‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 46 sur 285 · Même ouvrage, 1 vol. in-40, 1735, p · texte numérisé non relu

Même ouvrage, 1 vol. in-40, 1735, p

2. Phytographia sive Séirpium illustriorum et minus cognitarum Icones, in-40, Londini, Davis, 1691, # tomes en 5 volumes, vol. 2, Almagestum Botanicum, p. 277.

3. Almagestum Botanicum sive Phytographiæ Plukenetianae Onomasticon..... a Leonardo Plukeneto. Londini, MDCXCVI (1696), 2 vol. in- 20 "LE NT "D. 219:

des lettrés chinois touchant la religion ou la médecine. D'après ce que nous savons des mœurs si spéciales des Japonas et de leur culte impur du phallus, nous inclinons à penser qu'il est beaucoup plus probable que c’est eux et non les Chinois qui ont fait de ce fruit une amulette (comme le disait G. Pison) ou une idole, comme l'avance Rumphius, cité par Valentin.

Il cite ensuite Wormius. Comme nous n'avons pu trouver le livre de cet auteur, on nous permettra de renvoyer à la citation de Valentin qui est intéressante parce qu'elle attribue au germe dudit coco une valeur curative en quelque sorte spéciale et plus importante que celle de l’amande!,

Dans l'ouvrage de Samuel Dale paru à Leyde en 1739, on ne trouve en fait d'indications sur ce sujet, dans huit lignes de synonymie, que les suivantes dont nous n'avions pas encore trouvé trace ailleurs et que nous n'avons pu vérifier :

« Coccus de Maldiva Office. Park. Theat. 1598 (?) The Maldiva nut. Gal. Noix de coco des îles Maldives. G. Maldivische Coccus Nuss. B. Maldivise Cocos-Noot. In India orientali repéritur ?, »

L'Allemand Weinmann résume ce que nous connaissons déjà dans le quatrième volume de sa description de milliers de plantes tant indigènes qu'exotiques, publiée à Ratisbonne (de 1737 à 1745), moitié en latin, moitié en allemand et illustrée de planches en couleur. Le texte allemand, qui forme la seconde colonne de chaque page, est plus explicite que la partie latine. Sa citation de la lettre XII des Indes orientales de Rumphius, déjà mentionnée par Valentin, semble

1. Michaelis Bernhardi Valentini, archiatri Harriaci et Prof. Medici Gesseni Historia simplicium reformata sub Musei Museorum titulo, D. Joh. Conrado Beckero,.... a Christophoro Bernhardino Valentini M.B.filio, 1 vol. in-folio, MDCCXXXII (1732), Liber IT, Caput XVII, pag. 224. |

2. Samuelis Dalei M. L. Pharmacologia seu Manuduclio ad Materiam Medicam,..... Quarta Editio, Lugduni Batavorum, MDCCXXXIX (1739), 1 vol. in-4°, p. 295.

plus complète. C'est pourquoi nous la reproduisons ici n'ayant pu la trouver dans Rumphius !.

« Die Maldiviseche Coccus-Nuss ist sehr raar und schreibet « Rumphius in dem zwolfsten Ost-Indianischen Send- « Schreiben, p. 59. Es soll wohl Mühe haben den Coco de « Maldiva oder Calappa Lauüoet (Läut) bei die Hand zu « bringen, die weil ich hôre dass die Sinesen uberall auf der « Hut stehen, solchen in ihre Klauen zu bekommen, nicht « zwar, dass sie damit artzeneyen, sondern denselben als « einen Abgott in 1hren Häusern zu bewahren ; weswegen « man denselben auf der West-Küste, da sie frisch ankom- « men, und von denen davor liegenden Insuln gebracht « werden suchen müsse. »

Il se trompe évidemment quand il suppose que ces noix peuvent être apportées fraiches de la côte occidentale ou des iles des environs. Il fait une nouvelle erreur en attribuant à cette noix la grosseur d’une poire (le coco ordinaire, déjà plus d'un tiers moins gros que celui des Maldives, étant toujours plus gros qu'une poire) et trois côtes ou carènes dans le sens de la longueur. « Wenn von dieser Nuss der Bast abgesondert worden, so ist die Nuss gemeinlich so gross wie eine Birne, oval-rund an beiden Enden zugespitzet, hart, schwartz und gleissend, glatt und poliert und hat nach der Länge hin drey erhabene Rippen. »

Il confond avec les 3 carènes dont sont munies les noix du coco commun.

Dans la planche en couleur n° 781, il représente sous cette légende : « a, Palmae fructu de Maldiva sive Coccus Maldivensium, Maldivische Coccus-Nuss », un coco ordinaire garni de son écorce fibreuse de couleur brun clair et un autre décortiqué, dont les trois yeux montrent aussi bien que la couleur brune dont il est peint, qu'il s’agit là d'un fruit du Cocos nucifera et non d’une noix des Maldives.

1. Phytanthoza Iconographia sive conspectus...... a Johanne Guilielmo Weinmanno... Ratisbonae. MDCCXLV (1737-1745), 4 vol. infolio avec planches en couleur; vol. IV, p. 11 et 12, pl. 781 a.

Comme c'est la première fois que nous trouvons un ouvrage illustré en couleurs, il est à regretter que ce perfectionnement tombe justement à faux. Cela montre d'ailleurs avec quelle légèreté travaillait l’auteur, qui n’a pas pris garde au fait que ses gravures ne cadraient nullement avec les descriptions et les dessins de ses prédécesseurs.

Si nous n'avons pu trouver la lettre citée par Rumphius antérieurement à 1736, nous avons lu, par contre, sa longue étude sur le Coco des Maldives dans son Herbier d’'Amboine paru en 1750. Tout en essayant de faire la lumière sur des faits qu'il qualifie avec raison de fabuleux, en ne citant que ce qu'il a pu apprendre de personnes dignes de foi, il n’en continue pas moins de propager l'erreur commune que c'est un fruit de la mer.

Il parle cependant de deux cocos marins, l’un gros et l’autre petit, dont le gros, géminé, serait le Coco des Maldives (Coccus Maldivicus, vulgo Coccos de Maldiva, Lusitanicè Coquo de Maldiva, Coccos Maldivica [de Bontius|. Nux Medica Maldivensis — Malayensibus Calappa Laut, Boa pausengi et Boa sengi quod illi pronuntiant Bootjungi. Tavarcare et Tavarcarze apud incolas Maldivensium, quae nomina mihi videntur esse corrupta. Sinice Hayja h. e. Calappa marina). Le petit serait le « Cocus Melindanus vulgo ex Lusitanica Hingua Coquinto. dictus ».

Pour ce qui est des lieux d’origine du végétal, 1l cite les fables dont nous avons déjà trouvé la teneur dans Clusius, d'après Pigafetta et autres. Nous n’en citerons que les parties complétant ces premiers textes. D’après lui, les navigateurs malais, chinois et autres indigènes croient que l’on aperçoit quelquefois le feuillage du cocotier de mer sous les eaux.

Il reprend ensuite l’histoire racontée par Pigafetta, qu'il commente en appelant Pausengi l'arbre dont les feuilles dépassent le niveau de la mer. Il le dit habité par l'oiseau Geruda qui est le Gryps et dont le Javanais etautres insulaires

1. Yule met en note : « Kalappa or Klapa is the Javanese word for « Coconut palm and is that commonly used by the Dutch. Glos- « sary..., etc., loc. cit. Voir plus haut p. 5, »

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