‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 117 sur 363 · C. — Fruits blanchâtres avant maturité, rouges ensuite · texte numérisé non relu

C. — Fruits blanchâtres avant maturité, rouges ensuite

Noyau réduit, dans la partie supérieure du RE ES D NE EC En à var. leucocarpa

Nous ne saurions trop répéter que ce tableau peut donner prise à la critique. On pourrait nous reprocher, par exemple, d’avoir donné à des variétés qui, comme les deux dernières, ne sont peut-être que des états pathologiques, la même valeur qu'à d’autres variétés certainement plus réelles, comme la variété dura etela variété Ceredia. Nous avons aussi éloigné des variétés qui, comme les variétés dura et tenera, sont peutêtre plus voisines que ne le sont entre elles la variété dura et la variété macrocarpa ou la variété macrophylla.

Enfin le défaut général de ce tableau est d’être basé sur des

(1) 11 y a cependant aussi un état caryolytique de la variété Ceredia qui pourrait plus ou moins correspondre à ces caractères.

(2) Cette variété rostrata est placée ici sous la réserve que la couleur première du fruit est ignorée.

caractères dont la constance n’est peut-être pas suffisamment assurée par les trop rares échantillons examinés jusqu'alors pour certaines variétés. Nous croyons cependant qu'il peut être utilisé pour les recherches ultérieures ; 1l montre aussi comment la repanda (à fruits verdâtres), la spectabilis (à segments foliaires soudés) et la sempernigra (à fruits toujours noirs) peuvent se rattacher à la dura, tandis que l'intermedia (à fruits verdâtres), l’idolatrica (à segments foliaires soudés) se rapprocheront peut-être plutôt de la tenera. Il montre bien aussi immédiatement comment la graculinux se rapprocherait de l’intermedia dans la section des fruits à noyau mince, pendant que la pisifera (qui est un état caryolytique analogue) se rapprocherait de la tenera, mais, au reste, tenera et intermedia ne se séparant guère que par la couleur première des fruits.

Nous résumerons maintenant, dans l’ordre même du tableau, quelques caractères morphologiques et chimiques de ces « variétés ».

Variété DURA

C'est l'Elæis nigrescens var. communis de M. Chevalier, la variété communis forme dura de M. Beccari ; et c’est la variété la plus répandue en Afrique occidentale. Elle croît du Sénégal à la Guinée française, à l'exclusion de toutes les autres variétés, et elle est aussi la forme dominante depuis Sierra- Leone jusqu’à la Nigérie du Sud. C’est encore, d’après M. Beccari, la forme ordinaire du Congo Belge.

D'après M. Chevalier, c’est le deyaya du Dahomey, et, d’après M. Beccari, l’abe-ba de la Gold Coast et peut-être l’afia ekpo oyop (dialecte ibibio) de l’Old Calabar, puis aussi, en Nigérie, l’udin (dialecte du Bénin) de la Province centrale, l’ak porro-jub (dialecte efik) de la Province orientale et l’ope pankora (dialecte yoruba) de la Province occidentale. Peutêtre est-ce le dihoho de l’Angola (var. macrosperma de Welwitsch).

Les fruits (PI. I, fig. ; PI. IT, fig. IV'et VIIT; PL III, fig. 1, XIV, XVII, XVIII), sont assez gros, ovales, quelquefois ventrus au mulieu, rétrécis et anguleux, par suite de compression mutuelle, dans le bas. Ils sont longs de 35 à 38 millimètres et larges de 22 à 25 millimètres, et sont ou entièrement rouges, ou rouges dans la moitié ou le tiers inférieurs, noirs dans le reste. Pulpe de 2 à 3 millimètres d'épaisseur. Le noyau assez volumineux, obovale, arrondi en haut, occupe presque toute la longueur du fruit et a une paroi de 2 à 4 millimètres.

Pour des fruits de la variété communis Chev., qui correspond, croyons-nous, à cette variété, Hébert a trouvé :

EN TR M NPA RTE CEA ES MAIRE Re MONTE AITAMO US MOT Rs à e doiinie n es 65 % PTE EN SRE MAT PER CROP EEE 18 % Éturle-pourcéentde pulpe 1:51: 1er eue 41 = — ÉRMREE ST ET ie es 22 Eosiondedl huilé. de pulpe »: 1:23: 1070 420 Densité au-pOint de flision 7, 1. 0,882 LICE SAPOMTEE AIO. 2 222. rudes: 201 UM LORS. 2 2e SNS ST Ve M d'ée 0,8 ME, OT RP M Te PAP Po PC TE 43,8 ON a Li Le ei MP I RE TO PA ETES 98 FUBONR des ACIdES DTA, Le one nee 469

