‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 53 sur 285 · L ET · texte numérisé non relu

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SUR ETEAUNEER 1:

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sans doute en ligne spirale suivant l'axe du chaton comme les écailles elles-mêmes, bien qu'il ne parle pas, dans le texte, de ces positions géométriques des faisceaux. La figure 2 (2735, fig. 2) montre le bouquet d’étamines sortant de l'ouverture à l'intersection de deux écailles. L'auteur explique comment les faisceaux de fleurs sont coupés en portions plus ou moins grandes, suivant que la section a passé par le plus grand diamètre de l'alvéole ovoïde qui les contient et qui correspond à l'ouverture, au-dessus ou au-dessous, à différentes hauteurs. La figure montre ainsi dix alvéoles. L'axe du chaton est élastique : « tough (between fleshy and fibrous) ».

La figure # montre, aussi grand que nature, un des faisceaux de fleurs avec en a le point d'attache, beaucoup mieux dessiné que celui figuré sur la planche de Labillardière. Ilen est de même du reste de la fleur (fig. 5 et6) dont la masse des étamines est montrée à part fig. T avec celle qui est grossie fig. 8. Il donne 50 à 60 comme nombre moyen de fleurs de chaque faisceau, dont la forme spirale rappelle les inflorescences scorpioïdes du myosotis et de l'héliotrope : « After « they have withered they still remain within the cavity a « mere mass of husky scales, 1f possible more closelv com- « pacted than before. Each flower is composed of 6 pieces, of « which the 3 outer ones have been generally considered a « calyæ, and the 3 inner a corolla : they are oblong, membra- « naceous, yellowish brown, the outer ones are rather « larger and more regular than the inner. Stamens 15 to 20 « (L. met 20 à 36) anthers … terminating in 2 globular heads.

« The spadix has a short compressed footstalk with a groove « on one side. » Cette gouttière est cachée par les spathes dans la figure de Labillardière qui du reste n'en parle pas.

« Spadix of the female plant (planche 2736, fig. 1) also « springing from the axil of the leaves, pendent, 2 to 3 feet « long, thick and woolly, tortuose, clothed with large shea- « thing

œ, red brown scales, which are singularly fimbriated or « more generally erose at the margin, and support several « more or less distantly placed female flowers, of different

« ages, at the same time and of various sizes : for along with

« the fully formed ripe fruit is often seen the still unfertilized « germen in itself about the size of a hen's egg, but eave- « loped in the six leaves of the perianth, of so thick a nature « as to render the whole of the dimensions and form of a « moderate sized apple (pl. 2736, fig. 5 natural size). The « 3 outer and 3 inner leaves (or Calyx and Corolla) are all- « most hemispherical and one inch thick at the base ; the « outer ones the largest, their margins crenated ; but « both remain and increase in size prodigiously with « the fruit, so as then to be 5 or 6 inches in diameter. « (ermen almost concealed by the perianth, broadly ovate, « narrow at the base above the insertion of the perianth, and, «in that lower part only, exhibiting an appearance of three « cells (pl. 2737, fig. 1). The whole upper part, a little above « the letter à offig. 2, pl. 2736, is a pulpy mass, traversed by « longitudinal vessels. In other germens there is no trace of « cells. The Sfigma is sessile (unless the great mass above « the insertion of the ovules may be considered as a Style) « having a minute three lobed aperture. As the fruit advances « to maturity, 1 or 2 of the cells become abortive and the « germen rounded before then appears depressed on one side « (A vertical section of an unripe fruit is given at fig. 2, pl. « 2737 and a transverse section at fig. 3 of pl. 2737 in both « of which there appears to be but a single seed or nut). « Many, mdeed, ofthe germens are wholly abortive. A single « spadix ripens from 5 to 6 fruits each as large as the largest « melon often 1 foot 1/2 inlength, weighing 20 or 25 pounds, « oval, rounded or compressed on one side, and more or less « acuminated, the base surrounded by the greatly enlarged « perianth, (pl. 2738, fig. 1). The external coat or Pericarp « 1s formed by a thick envelope, or husk... of a deep green. »

