‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 5)Chapitre 19 sur 62 · Cibotium Barometz ; poils. - — Fougères. — Importé · texte numérisé non relu

Cibotium Barometz ; poils. - — Fougères. — Importé

C’est l’ancien Polypodium Barometz de Linné, barometz étant l’altération, par erreur de transcription, du mot russe baranetz, qui signifie «agneau».

C’est une Cyathéacée dont la tige reste basse, plus ou moins rhizomateuse, de 30 centimètres de hauteur sur > centimètres d'épaisseur. Son aire de répartition est l’Asie orientale (Inde et Chine), la Malaisie et les Hawaï.

Dès le Moyen-Age, les tiges, couvertes, vers le sommet, par les abondants poils roux qui garnissent les bases pétioaires et les toutes jeunes feuilles, étaient exportées, par les caravanes tartares et scythes, de la Chine vers l’Europe ; et c'était le frutex tartareus et l’agneau de Scythie du com-

merce, le nom d’«agneau» venant de la vague ressemblance que pouvaient avoir avec cet animal ces trones laineux portant encore les bases des pétioles (1).

Ce sont les poils, roux, de 2 à 5 centimètres de longueur, filformes, à cloisons espacées, avec larges cavités, qui, employés comme hémostatique, sont la partie principalement utilisée de la plante. C’est le penghawar Djambi (ou « remède de Djambi ») de Malaisie et Le kou chi des Chinois.

Après être tombé dans l'oubli en Europe, cet hémostatique fut, vers 1890, de la part du Dr Winke, de Saint-Pétersbourg, et relativement à son pouvoir coagulant, qui est réel, l’objet de recherches qui ramenèrent, mais tout momenta. nément, l’attention en Russie et en Allemagne.

Au Tonkin, où l’espèce existe, les poils servent comme ouate végétale.

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