‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 116 sur 363 · ÊTES · texte numérisé non relu

ÊTES

(En tonnes)

Guinée Française........... » » 374 COLE ANOITER Se ree/ Rue. 9.83 6.01% L.983 D'AhOMEV A LR EPS 8.368 3.887 9:597 Afrique Equatoriale......... 152 119 8%

En palmistes :

(En tonnes)

SOHÉ PAL SE LE IN REA 902 1.901 1../29 Guinée Française........ 2850 5.472 5.829 COLE IVOITR EME EEE 3:365 6.949 6.112 DAROMEMEMET NE er. 29997 26-371 29269927 Afrique Equatoriale... ... 691 975 1.167

Toutes ces exportations représentent, par conséquent, approximativement 15.000 tonnes d'huile de palme et 35.000 tonnes de palmistes, c’est-à-dire une quantité d'huile de palme à peu près égale à nos besoins et, par contre, une quantité de palmistes qui paraît largement supérieure. Et la conclusion semblerait que, tout au moins au point de vue de notre industrie, nous n'avons nul souci à avoir au sujet de la production des amandes, non plus que pour notre approvisionnement en ce qui concerne l'huile de palme.

Mais, ainsi présenté, le problème est mal posé, parce que nous paraissons admettre : 10 que nous n’augmenterons pas notre consommation industrielle d'huile de palme ; 20 que nous délaisserons comme autrefois les palmistes que l’Alle-

(ee)

magne ne dédaignait pas et que l'Angleterre maintenant apprécie.

Or ceci ne peut pas et ne doit pas être ; et voilà pourquoi il nous faut prévoir, pour nos industries, une plus forte production à la fois d'huile de palme et même d'amandes.

Et est-ce à dire alors que des inquiétudes seraient justifiées ? Non, certainement, si nous songeons aux faibles quantités qui, somme toute, nous manquent ou pourront nous manquer, car ces quantités, nous les obtiendrons très aisément dans nos possessions, à la condition que, ne perdant pas de vue nos possibilités coloniales, nous voulions bien faire un effort — mais effort indispensable — parallèle à celui de nos voisins (1).

Et cet effort doit tout de suite consister :

En premier lieu, dans le perfectionnement de l'outillage et des procédés d'extraction de l’huile de palme ;

En second lieu, dans l'aménagement cultural des palmeraies et l’accroissement des plantations.

Or, sur ce dernier point, et si nous voulons nous livrer à une culture méthodique, il est une nécessité primordiale : bien connaitre les diverses variétés de palmiste, pour ne multiplier que celles qui, par leurs conditions de végétation et leur rendement, méritent d’être conservées et propagées.

Et ce que nous voudrions tenter ici, c’est de résumer, dans une sorte de classement tout artificiel, les principales observations déjà faites, au point de vue morphologique ou chimique, sur les fruits de queiques-unes de ces « variétés

En nous hasardant à cet essai, auquel une toute récente étude botanique de M. Beccari (2), nous a semblé pouvoir servir de base, il est bien entendu que nous ne lui attribuons qu'une valeur très provisoire ; mais nous croyons qu'il peut être utile, pour les recherches ultérieures, de rapprocher dès

(1) M. le Gouverneur Angoulvant estimait récemment à 100,000 [onnes d'amandes et à 50.000 tonnes d'huile de palme les possibilités de pro duction de l'Afrique Equatoriale.

(2) O. Beccari : Contributo alla conoscenza della Palma a olro. Florence,

maintenant des résultats qui, pour la plupart, ont été jusqu’alors séparément mentionnés par divers auteurs (1).

Nous avons dit classement et non classification ; et on ne pourrait, en effet, raisonnablement, à l'heure actuelle, prétendre établir une classification rationnelle des variétés de palmiste. Celles mêmes de ces variétés déjà connues le sont trop incomplètement : nous sommes, en outre, trop peu renseignés sur le degré de fixité et les causes réelles des caractères différenciels qu’elles présentent. Beaucoup de particularités peuvent n'être que le résultat plus ou moins durable d’une amélioration culturale ou, au contraire, d’une dégénérescence pathologique.

C’est, par exemple, au second de ces deux facteurs que M. Beccari tend avec raison à attribuer les variétés ou formes. que nous allons désigner sous les noms de pistfera, gracilinux, leucocarpa, albescens, spectabilis, idolatrica.

Les variétés pisifera et gracilinux, dont le noyau, très réduit, est localisé dans la partie supérieure du fruit, représentent un état caryolytique.

Les variétés leucocarpa et albescens, à fruits blancs, peuvent correspondre à une décoloration qui est également l'indice d’un état morbide.

Les variétés spectabilis et tdolatrica, dont les segments foliaires ne se sont pas déchirés, ce qui donne à la feuille un aspect vaguement flabelliforme, constituent également des anomalies. |

La rareté de la plupart de ces variétés, dont les caractères

(1) « Investigations in connection with the African palm oil industry ». Bulletin of the Imperial Institute, 1909. — J. Adam : « Le Palmier à huile en Afrique Occidentale ». Agriculture Pratique des Pays Chauds, 1908 et 1909. —— Preuss : « Die wirthschaftliche Bedeutung der Olpalme ». Der Tropenpjilanzer, 1902. — Strunk : « Zur Olpalmenkultur. ». Der Tropenpflanzer, 1906, — A. Chevalier : Documents sur le Palmier à Huile. Challame], 1910.

semblent d’ailleurs devenus héréditaires, est certainement une confirmation de cette hypothèse.