Comme Labillardière et Q. de Quiney, il dit qu'avant sa complète maturité la noix est remplie d’une gelée blanche ferme et transparente, mais seul il lui donne un goût sucré (sweet to the taste), devenant sure, épaisse et immangeable si on la garde quelques jours, et prenant en même temps une odeur très désagréable,

Il décrit alors la noix, dont on trouve, dit-il, quelquefois 2, 3 et rarement # dans le même péricarpe ; cette description concorde avec les précédentes. La figure 2 de la planche 2738 en montre une à 3 lobes et une germant avec un axe cotylédonaire très long (3 fois la longueur de la noix), renflé considérablement à l'extrémité où l’on voit la plumule et les racines (pl. 2738, fig. 3). Il faut, dit-1l, un an pour que le fruit atteigne sa grosseur normale, puis il reste 3 ans sur l'arbre avant de tomber. La germination se fait dès que le péricarpe a disparu et avant que la noix ne pourrisse. Nous pouvons ajouter que la noix met sans doute de nombreuses années à pourrir tant elle est dure. En général, il s'écoule une année entre le moment où le fruit tombe et celui où il commence à germer. On compte d'ordinaire de 20 à 30 cocos mürs en même temps sur l'arbre, qui ne porte fruit qu'à l’âge de 20 à 30 ans.

Hooker donne ensuite l'histoire du Cocotier de Mer telle que nous la connaissons, et d'après les mêmes auteurs. Il ajoute qu'il a fait son travail sur des spécimens reçus par lui et par M. Barclay, et qui avaient été envoyés par son ami et correspondant Charles Telfair, habitant de l'Ile Maurice !, Il ajoute qu'un autre de ses amis, plus tard gouverneur, M. Harrison, visita les Seychelles. Il décrit l'aspect offert par les forêts de Cocotiers de Mer poussant par milliers proche les uns des autres, les sexes mélangés et avec de nombreux jeunes plants croissant de tous côtés à l'ombre de leurs parents, dont les plus vieux n'ayant plus que des feuilles Jaunes et desséchées tombent rapidement en poussière.

« À new leaf is formed upon the tree annually and on fal-

« ing away, at the end of the year, it leaves a scar or ring ; « by this it is estimated that 130 years are required before

« the tree attains its full developement. The foliage is the lar-

« gest and most beautiful in young plants... » Ilrépète ici ce que nous savons de leur forme et de leur couleur d'abord Jaune clair, puis verte. » There is a space of about # inches (10 cen-

1. Ch, Telfair fut même un peu plus tard, 1855 à 1858, acting civil commissionner, c'est-à-dire gouverneur civil par intérim de ces iles,

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« timètres) between the rings of the trunk. À Coco de Mer « planted on M. de Quincey's estate on the Isle of Mahé is 13 « feet 1/2 high, has 39 marks or rings, and was planted 40 « years ago (1787) itis a female plant, but there being no male « plant in the island the fruit never comes to maturity !. »

Il nous faut maintenant attendre jusqu'à l'année 1840 pour entendre de nouveau parler du Cocotier des Seychelles. Cette fois c'est un botaniste allemand, Martius, qui donne une excellente diagnose et un peu d'histoire du Zodoicea dans son histoire naturelle des Palmiers publiée en latin à Munich. Nous ne eiterons ici que les parties de ce travail pouvant nous donner des informations complémentaires sur ce que nous connaissons déjà.

Le texte est très clair et montre, aidé d’excellentes planches, comment les fleurs mâles sont disposées dans l'inflorescence scorpioïde, à savoir sur deux rangs alternés : « emergentes alternatim distichi (eincinnati) bracteis biseriatis

summis vacuis... Rudimentum pistilli nullum. Stamina numerosa (24-36)... ».

