‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 265 sur 285 · tonnes de palmistes · texte numérisé non relu

tonnes de palmistes

1 Li He » d'huile de palme 493 » de coton brut ? 45 À 330 » de cacao 3.526 » de maïs 89 » de caoutchouc 129 » de coprah 9 » de kapok e RE A 3 » d'ivoire

Il était encore expédié pour 538.000 francs environ de bétail vivant ; il y avait également quelques expéditions de bois, de noix de kola, d’arachides et de graines de karité, ainsi que d'ignames et de fécule de manioc.

Mais, à tous égards, en valeur comme en quantité, le grand produit d'exportation du Togo est donc lamande de palme, à laquelle vient s'ajouter le beurre de palme. Comme dans la plupart des autres colonies du golfe de Guinée, le palmiste est, dans le Protectorat Allemand, larbre utile par excellence ; et son exploitation s’est surtout développée depuis l'introduction d'un outillage perfectionné, notamment dans les districts de Misahôhe, de Lomé et d'Anécho.

Le second produit indigène, par ordre de valeur, est le caoutchouc, principalement récolté dans les districts de Misahôhe, d'Atakpamé et de Kété-Kratschi, et dont les meilleures sortes sont fournies par le Zandalphia owartensis, pendant que le Ficus Vogelii donne les qualités inférieures,

dites Sayi rubber, où Zogo lumps.

Parmi les cultures introduites, celles du cotonnier et du cacaoyer sont aujourd'hui les plus importantes. L'un et l'autre, suivant le principe toujours suivi par les Allemands au Togo, sont entièrement entre les mains des Noirs.

La culture du cotonnier à commencé en 1902, et il fut alors exporté 14 tonnes 1/2 de coton ; en 1912, il en sortait 542 tonnes. Les districts qui paraissent le plus favorables sont, à l'intérieur, ceux de Sagada, d’Atakpamé et de Nuatja, où lon a introduit un $Sea-/sland. En 1911, une Station cotonnière a été ajoutée à l'Etablissement agricole de Nuatja.

Les plantations de cacaoyers sont presque entièrement confinées dans le district de Misahôhe:; il y en a beaucoup moins dans les districts d'Atakpamé et de Kété-Kratschi. Comme pour notre Dahomey, c'est, avant tout, l'exemple de la Gold Coast qui a encouragé les Noirs à cette culture.

En ces dernières années, des graines de kapok avaient été distribuées aux habitants des districts de Sokodé-Bassari, de Kété-Kratschi et de Mangu; et le produit, qui est de bonne qualité, peut devenir une bonne source de revenus pour ces régions de l'intérieur, où est déjà, d'autre part, cultivée avec succès Farachide.

Sur la côte, les cocoteries, encore peu nombreuses, sont en voie d'extension.

Dans l'ensemble, d’ailieurs, le Togo, en raison de la nature de son sol et aussi de son climat très variable, semble peu propre à un grand développement de l’agriculture.

Au point de vue minéral, on signale au Togo la présence de minerais de fer, d’or, de chrome, de la bauxite et des pierres à chaux. Les minerais de fer sont de la variété hématite: ils contiennent 89,51 pour cent d'oxyde de fer et 9,47 de silice. On les trouve dans le district de Sokodé-Bassari, dans la vallée de Banyeli; et les gisements représenteraient environ 20 millions de tonnes anglaises, contenant au moins 50 pour cent de fer métallique.

On trouve des quartz aurifères dans les gneiss de la partie orientale, dans les districts d’Atakpamé et de Sokodé, et de l'or naturel dans les dépôts d’alluvions de la rivière Monu.

TOGO 151 On rencontre les chromites, avec un peu de nickel, dans les serpentins du Sud-Sud-Ouest d'Atakpamé, la bauxite au sud-

est de Misahôhe, la pierre à chaux, qui est de bonne qualité, à Tokpli, sur le Monu.

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L'annexion du Cameroun par l'Allemagne date encore de 1884. À la suite de l'accord franco-allemand du 4 Novembre 1911, les 495.000 kilomètres carrés de superficie que représentait alors la colonie s’accroissaïent, en outre, de près de 300.000 kilomètres prélevés sur notre Afrique Equatoriale. Nous cédions, le 1° Octobre 1912, une large bande s'étendant à l’ouest de la Likouala aux herbes, de la Sangha, du Manambéré et du Logone oriental, plus une partie située au sud de l'ancien Cameroun et de la Guinée Espagnole. Les districts du Nouveau-Cameroun étaient ceux du Rio Muni, de Woleu- Ntem, d'Ivindo, d'Eta, de Ju-Kaduma, de la Basse-Sangha, de Moyenne-Sangha-Lobaye, de Haute-Sangha-Ouham et du Haut-Logone.