D'autre part, c’est à cette même variété de Beccari que doit sans doute aussi être rapportée une autre analyse de Hébert faite sur le deyaya du Dahomey, et dont les résultats sont les suivants :

ae ed de md un vire 28 PE ACT ETS OF PCR ORNE 72 Hule-pour cenbdepuliper..:. 2... 1... 43 — MO RON SP NA RE nes da tae rue 21 Fusion de l'hunlé de pulpe. 27, 2... 20 Densité au point de fusion .................. 0,881 Indice de saponification...............,,.,4. 201 ONE ER Me en dede ee cd ns 0,8 RE I CA A TI meta 40e er à pue e 48 PE ER RL Ve ea ns De nées 0 à 96,2

DUB OOS ACRTIOS QTOE en re asso de soie see» 0 189

Pour l’abe-pa, de la Gold Coast, le Bulletin of the Imperial Institute donne comme moyennes (1) : :

Dimensions du frite se ee 30 X 20 mm.

POIdS RER RE PP NT CRE 7 gr Pulpes rs De EN ir res dt 29 202 NOIRE RER NE RES ES eee JAZSE Humidrité-de‘ pulpe". "2er 16,379 Huile pour cent de pulpe fraîche ..... 65

—— de pulpe sèche ,...... 73,6

= — du fruit entier. :..... 19 Dimensions du noyau: 5.2 Re 27. K A7 mme Poids du nova ME RP 4 gr. 4 Bpaisseur de la:coque : 25.772 3 mm. 75 Dimensions de l’amande ............. 17,5-:X AOCmINr. Poids de l'amandess +140 ten 1 gr. 6 Amande pour cent de frnit. 27 00x" 22 Humidité de Pamande::::; 2 20 Huile pour cent d’amande fraîche ..... 41

— — d’amande sèche ...... 151

Pour des échantillons de la Nigérie, il a été trouvé :

Ope-pankora Udin

DD er a me ee RCE 0007 DAT NOYAL AE NS NE TR 64 % HT Humidité de 1x pulpe :::..:....:.7. 20 6,8% Huile pour cent de pulpe himide.... 54 66

— — de pulpe sèche... …. 72 70,5 Huile — du fruitiéentien 2: 19 16 Amande — dénoyan rire. 30 »

Elumidiéide Famande ss 22e, » 8,3

En employant à l’Imperial Institute les méthodes indigènes d'extraction avec les fruits d’abe-pa, de la Gold Coast, il a été obtenu 11,2 p. 100 d'huile, sur une teneur que nous avons dit être de 19 p. 100.

(1) Tous les chiffres que nous donnerons pour la Gold Coast, dans ce tableau et dans les suivants, d’après le Bulletin of the Imperial Institute, se rapportent à des fruits qui ont été conservés dans de la sciure de bois humide.

Variété ANGULOSA

Cette variété est l’okoro oyop, l’okporokpo et l’ikrok eyod du Vieux-Calabar.

Les fruits (PI. IT, fig. III; PI. TT, fig. XIII) ont, comme dimensions, 30 à 35 millimètres sur 22 à 24 millimètres et sont très irréguliers et anguleux. La pulpe a 2à3 millimètres d'épaisseur. Le noyau, très variable, est globuleux ou turbiné, avec une paroi de 2 à 3 millimètres.

Il est assez difficile de dire si c'est à cette variété que se rapportent réellement les nombres donnés par l’Imperial Institute pour l’ok-po-ruk-pu, ou ak-por-ro-jub, de la Nigérie, car, d’après M. Beccari, ces mêmes noms s’appliqueraient aussi à la variété dura.

Ce n’est, par conséquent, qu'avec doute que nous plaçons ici des analyses qui se rapportent peut-être à la variété précédente.

MR RS En out ad aetnre den d'os NN 0 y le! ETC UT 4 PALAU PASSER DRE AE LT PE ON el ES Éerioité den DuipDer: 2 MEN R E r 29,8 % Huile pour cent de pulpe humide ............. 58,2 — RS A2 AC MDOL SCO LS Er aire PA de 83 — ac UROVAU ENLIOTS RS a «ie ce 26 Amande:pour cent'de noyau... 15222. 04400 à 20 — — De PRULR ÉLUS ruse a de 11 —— -— DEITOESEC à Re are 10,5 Emo de FAMANAES NT ER nn nes de sun » « 20,2

Cette variété angulosa serait assez voisine de la variété fatua que nous citerons plus loin, mais serait d’un meilleur rendement en huile, car sa pulpe est plus épaisse.