Pour la fleur femelle, il compte quelquefois jusqu’à 4 loges dans l'ovaire, et avec autant naturellement de stigmates, plus exact en ceci que Hooker qui ne donne au maximum que trois stigmates et trois loges ovariennes. La noix, soudée intimement au sarcocarpe par des fibres, est quelquefois trilobée par suite de l'avortement ou de la coalescence des carpelles. Les feuilles sont plus exactement décrites que dans Hooker qui les donne comme largement ovales, tandis qu’elles sont ici « palmato-flabelliformes ». Il fait remarquer que les spadices sont bruns et persistants. « Spadices inter frondes emergentes, maximi, fusci, perennantes. »

Ses descriptions des fleurs et des fruits sont faites d'après les spécimens pris aux Seychellés par J. Harrison, et transmis par son ami Charles Telfair à Hooker, qui voulut bien les communiquer à Martius.

1. Curtis Botanical Magazine or flower garden displayed, conducted by Samuel Curtis F. L. S. The description of the Lodoïicea Sechellarum by Jackson Hooker L. L. D. In-8, London, 1827. Vol. I of the New Series.

PI. n°5 2734 à 2738.

Il décrit minutieusement le pétiole et les feuilles :

« Petiolus fere dimidiam totius longitudinis æquans, vagina ampla, tandem longitudinaliter findenda amplexicaulis, antice ultra pollicem crassus, superne sulco longitudinali exaratus, subtus convexus. Lamina e rachi media longe praemissa facie cristae linearis extenditur ampla, obovato-subrhombea, basi cuneata, obtusa 6 ped. lata, flabellato-fissa, lacinns per 1 [5 longitudinis connatis, linearibus, apice bifidis, lacinia postica plerumque minore ; versus rachin arcte et eleganter plicata, dum junior tomento dense ferrugineo obsessa ; textura tenui sicca, sub microscopio venarum areolas elegantes subquadrangulares monstrante. »

Il déclare quele spadice mâle sortant à la base des feuilles

où ilest garnide plusieurs spathes : « oblique truncatis ligneo-

coriaceis ad basin, aliisque secundi ordinis ad ramos parvos

vestitur », porte des chatons (amenta) rameux (in ramis), peut-

être les plus grands du règne végétal, puisqu'ils atteignent

jusqu'à 2 pieds et plus de longueur sur # à 5 pouces de diamètre

au milieu, car ils s’effilent aux deux extrémités : « apice brevi-

obtusiusculo ». Les écailles sont décrites d’après deux spécimens de chatons, et cela plus minutieusement que dans

Hooker :

« Squamae... phyllotaxi 18/47 dispositae, peltatae ita est in quavis singula partem interiorem, quasi petiolarem, et exteriorem, sive laminarum, distinguere queas. Pars squamarum interior cuneiformis cum axi spadicis arctissime connata, colore testaceo ; pars peripherica transverse linear oblonga et applanata, vicinis anterioribus dense imbricata, utroque latere cum lateralibus connata, lineas 15 et 18 longa, 6 circiter lata, in uno latere, quam in altero nonnihil latior, fusca, ipso in margine fere nigricans, versus marginem anticum extenuata, leviter crenulata et medio emarginata ; postice quaevis squama uno latere (in nostro specimine latere sinistro) excavatur sinu profundo usque ad axin spadicis producto, quocum concavitas vicinae squamae impressa ita conspirat ut fovea s. cella ampla formetur, cui funiculus multiflorus immersus haeret : flores promittens lenta successione deorsum efflorentes. »

Il donne une description si nette de l'inflorescence et des fleurs elles-mêmes qu'il y a lieu de la transcrire ici in extenso, d'autant qu'elle complète celle de Hooker :

« Constituitur autem talis fasciculus s. cincinnus duplhiei « serie bracteolarum sub- 30, alternatim positarum sibique « partim imbricatarum praecedente una majore in 1mo fundo « foveae, quae bracteae omnem fasciculum parienti stat ex « adverso. Bracteolae interiores (in quavis serie circiter 10) « vacuae, reliquae floriferae (cfr. Tab. Z. V f. VIII. Introd., « p. exv. B I et CXXVIIT !) omnes lineari-lanceolatae, acu- « tae, longitudinaliter nervosae planiusculae, basi plus minus « oblique adnatae, indeque, ob mutuam tam ipsarum quam « florum pressionem, arcuatae s. falcatae, 4-5 lin. longae, 1- « 1 1/2 latae, castaneae, margine pallidiores. In pluribus quos « examinavi, racemis flores defuerunt, quasi elastica squama- « rum pressione expressae fuerint.