La colonie est bordée au Nord-Ouest par la Nigérie, au Nord-Est par le Territoire Militaire du Tchad, à l'Est par lOubangui-Chari et le Moyen-Congo, au Sud par le Gabon.

La contrée, dans l’ensemble, est montagneuse: c’est la limite Nord-Ouest du plateau central africain. Dans l'Ouest, près de la frontière nigérienne, et en face de Fernando-Po, se dresse, sur la côte, le massif du Cameroun, dont le plus haut pic, celui de Fako, le plus élevé de l'Afrique occidentale, a 4.659 mètres de hauteur.

Sur la côte sont Victoria, Duala, Kribi et Ukoko. Bouéa est construit sur les pentes orientales du Cameroun. A l’intérieur sont Edea, Bare, Baïñi, Bamenda, Ossidinge, Banyo, Ngaundéré, Garua, Dume, Carnot, Bania, Lomié, Molundu, etc.

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En 1913, la population indigène était de 2.650.000 habitants ; il vavait 1.871 Européens, dont 1.463 Allemands. La longueur des voies ferrées, qui n’est que de 250 kilomètres, est moindre qu'au Togo (340 kil.), et bien inférieure à celle des lignes de l'Afrique Orientale (1.400 kil.) et du Sud-Ouest (2.100 kil.). La ‘ Nordbahn” s'arrête à 160 kilomètres de la côte, au pied des monts Manenguba, en deçà de la savane proprement dite et de la région des plateaux; la ‘* Mittellandbahn”, qui, d’après le projet de 1908, devait être achevée en 1913, sur une longueur de 360 kilomètres, n'était exploitée, à l'époque prévue, que sur, 80 kilomètres. L'exécution d'une ‘‘Sudbahn” est restée toujours en suspens.

En 1914 le budget ordinaire de la colonie était de 17.260.409 marks; les recettes prévues étaient de 14.094.091 marks. Le budget extraordinaire s'élevait à 15.230.000 marks, dont 13 mi!lions devaient servir à l'achèvement du chemin de fer de

Duala au Moven-Njong.

Les exportations de 1912 étaient :

2 766 tennes de caoutchouc

13,742 » de palmistes 4.479 » de cacao ST » de beurre de palme 11.109 » de bois 34 » d'ivoire 23H E A de noix de kola 139 » de graines de njavé 105 » de noix et beurre de karité 104 » de bananes et farine de barares

Il a été expédié aussi pour 32.000 francs environ de bétail vivant dans les pays voisins.

Le grand produit d'exportation est resté jusqu'alors le caoutchouc, dont les 2.766 tonnes de 1912 représentaient plus de 14 millions de francs. Presque tout ce caoutchouc est syivestre et donné surtout par le Funtumia elastica, dans les districts de Yoko, Dengdeng, Dume, Lomie et Molundu;

bien moindre est la quantité de caoutchouc récoltée dans

les savanes sur le ZLandolphia Daiweï. Tous ces districts se sont fortement ressentis en ces dernières années de la crise caoutchoutière.

La production du caoutchouc de plantation ne dépasse guère 20.000 à 25.000 kilos. La surface des cultures, en 1911, était de 7.181 hectares, occupés de plus en plus par l'Æ#evea, en remplacement du Funtfuniia, dont le rendement ne paraît pas toujours satisfaisant.

Le cacao, dont les exportations étaient en 1912 de 5.300.000 francs environ, est principalement obtenu par les indigènes dans les parties basses du Mungo, du Wuri etdu Sanaga, dans les districts de Duala, Yabassi et Edea, et aussi sur les pentes du Cameroun. Les cacaovers réussissent surtout bien dans les terres et sous le climat du district d'Yabassi. Au total, en 1911, il y avait dans la colonie 10.674 hectares de ces plantations de cacaoyers.

Vers la même époque, il y avait 1.700 hectares plantés en bananiers, et les Allemands se préoccupaient d'assurer le transport rapide des bananes fraîches en Allemagne, car, au début de 1914, ils lançaient à Geestemünde %e premier grand vapeur destiné à ce transport. Le navire avait 124 mètres de longueur, 15 mètres de largeur et 10 mètres de profondeur ; et sa capacité de transport était de 4.600 tonnes. Les cales, subdivisées par des cloisons, étaient rafraîchiès à 10 et 12 degrés par des ventilateurs et des serpentins à gaz | carbonique.

Enfin, une cûlture qui tendait aussi à se développer au Cameroun était celle du tabac, dont il était planté 155 hectares en 1912; et c'est en cette année 1912 que le Cameroun obtenait le prix de 6.000 marks qui avait été fondé par un Brêmois, pour être décerné à la colonie allemande où seraient obtenus les 100 premiers quintaux de tabacs propres à la fabrication des capes de cigares.