Variété CEREDIA Chev.

C'est le ceredi et l’ahié na sran de la Côte d'Ivoire, où, dans la région des Lagunes, les indigènes le considèrent, d'après M. Chevalier, comme le meilleur de tous les palmistes.

D’après M. Beccari, c’est l’adi-be de la Gold Coast et l’osok eyop du Vieux-Calabar. Ou du moins cet osok eyop serait intermédiaire entre la variété tenera et la variété Ceredia, mais en avoisinant surtout cette Ceredia.

Les fruits (P1:1I, fig. VIT et VIIL ; PI I, fig. [et XIV, et PL ITI, fig. V, VIet X 1”) sont oblongs, ovales-oblongs-ou ovaleselhptiques, de 30 à 50 millimètres de longueur sur 15 à 20 mil- . limètres de largeur ; ils sont d’abord noirs, puis rougeâtres à la base et d’un pourpre noirâtre dans le haut. La pulpe est abondante, mais peu fibreuse, et a jusqu à 4 et 5 millimètres d'épaisseur. Le noyau est de dimensions variables. Il peut même manquer, ou être tout au moins très réduit (état caryolytique). En général cependant il est assez gros, avec paroi mince, mais dure et bien sclérifiée. Il est souvent obové, la partie globuleuse correspondant à peu près au milieu du fruit. La graine est sphérique ou un peu ovoïde, de 7 à 12 millimètres de diamètre.

Les individus sans noyau ou à noyau très réduit, qui constituent la forme caryolytica Becc. (PI. IT, fig. XIII et PI. III, fig. XXI) sont l’abedam-adibe de la Gold Coast, qui ne serait toutefois pas à confondre avec l’abedam décrit plus loin comme variété fatua. Les fruits ont de 28 à 32 millimètres sur 15 à 20 millimètres : et, dans la moitié supérieure du fruit, est une graine pisiforme, de 6 à 7 millimètres, avec noyau très mince.

Evans dit que les fruits de l’adi-be, par les méthodes indigènes, donnent 25 à 28 p. 100 d'huile.

Variété SEMIDURA Becc.

M. Beccari considère cette variété comme intermédiaire entre la variété dura et la variété semidura.

C'est l’abe-tuntum de la Gold Coast.

Les touts (PISTE: Ge X cet PL: TT he PS6 assez gros, de 35 à 38 millimètres sur 20 à 27 millimètres, obovales ou globuleux-obovales, atténués, et plus ou moins

obtusément anguleux en bas. La pulpe à { mm. 5 à 2 mm. 5 d'épaisseur. Le noyau, assez gros, sphérique ou un peu turbiné, a une paroi qui varie de 2 à 4 millimètres ; il pèse de 5 à 8 grammes. La graine est large de 15 à 16 millimètres, ou quelquefois seulement de 11 à 12 millimètres.

Le Bulletin of the Imperial Institute donne pour cette variété les nombres suivants :

Dhoersrone dUÉRUIt-2-225.. 2e 31,25 X 20 mm.

IT ECS ET LA ERRETE PRET HE EN RRS RR CRE RENE SRE RSS 36% NO Re, 64 % Humidité de la pulpe............. NES 10 Huile pour cent de pulpe fraîche..,... 48 ,7

— pour cent de pulpe sèche....... 70,5 Dimensions duo var Ter. 24 X 17 mm. 5 Por TO ARE HS AN TOR Le rel gr. 9 Epaisseur de ldcoque: 22 2:12, 3 Im. 75 Dimensions de l’amande ............ 15 X 10 mm. Poids der amanae ENCRES EEE TE l'or, 2 Amande pour cent de fruit.:..:.......:18 Amande er CIC TOY AL S Le Peu 2 ce 28 Houutigsé del’amandeé 223. 742. 22-029 Huile pour cent d’amande fraiche..... 44 Huile — d’amande sèche ..... 57

Par la méthode indigène, on a obtenu, à Londres, 13,7 p. 100 d'huile, sur une teneur de 17 p. 100 (alors que, pour la variété dura, il a été obtenu 11,2 p. 100, sur une teneur de 19 p. 100).

Variété FATUA Becc.

M. Beccari pense que cette variété est une forme sylvestre.

C'est l’abe-dam de la Gold Coast.

Les fruits (PI. IT, fig. XV et PI. III, fig XXIII) en sont plutôt petits (de 23 à 27 millimètres sur 19 à 22), ovales ou largement ovales, ventrus vers le milieu ou un peu audessous, plus ou moins anguleux ou comprimés.