D'autre part, la similitude de caractères que semble relever M. Beccari entre des variétés qui ne sont distinctes que par la teinte noire ou verdâtre de leurs fruits non mûrs nous empêche de donner à cette couleur avant maturité l'importance que. lui a attribuée M. Chevalier en en faisant la base d’une subdivision en deux sous-espèces.

M. Chevalier, en effet, groupe dans la sous-espèce nigrescens les variétés communis, sempernigra, Ceredia, macrophylla, ete., dont les jeunes fruits sont noirâtres, et dans la sous-espèce oirescens les variétés repanda, intermedia, gracilinux et spectabilis, dont les jeunes fruits sont verdâtres.

Or, pour M. Beccari, la variété repanda, sauf par cette teinte des fruits, ressemble à la variété dura : l'intermedia se rapproche dans les mêmes conditions de la variété tenera : la gracilinux correspond de même à la pisifera, et la spectabilis ne serait, comme l’idolatrica, qu'un état symphyllique de la dura.

Quant aux variétés macrocarpa et Ceredia (quand cette dernière ne présente pas du moins la caryolyse), les dimensions de leurs fruits et l'abondance de la pulpe amènent tout naturellement à les considérer comme des formes fortement améliorées par la culture.

Qu'on ajoute à cela que de nombreux types de transition relient toutes ces variétés et on se rendra compte qu'il sera peut-être bien difficile d'aboutir jamais à une classification systématique, à laquelle, au surplus, on n’est encore qu'imparfaitement arrivé pour les variétés de nos espèces culturales françaises.

Mais ce qui, heureusement, pour le palmiste, importe surtout pour le moment est moins l'établissement de cette classification rationnelle qu'un classement provisoire — d'un provisoire plus ou moins durable — qui faciliterait, au point de vue pratique, la comparaison des variétés ou formes déjà connues et un peu étudiées ; et, à ce point de vue, il nous semble qu'il est possible, sans grand inconvénient, de ne pas nous attarder

outre mesure à rechercher s'il s’agit dans chaque cas particulier d’une variété ou d’une forme.

Nous placerons donc sur le même rang, dans la description qui va suivre, et en les désignant uniformément comme variétés, toutes les modifications au type spécifique guineensis sur lesquelles nous possédons, notamment en ce qui concerne les fruits, quelques données morphologiques ou chimiques.

Sous ces réserves, et si nous faisons abstraction des causes naturelles, culturales ou pathologiques qui ont provoqué ces modifications, pour n’envisager que les caractères acquis, nous pourrons établir le tableau suivant :

J. — Noyau épais (de 2 à 4 millimètres d'épaisseur).

A.— Fruits noirâtres avant maturité et rouges après, au Inoins dans la partie inférieure. R

19 Fruits pesant ordinairement moins de 10 grammes :

a) Pulpe ordinairement de 2 à 3 mm.

d'épaisseur.

a’) Fruits non anguleux, ou seulement dans le bas, de 35 à #0 mm......... var. dura b’) Fruits très anguleux de 35 à 40 mm. var. angulosa b) Pulpe pouvant avoir 4 à 5 mm. d’épais. var. Ceredia c) Pulpe ordinairement de 1 mm.5 à 2mm.5 a) Fruits lonssde 55/4358 mme var. sermudura B) Fruits longs.de 23 à 27 mm.:.°2. var. fatua 20 Fruits ordinairement de plus de 10 gr. :

a) Noyau obové, de 30 à 31 mm. de lon-

rueur, d'paroi des à Æ mm TIME" var. macrocarpa. b) Noyau sphérique, à paroi de 3 mm. à D DAT 0 nc Ne DER EEE DE SEE var, macrophylla c) Noyau sphérique ou obové, à paroi de Da DANORO I SE NE es are Var. nACrOCarpa B. — Fruits verdätres avant maturité, rouges après.

1° Segments foliaires non soudés. Noyau irrégulièrement.globuleux 2:22" 2702: var. repanda 20 Segments foliaires soudés. Noyau ovale. var. spectabilis

C. — Fruits noirs avant et après maturité.... Var. sempernigra

D. — Fruits blanchätres avant maturité ; mésocarpe peu fibreux, novau lisse, grand. var. albescens

IT. — Noyau miNcE (2 millimètres au plus d'épaisseur).

A.— Fruits noirâtres avant maturité et rouges après, au moins dans la partie inférieure.

19 Fruits non rostrés au sommet.

a) Segments foliaires non soudés.

a’) Fruit de 22 à 28 mm. sur 18 à 22 mm.

Noyau dans toutelalongueur du fruit. var. tenera b’) Fruit de 23 à 28 mm. sur 16 à 19 mm.

Noyau réduit, dans la moitié supé- Bet Œuibuil Ets re à. var. pisifera (1) b) Segments foliaires plus ou moins soudés.

Fruit de 20 à 26 mm. sur 16 à 17 mm.. var. cdolatrica 20 Fruits rostrés au sommet (2), au moins ES OA ol er RE RIM TEE EE ASSET var. rostrata (2)

B. — Fruits verdätres avant maturité, rouges ensuite.

1° Noyau dans toute la longueur du fruit.... var. entermedia 29 Noyau réduit, dans la partie supérieure PTE nn Mio te ISIN) ER ,. Var. gracilinurT

Page 1