Parmi les produits de cueiilette, des exportations intéressantes à constater sont celles des graines de Mimusops Djave,

principalement récoltées dans les districts occidentaux,

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d'Ossidinge à Kribi. Les noix de karité arrivent à la côte par Garua.

L'exploitation des forêts est encore une des ressources du Cameroun, qui expédiait ses bois, et principalement Facajou et l'ébène du pays, vers l'Allemagne et les Etats-Unis. Des réserves forestières ont été établies à Yabassi, Yaunde, Edea et Dschang. Sur un million de marks de bois coloniaux qu'ont fourni, en 1912, les possessions allemandes, 700.000 sont provenus du Cameroun.

A Dschaneg, d'autre part, avait été fondée en 1909 une Ecole d'Agriculture semblable à celle de Victoria, avec, pour but, l'élevage du bœuf à bosse, du cheval, du mouton et aussi de l'autruche.

Au point de vue géologique, aucune découverte minérale importante n'a encore été faite au Cameroun. Cependant une exploitation systématique pourrait donner des résultats, car on-connaît des minerais de fer, pouvant contenir 42,25 pour cent de fer métallique, dans le voisinage de Bali et de Bamenda ; on trouve aussi des minerais plus riches, du type magnétique. Il y a de la galène dans le crétacé d'Ossidinge : on signale aussi, dans ce district d'Ossidinge, de lasphalte, ainsi que des bancs de sel qui titrent de 5 à 8 pour cent de chlorure de sodium. À Manfé, il y aurait de lasphalte et du charbon. L'argile à briques est abondante ; la pierre à chaux,

au contraire, semble rare.

C'est en 1884 également que l'Allemagne prenait vraiment pied dans le Sud-Ouest Africain. Une convention de délimitation était passée le 30 Décembre 1886 avec le Portugal, pour la frontière Nord; le traité du 1° Juillet 1890 avec l'Angleterre délimitait les frontières orientale et méridionale.

La colonie, bordée à l'Ouest par l'Atlantique, au Nord par lAngola Portugais, à F'Est par la Rhodésie et le Béchuanaland, au Sud par la Province du Cap, a pour superficie totale 832.100 kilomètres carrés.

La côte, d’une longueur approximative de 1.300 kilomètres, est basse et sablonneuse, mais la région littorale est ceinturée vers l'intérieur par une chaîne montagneuse dont les plus hauts somimets sont le mont Omatako (2.680 mètres), au nord-est d'Omaruru, et, dans le Sud-Est, les monts du Grand Karar. L'extrème Nord-Est est occupé par le désert d'Omaheke; dans l'Est est la région aride de Kalahari.

Les principaux ports sont Swakopmund, au nord de la Baie de la Baleine, et Luderitzbucht, plus au Sud, dans la Baie de Luderitz. Dans lintérieur, les principaux centres sont Windhuk, la capitale, à 1.670 mètres environ, Okahanjo, Karibib, Omaruru, Otawi, Grootfontein, Rehoboth, Maïltahô5h:, Gibéon, Bethanien, Keetmanshop et Warmbad.

La population indigène est d'environ 300.000 habitants; en 1913 il vavait, en outre, 14.830 Européens, dont 12.292 Allemands et 1.799 sujets anglais, pour la plupart des Boers établis dans le Sud-Est.

Les voies ferrées. d’une longueur totale de 2.100 kilomètres,

sont assez nombreuses. L'une va vers le Nord-Est, de

Swakopmund à Grootfontein, par Omaruru et Otawi, et présente un tout petit embranchement vers Khan et un autre embranchement d'Otawi à Fsumeb.

La seconde, qui se confond d’abord avec la précédente, mais redescend à partir de Karibib vers le Sud, va de Swakopmund à Mariental par Karibib et Windhuk.

La troisième, qui se dirige de l'Ouest à l'Est, puis du Sud au Nord, va de Lüderitzbucht à Mariental par Keetmanshoop, qur est le point où elle se recourbe vers le Nord. Elle présente sur le littoral un premier petit embranchement, qui est la ‘ligne du diamant”, allant jusqu'à Bogenfels, puis, dans l'intérieur, un second embranchement plus long, de Seeheim à Kalkfontein.

En 1914 le budget ordinaire du Protectorat était de 41.423.150 marks. Le budget des recettes était de 27.799.450 marks.

Le commerce total, qui était de 6.134.000 mar!:s en 1897, était de 73.875.000 marks en 1911.

En 1912 les exportations étaient d'environ 49 millions de

francs, et les principales étaient, par ordre de valeur :

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