Le mésocarpe est très mince (1 millimètre à 1 mm. 5). Le noyau est sphérique, mais un peu anguleux, non atténué à la base, avec une paroi de 2 à 3 millimètres. La graine a

de 10 à 13 millimètres. On a trouvé à l’Imperial Institute :

Dimensions du terre 28:75 X-17-nms Poids OA RM EEE D:OT. 9 PUIPE: ECS RE A AR Si Ie NOÏX EE PRE Re Pr A Re M 662 Humidiiédetpuipes es ER 13,9 % Huile pour cent de pulpe fraiche ... 68,6 — — de pulpe sèche.…..... 79 - Dimensions du noyau ............. 22,5 X 16 mm. 25 Poids du no YA ER er Re eee 3 gr. 4 Epaisseur de licoque 5... 3 MIN29 Dimensions de l’amande ........... 128-710 mn Poids delamender terres 0 gr. 8 \mande pour cent -delfruit::,.:#00%% 15 — — dénovauts se 23 Humidité de Pamande:" fer 19:56 206 Huile pour cent d'amande fraîche .. 43,6 — — d'amande sèche .... 54

La méthode indigène d'extraction a donné 11,2 p. 100 d'huile (comme pour la variété dura) sur une teneur de 23 p. 100 contre 19 p. 100 dans la variété dura).

Variété MACROCARPA Chev.

Cette variété se trouve à San Thomé et au Gabon.

Les fruits (PI. I, fig. V), noirs avant maturité, sont rouges lorsqu'ils sont mûrs ; ils sont ovoïdes et gros et pesent en moyenne de 10 à 15 grammes, mais peuvent peser jusqu’à 25 grammes. Des noyaux étudiés par M. Beccari pesaient l’un 12 er. 3 et l’autre 17 gr. 3 : la graine seule pesait 2 gr. 5. Ces noyaux sont obovales ou subclavés, de 30 à 35 millimètres sur 24 à 30 millimètres, avec une paroi dé 2 à 3 millimètres ; la graine est globuleuse, de 15 à 17 millimètres de diamètre.

Variété MACROPHYLLA Chev.

Les feuilles de cette variété de la Gold Coast, qui est l’'akyenkié des Fantis et a été décrite par M. Chevalier, sont dressées et non étalées, très grandes ; elles ont une longueur de 5 à 8 mètres, avec 150 à 200 segments.

D’après M. Chevalier, les fruits sont ovoides, de 30 millimètres sur 22 millimètres, d’abord noirâtres, puis d’un noir vineux à la base, ensuite rougeâtres, et à mésocarpe mince. Le noyau est gros, avec une paroi de 3 millimètres à 3 mm. 5 : les graines ont 15 millimètres de diamètre.

M. Chevalier ajoute que les indigènes consomment ces graines, mais n'extraient jamais l'huile de la pulpe, qui est mince et peu oléagineuse.

Tout en admettant, d’après la plupart des caractères, que l’abubube de la Gold Coast est aussi cette variété macrophylla, M. Beccari modifie sensiblement la description des fruits donnée par M. Chevalier.

Les fruits de l’abubu-be (PI. IT, fig. XVI et PI. IT, fig. XXIV) sont régulièrement ovales, surtout larges dans leur partie médiane, terminés en pointe conique, de 28 à 32 millimètres sur 20 à 24 millimètres ; le mésocarpe est très pulpeux, de 3 millimètres à 3 mm. 5 d'épaisseur, avec de nombreuses fibres adhérentes au noyau. Celui-ci est obové, atténué vers la base, avec une paroi assez mince, de 1 millimètre à ! mm. 5. La graine est relativement volumineuse, de 13 à 15 millimètres de diamètre.

M. Beccari décrit done une pulpe plus épaisse et un noyau plus mince que ne l'indique M. Chevalier.

L’Imperial Institute indique pour l’abubu-be :

Pensions A ITU. 08 Lie à 32,5 x 18 mm. 75 OR OUL DEVRIDES EM en NU ee ne à 5 gr: .9

LG PEN LR SRE A FER AR AO 50 2

DNA RL TES ke DE bte 50 %

Humidité de pulpe... 2, ET A

Huile pour cent de pulpe fraîche.... 62,1

Huile — de pulpe sèche .... 79,3

Dimensions du noyau ............. 25 X 15 mm 75

RONDE ON 2 de 003 « à « 3 gr. 03 Epaisseur de la coque …........... 2 Dimensions de lamande ........... 15 X 11 mm 75 1 gr, 16 Amande pour cent de fruit........... Û — — de noyau ........