« For. Mas. 4-5 lin. longi. Calyx triphyllus. Foliola oblan- « ceolata, versus basin cunealo-attenuata et fundo plus minus « connexa, apice obtusa et rotundata vel cristula aucta, lon- « gitudinaliter nervosa, colore carneo fuscidulo. Petala rubella. « Stamina 24 aut 25 (Hooker dit 15-20 ; Labill., 20 à 36\e « basi perigonu. Filamenta calyce inclusa tenuiora, lineari et « angusto oblonga apice rotundata perbrevia compressa, ima « basi in corpus carnosum coalita, alba. Antherae subbasi « fixae, lineares truncatae, locellis binis interioribus paullo « altius promissis, non solum omni longitudine sed et vertice « aperiundae flavae. Pollen globoso-ellipticum rima longitudi- « nali hians, flavidum, membranam exteriorem exhibens e «pluribus cellis densis factam. » C’est la première description que nous ayons du pollen qui est aussi montré fortement grossi dans la figure 13 de la planche 122. Celle-ci donne également,

parfaitement dessinées, deux vues (2 et 3) des écailles du cha-

ton en grandeur naturelle : l'une représente la partie supérieure

1. C’est la planche ZV, fig. VIII de l'Introduction. Le faisceau floral vu par la partie supérieure et fortement grossi montre parfaitement la disposition des fleurs et la forme crénelée du bord des pétales, ainsi que l'écaille séparant les fleurs,

Annales du Musée colonial de Marseille, Page 250.

3° série, 1% volume 1915.

AA vel C474 ET T]

o RE nn D on D nn el PI. VIII. — A.A.Fauvel, 1906. Fig. 1-2. Deux sections d'un chalon de fleurs

mâles montrant les fleurs à divers états. Fig.3,4,5, 6. Fragments de chaton montrant les fleurs à divers états.

Fig. 7. Fleur mâle ouverte (Fig. 1 à 7 en grandeur naturelle),

Fig. 8. Diagramme schématique d'une fleur mâle grossie.

Fig. 9. Grain de pollen fortement grossi.

Fig. 10. Diagramme schématique d'une fleur femelle réduite.

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a dorso de trois écailles ; l'autre, la face intérieure de deux

; autres avec la loge du groupe floral. Celui-ci est dessiné fermé: « a fovea depromtus eum bracteis fertilibus et sibi appressis « sterilibus a verlice visus », fig. #. La figure 5 montre vues de côté les fleurs de l'extrémité du faisceau Cincinnus avec les bractées stériles ; le n° 6 est un autre faisceau plus petit vu de côté ; T est une fleur entière fermée : 8 la corolle avec les étamines, entr'ouverte ; 9 le bouquet d’étamines (androecium) ; 10 une étamine (face ventrale) ; 11 une autre (face dorsale); 12 la même vue de côté. Dans toutes ces figures, plus grandes que nature et d'échelles différentes, le grossissement n'est pas indiqué. 14 le pistil avant son développement, en grandeur naturelle.

Cette même planche montre : I le chaton de fleurs mâles, choisi parmi les moindres et de grandeur naturelle, avec, à côté, | une section horizontale laissant voir 12 alvéoles de fleurs et la façon dont celles-ci (deux sont figurées) sont fixées à l’axe du chaton, grandeur naturelle. [T est aussi en grandeur naturelle, l'extrémité d'un spadice femelle avec deux fleurs dont l'une est déjà fécondée et double de grosseur de la première. Enfin III, une drupe entière : « in perigonio nucem simplicem fovens, magnitudine dimidio imminuta. » Elle est allongée et terminée en pointe arrondie. La description du spadice femelle, étant aussi parfaite que possible et beaucoup plus complète que celle de Hooker, mérite aussi d'être citée en entier.

