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tonnes de guano

Les autres sorties ont porté sur le bétail vivant, le poil de chèvre, les cornes, la gomme arabique, le bois (77 tonnes), les grains, le minerai d'étain, le plomb, le marbre, etc.

Le Sud-Ouest Africain Allemand doit donc essentiellement sa valeur, en premier lieu, à son sous-sol, et, en second lieu, à l'élevage.

Les 202.834 grammes de diamants exportés en 1912 représentaient une valeur de plus de 38 millions de francs.

L'exploitation de la pierre précieuse, qui occupait en 1912

600 Blancs et 3.000 indigènes, a lieu sur le littoral sablonneux, au nord et au sud de Lüderitzbucht, et surtout dans la région que traverse le chemin de fer, déjà cité, de Lüderitzbucht à Bogenfels. Les plus gros diamants sont recueilis entre cette dernière station et Pomona ; on en a trouvé un de 17 carats 1/2 à Bogenfels et un de plus de 34 carats à Pomona. C'est en 1908 que le diamant fut découvert dans le Sud-Ouest Africain Allemand ; et en 1914 le budget de la colonie prévoyait une recette fiscale de 135 millions de marks provenant de ce commerce.

Les minerais de cuivre sont principalement extraits dans le district d'Otawi, où la mine la plus importante est celle de TFsumeb ; mais on en trouve aussi dansle district de Windhuk, dans ceux de Swakopmund et de Lüderitzbucht. Leur extraction, comme celle de tous les autres minerais, serait déjà devenue encore plus importante s’il n’y avait pas une si grande rareté de main-d'œuvre.

Le district de Karibib fournit des marbres.

Pour l'élevage, et, en particulier, celui du mouton, les régions qui conviennent le mieux sont la partie méridionale, au sud de Windhuk, et la partie Nord-Ouest. Au 1‘ Avril 1912, les statistiques évaluaient à 47.000 le nombre des moutons à laine ; et le gouvernement local se préoccupait de pratiquer un élevage rationnel, d'améliorer la race par sélection et de lutter contre les maladies. Il songeait aussi à multiplier par des travaux d'irrigation les prairies et les pâturages.

Un de ses autres projets — quoique le Sud-Ouest Allemand ne puisse jamais être vraisemblablement un pays agricole — était d'étendre la culture de manière à assurer tout au moins au Protectorat les produits alimentaires nécessaires à la consommation sur place. Et, dans ce but, deux stations d'Essais pour le dry farming avaient été créées à Neudamm et à Grootfontein. Si ce dry farming, en effet, ne peut guère donner de résultats au sud et à l’ouest d'Omaruru, de Rehoboth et d'Hoachanas, parce que dans cette partie du Sud-Ouest la pluviosité annuelle est trop faible (moins de 25 millimètres

à Lüderitzbucht et à Swakopmund) et inférieure aux 250 milli-

mètres d'eau indispensables pour la culture des sols secs, l'application de la méthode américaine devient & priori possible, au point de vue du sol comme au point de vue du climat, à Gobabis (471 millimètres d'eau), à Otawi (591 millimètres), à Waterberg (564 millimètres), à Grootfontein (619 millimètres), etc., dans la partie Nord-Est.

A Gobabis, à Windhuk et à Grootfontein, des Ecoles d'arboriculture ont été créées. A Okahandja, la Station d'Essais s'occupait du tabac, dont le Protectorat a déjà récolté de bonnes sortes, soit pour la pipe, soit pour la confection des cigarettes turques.

Quelques tentatives de culture du cotonnier n'ont pas

encore fourni de données bien sûres.

D'après les diverses conventions ‘successives conclues de 1886 à 1891 entre FAllemagne et les autres puissances européennesauxquelles appartiennentles possessions voisines, l'Afrique Orientale Allemande, dont la surface totale représente environ 995.000 kilomètres carrés, est comprise entre le premier et le douzième degrés de latitude Sud et 29 degrés et 41 degrés de longitude Est. Elle est bordée : à l'Est, par l'Océan Indien : au Nord, par l'Est Africain Britannique ; au Nord-Ouest, par lOuganda : à l'Ouest, par le Congo Belge ; au Sud-Ouest, par la Rhodésie et le Nyassaland ; au Sud, par l'Est Africain Portugais. Le lac Victoria-Nyanza, au Nord, les lacs Kiva et Tanganvka, à l'Ouest, le lac Nyassa, au Sud- Ouest, contribuent à établir ses frontières naturelles.

Dans l’ensemble, c'est une contrée montagneuse, puisqu'elle est traversée par la longue chaîne qui, en Afrique Orientale, s'étend de l'Abyssinie au Natal. Du Nord vers le Sud, cette chaîne, dans le Protectorat Allemand, s'éloigne de plus en plus de la côte ; elle laisse donc sur le littoral une partie basse qui, très étroite vers le Nord, où elle peut ne pas dépasser 15 ou 16 kilomètres, s'élargit vers le Sud. C’est dans le Nord-Est, près de la frontière de l'Est Africain Anglais, que sont le Kilimanjaro (plus de 6.000 mètres d'altitude) et le mont Méru (près de 5.000 mètres). Sur la côte, les ports, du Nord au Sud, sont Tanga (en face de l'île anglaise de Pemba), Bagamoyo (au niveau du sud de l’île de Zanzibar), Dar-es-Salam, qui est le siège du gouvernement, Kilwa et Lindi. Dans l'intérieur, les

principaux centres sont Tabora, Dodoma, Langenbure,

Bismarckburg, Ujiji, Urundi, Ruanda, Bukoba, Muansa et Moschi.

Une grande voie ferrée centrale, celle du Tanganyka, va de Dar-es-Salam au Tanganyka en traversant tout le pays de l'Ouest à l'Est ; elle passe à Morogoro, Kilosa, Dodoma et Tabora. Une voie plus courte, dans le Nord-Est, celle de l'Usambara, relie Tanga à Moschi, au pied du Kilimanjaro. C'est non loin de cette voie ferrée, au Nord, que se trouve l'Institut de Biologie Agricole d'Amani.

Administrativement, l'Est Africain Allemand est divisé en 24 districts. En 1913 la population indigène était de 7.600.000 habitants, et la population blanche de 5.336, dont 4.107 Allemands et 90 Anglais. Le budget ordinaire de 1914 était de 23.749.568 marks. Le budget extraordinaire comportait 36.800.000 marks de dépenses, qui devaient être consacrées aux voies ferrées, et notamment à celle, en projet, de Tabora à la Kagera, dans le Nord-Ouest.

Les exportations totales, en 1912, représentaient 31.418.000 marks ; et les principaux produits expédiés, par ordre de valeur, étaient :

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