‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 52 sur 285 · L SR · texte numérisé non relu

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Lodoicea. On sait en effet, par Quéau de Quiney, qu’à l'état de maturité l’amande a la dureté de la corne et qu'il est par suite impossible de l'extraire de la noix en conservant la forme de celle-ci!.

Le catalogue accompagnant la collection de moulages mentionne aussi cette particularité, citant en plus quelques lignes du mémoire du Commandant des Iles Seychelles. Parlant de l'amande, il change les mots de semence humaine, de ce mémoire, en substance humaine.

Il nous faut attendre jusqu'à l'année 1827 pour avoir de nouveaux renseignements concernant le Zodoicea. Nous les trouvons consignés dans le Botanical Magazine de Curtis sous la signature du célèbre botaniste anglais Hooker. C'est une description botanique complète du Cocotier des Seychelles soigneusement illustrée de cinq planches en couleurs d'après nature.

Après avoir indiqué la synonymie, il passe à la description de l'arbre, auquel il donne un tronc droit, ce qui jure avee la planche où sont représentés ensemble, pour la première fois, les deux sexes, mais portés par des troncs trop minces pour leur élévation et surtout beaucoup trop tortueux. Par contre, nous pouvons enfin y reconnaitre les feuilles exactement dessinées, ce que n'avaient encore fait aucun des auteurs ayant traité de cet arbre. Hooker, n'ayant pas été lui-même aux Seychelles, a dû s'adresser à un artiste qui fit ce dessin sur place d’une façon plus consciencieuse que Lilet Geoffroy. Les planches du Botanical Magazine ne sont pas signées, mais, d'après le texte, il est probable que le dessin représentant les deux arbres est dû à Charles Telfair de Maurice, ami et correspondant de Hooker.

Il décrit de plus le tronc comme « apparently destitute of bark », fait que n'a pas mentionné Labillardière, tandis que Quéau de Quincy dit que «cette écorce est extrèmement

1. Cela explique aussi comment ces noix peuvent flolter jusqu'aux Maldives. En effet, avant la germination, elles sont d'une densité bien supérieure à celle de l’eau de mer.

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241 A.-A. FAUVEL mince, l'on pourrait dire même qu'il en est à peu près dépourvu». Hooker n'en aurait done pas vu d'échantillon parfait. |

Parlant des feuilles il dit : « The colour is a bright vellow « green, the texture thin and dry, and, when viewed under the « microscope, is seen to be composed of a beautiful tissue of « fine network, having quadrangular aureolae or meshes. « The old leaves when withered hang down upon the stem, « previously to falling off... The male and female flowers are « produced upon different trees each constituting a Spadix, « which bas a small sheathing Spatha at the base. »

IL décrit minutieusement le Spadice mâle, dont il ne mentionne qu'une pièce, la gravure, par contre, en figure quatre partant de la base des feuilles du palmier mâle. Nous ne citerons que les informations complétant celles données par Labillardière, Une bonne gravure (2735 B) montre le chaton entier très réduit; une section en travers de grandeur naturelle (pl. 2735, fig. 2) ainsi que les fleurs (2735, fig. 5 et 6) dont une étamine (2735, fig. 8) est figurée avec un grossissement d'au moins 5 longueurs. La figure T est l’ensemble des étamines en grandeur naturelle, comme les fleurs.

Il décrit mieux le chaton que le botaniste français :

« The Spadir (male) is... amentaceous, ... cylindrical, ta- « pering however towards the extremity, closely covered on « all sides with a densely imbricated, semi circular, slightly « convex scales, which so completely form a continuation of « the substance of the spadix as not to be separated but by « force (et, nous pouvons ajouter, en déchirant les tissus dont « il font partie intime).

« The aperture ... from which the sfamens issue, though « near the base (of these scales) is not in the centre of each « scale, but constantly on one and the same side ; and as the « scale laps over, with that side, the one next above it, so « the aperture and the stamens will be found to pass through « both (pl. 2735, fig. 2)».

La figure 3 de la même planche 2735 fait parfaitement comprendre (en grandeur naturelle) la position des faisceaux de fleurs disposés sous forme rayonnée dans le plan diamétral et

Annales du Musée colonial de Marseille, volume 1915.

3°série, 4°:

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\ =D À, \4 Ka À —— N a MS nt HE RS a Tao à — = Dec. ns A) = Do ; : PR ER A4 SPA Ce PP ne É FT. er ÊFT ES i 2797 - 1ÿ9o Ÿ 9 Ars Yyheblanunn PI. VII. — Hooker, 1827. Curtis Botanical Magazine. PI. 2734 A. Lodoicea Seychellarum arbres mâle et femelle. PI, 2735 B. Fig. 1. Chaton de fleurs mâles. Fig. 2. Fleur mâle sur le chaton, Fig, 3. Coupe du chaton mâle. Fig, 4 Une fleur mâle fermée, Fig

Faisceau de fleurs mâles, Fig, 5.

6. Une fleur mâle ouverte. Fig. 7. Faisceau d'élamines Fig. 8. Une étamine fortement grossie.

PI. 2736 c. Fig. 1. Rameau de fleurs femelles, Fig, 2, Pistil. Fig. : 5 Pétale. Fig, 5. Une fleur femelle.

PI. 2737 D. Fig. 1. Coupe transversale de l'ovaire. Fig Fig. 3. Coupe transversale d'un jeune fruit.

ñ J PI. 2738 E. Fig. 1. Noix avec son brou, Fig o

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