« Sranix Foëx. 4-5 ped. longus, suffultus pedunceulo pedem « et quod excedit longo, inter frondes erumpente teretiusculo « antice, incrassato, robusto, pendulus, ramosus, ramis e spa- « this alternis. Rachis flexuosa, dense obvoluta spathis cras- « so-coriaceis rufo-fuscis cylindricis, orificio truncato vel « emarginato, margine extenuatis et irregulariter crenatis. « Hisce spathis flores foeminei nonnulli breviter pedunculati « distiche immersi sunt diversae aetatis et magnitudinis et aucto « volumine inde emergunt, tune spathas suas cristarum specie « revolventes. Tomentum rufum per juniores spadices spar- « sum mox deciduum. Passim inter flores fructusque semi-

maturos apparent processus conici 4-6 poll. longi, pariter ac rhachis primaria spathis vaginati, qui verisimiliter pro ramis spadicis sunt habendi cum floribus nonnullis abortientibus et legitimam molem inter reliquos non adipiscentibus. Flos foemineus depresso-globosus, virgineus magnitudine ovi gallinacei mox capitis infantis, affert calycem et corollam triphyllam foliolis crasso-coriaceis, versus marginem extenuatam flexuosis, concavis sibique arctissime imbricaus.

« Pistillum lato-ovatum, ima basi subpedicillatum 1bique, auctore cl. Hooker callis tribus transversis linearibus (forsan rudimentis petalorum interiorum ?) instructum exhibens in parte inferiore loculos tres compressos, in als vero, tanquam abortivis, locullum nullum rite evolutum. Stigma sessile, apertura parva triloba pertusum. Ovulum plerumque unicum evolutum, rare 2 aut 3. Spadix singulus, 4-6 fructus trium annorum spatium maturare dicitur. Fructus ingentis molis forsan omnium Monocotyledonearum maximus, est drupa lato-ovata, elliptica aut obovata, obtusa rariusve acutiuscula, aequalis aut hinc compressa, imo pedem cum dimidio longa, sessilis in perigonio amplicato spithamam lato, cujus foliola lato-transverse oblonga, basi sunt incrassata et gibba, versus marginem attenuata et inaequaliter incisa. Epidermis laevigata glabra, nitida, olivaceo-viridis. Cortex nonnullos pollices crassus, spissus, griseo-fucescens, fibris longitudinalibus ramosis, percursus atque earum ope eum nucleo arete connatus. Pyrenae plerumque solitariae, raro 2, rarissime 3 evolvuntur, fructu tunc in molem praegrandem aucto ; substantia ossea, colore nigricante ; singula pedem longa, lato-ovata vel elliptica, basi rotundata, superne profunde biloba, in latere exteriore convexa, in interiore compressiuscula, in commissura loborum crassior, extus sulculis tenuibus exculpta, intus laevigata atque repleta albumine, priusquam maturavit gelatinoso, pellucido lacteo dulci, demum indurescente atque substantiam corneam duram albam sistente. Embryo intra commissuram loborum in fovea albuminis, ellipticus, lacteus, quam albu-

« men tenerior, magnitudine fabae minoris. Interdum fit, ut « duae pyrenae in unum corpus coalescant, aut utroque cujus- « vis lobo evoluto, aut uno alterove abortiente qua quidam « ratione fructus quadrilobus aut trilobus formatur nunc duos « embryones, nunce unum solummodo ferens. Rarissimo exem- « plo pyrenae quadrilobae obventunt. »

I le fait encore pousser spontanément : « in duabus solum- « modo parvis insulis 15 stadia distantibus ; quae Curiosa « aut Praslin et Rotunda appellantur ». Ici il se trompe il s'agit bien des 3 îles Praslin, Curieuse et Ronde, et non de deux seulement, car il confond Praslin avec Curieuse, prenant ces deux noms pour ceux d'une même ile.

Sur la foi d'anciens auteurs, il attribue encore, par erreur, la découverte de Praslin à Mahé de la Bourdonnais en 1743, qui l'aurait baptisée Ile des Palmiers, à cause du grand nombre de cocotiers ordinaires et de Lodoïcées dont il l'aurait trouvée couverte. Cette histoire n’a d’exact que ceci: c’est que Lazare Picault avait été envoyé en 1742 à la découverte de cet archipel par Mahé de la Bourdonnais qui l'y renvoya en 1743 et 1744, puis en fit prendre possession par M. Morphey en 1756.

