27.964.000 tonnes de riz blanc.
La soie en 1914. — [La production mondiale de la soie, pour 1914, a été de 22.200.000 kilos de soie grège, dont 9.490.000 kilos du Japon et 6.055.600 kilos de Chine. Le Bengale et le Kashmire ont exporté 34.000 kilos. (Bulletin Econoniique de l’Indochine, Mars-Avril 1916).
Les insectes de l’Inde. — M. Bainnbrigge Fletcher a publié dans le Bulletin de l'Agricultural Research Institute de Pursa un mémoire sur une centaine d'insectes de l'Inde, dont il décrit les caractères, les mœurs ou l'habitat (Calcutta, 1916).