La planche 109 montre en couleurs un paysage de |l'île Curieuse avec, au premier plan, deux Cocotiers de Mer, l’un mâle en fleurs et l’autre plus grand, femelle, avec 3 régimes de fleurs et fruits. Ils sont un peu plus petits et un peu moins finement dessinés que ceux de Ja planche de Hooker dans le Botanical Magazine, mais comme ceux-ci ils ont un tronc grêle et légèrement tortueux, s'accordant d’ailleurs avec la description de Martius, mais un peu moins avec la nature réelle de l'arbre, telle que nous la révéleront plus tard les photographies. Ce dessin est dû au crayon de Edme Fraser qui l'a fait sur place.

Dans la planche X, on trouve, fig. 1, une noix coupée verticalement pour montrer la position de l'embryon à la jonction des deux lobes. Il est peint en bleu clair se détachant sur le blanc pur de l’amande durcie, tandis que le centre (encore mou ?} de celle-ci est gris jaune. La noix est d'un noir violacé extérieurement et jaune brun clair dans la partie sectionnée. Cette

figure est au tiers de la grandeur naturelle, 0 "125 >< 0759. La fig. 2 est, comme la précédente, une reproduction également au tiers des dessins de P. Jossigny que nous avons trouvés dans les manuscrits de Commerson et qui représentent : un champignon « forsan agarici species (Cfr. Introd. Cap. I, « S 147) qualis e nuce maldivica enascitur, a facie inferiore. « m. n., etfig. 3: Ejusdem caespes integere putamine pro- « pullulanst. »

La synonymie est fort bien indiquée ainsi que les noms des auteurs ayant parlé du Coco de Mer et de l'arbre qui le produit. Nous les avons déjà tous cités à leur place respective, d'après les dates de leurs publications. Notons seulement cette remarque de Martius :

« Auctores nonnulli hane saepè cum Cocoë nucifera con- « fundebant (Cfr : Dalechamp, Il, p. 1762; Nieremberg, « Hist., p. 297 et inter recentiores : Veinm., Phytanth. « Iconogra., IV, p. 11 et t. 781.) »

Parmi ceux que nous n'avons pu trouver il cite: Gmelin, Syst. natur., Il, p. 569; Wildenow, Spec. Plant, IV, p. 402, n. 6 ; Gieseke, Lin. Prael. in ord. nat., p.86; Linné, Gen. Plant., edit. Spreng., p. 448, n. 2213; Lamarck, Encycl. Suppl., I.

Après Martius, Endlicher et Kunth, en 1843, se contenteront de résumer en une vingtaine de lignes les diagnoses de Labillardière, Hooker et Martius. Ils ne nous appennent rien de nouveau sur le sujet ? 5.

Charlier, décrivant dans l'Univers pittoresque, en 1848, l’île

1. C. F. de Martius, Historia naturalis palmarum a Carolo Fried. Phil. de Martius (La date de l'achèvement du manuscrit est ainsi fixée à la fin de l'introduction : Dabam Monachii ex Museo Regio Botanico die XVII m, Aprilis a. MDCCCL (1850) natali LVI, 3 vol. in-folio, Munich, 1843. Vol. Ill, p. 221. Tab. 109-122. Tab. X, fig. I, I, Il et Tab7° V. fig. VIII. Lodoicea Seychellarum.

2, Endlicher, Genera Plantarum, 1843, Lodoïcea Seychellarum.

3. C.-S. Kunth., Enumeratio plantarum omnium hucusque cognitarum secundum familias naturales disposita, adjectis characteribus, differentiis et synonymis, auctore Carolo Sigismundo Kunth. Stutgardiae et Tubingae sumtibus J. G. Cottae M.DCCC.XLIII (1843). In-8°, vol. IT. Palmae, p. 225, Lodoicea,

Aunales du Musée colonial de Marseille.

3° série, 1° volume 1915.

\Moche de Mablance 1891, Lodoicea Sechellaruin. Arbre mâle

«4 \ahé. Sey chelles.

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