Humidité de l’amande............. A.,5 02 Huile pour cent d'amande fraiche .. 4 — — d'amande sèche.... 55,6

La teneur en huile — qui concorde avec l'épaisseur de la pulpe — est élevée (31 p. 100 du fruit) et le rendement par la méthode indigène serait assez fort (25 p. 100) ; mais, d'après une lettre du directeur de l'Agriculture d’Aburi adressée au Jardin de Kew, la briéveté des fibres de la pulpe et les dfficultés qu’on éprouve pour les séparer de l’huile empêchent les Noirs d'utiliser cette variété.

Variété MACROCARPA Becc.

Cette variété, récoltée par Barter dans son expédttion du Niger, se distingue par la grosseur de ses fruits qui, à juger du moins d’après les noyaux — qui sont la seule partie vue. par M. Beccari — sont de la grosseur d’un abricot.

Les noyaux sont très irréguliers, plus ou moins arrondis ou atténués vers la base, avec une paroi de 5 à 8 millimètres : ceux examinés par M. Beccanri pesaient de 23 à 54 grammes et avaient depuis 50 millimètres sur 45 millimètres jusqu’à 53 millimètres sur 33 millimètres. La graine, cependant, proportionnellement au noyau, est petite : elle peut avoir, par exemple, 25 millimètres.

Variété REPANDA Chev.

C’est le sede ou kissede du Dahomey et du Togo, d’après M. Chevalier. D’après ce botaniste, ce serait aussi l’afia ekpor oyop et l’ojima de la Nigérie méridionale, quoique nous ayons vu que M. Beccari rapporterait plutôt l’afia ekpo oyop à la variété dura. Mais, au reste, pour M. Beccari, la variété repanda ne différerait guère de la dura que par la couleur des fruits jeunes.

La variété repanda se trouve aussi à la Côte d'Ivoire : et ce serait peut-être, selon M. Chevalier, le dihusué de l’Angola.

M. Beccari a étudié deux formes de cette variété.

Dans celle qui, pour lui, est le type et provient d’'Adjonaja, les fruits (PL I, fig. X et PI. IIT, fig. IX) sont ovales, à base large, ventrus dans leur tiers inférieur, coniques dans la moitié supérieure, d’abord verdâtres, puis presque complè-

tement rouges, sauf à la pointe, de 30 à 35 millimètres sur 23 à 25 millimètres. Le mésocarpe est peu abondant (3 millimètres sur les côtés), avec des fibres peu nombreuses mais fortes. Le noyau, qui occupe presque toute lalongueur du fruit, est irrégulièrement globuleux, de 18 à 20 millimètres de diamètre, avec une forte paroi de 2 mm. 5 à 4 millimètres. Danslaseconde forme, quiest de Niaouli, près Allada, les fruits (PL. I, fig. IX et PI. IIT, fig. VITI) sont légèrement verdâtres à la pointe, ovales-elliptiques, ventrus au milieu, de 23 à 28 millimètres sur 16 à 19 millimètres ; le mésocarpe a 1 mm. 5 à 2 millimètres d'épaisseur. Les parois du noyau ont 2 à 3 millimètres. Pour des fruits récoltés par M. Chevalier, Hébert a trouvé :

OT RS Re mal SN Te De à m0 D FLAN AGE Tin Nate Man de SEAT ES ES LE . 65,8% ET EE RECU LR M PE I OR SEE SA Huile pour centde- pulpe.) se 63

— EAN DIT nee nee del PR 4 Niue se 32 Fusiotdelhuile’de pulpe. :-7".2::.,...... 430 Dénsité aupomit défusion 2. Nero. 0,884 Indice de SAponiiCAfion. : 55120 Les 196

LT LA 2 NE 6) 1 Ve C'ÉRRIESE PNSANAEE EU MENr ME) 0,8

ET RE TD AS nn Mleue ei Re cad 524

RS EU LE UE SR PE DE SPAS PER E e 95 PUMOnL des ACiIlep PrAS ir Ne odni snetpas 4490

Mais cette huile, qui est de couleur blonde, occasionnerait,. paraît-il, des maux de tête et des nausées et, jusqu à un certain point, serait nocive.

Nous rapprocherons cette remarque de M. Chevalier de celle du Dr Gruner, qui, en décrivant, en 1904, le sedde (à fruits verdâtres) de Misahôhe, au Togo, disait que l’huile en était réservée par les indigènes pour les usages médicinaux.

Pour le sedde du Togo, Fendler mentionne :

RO PIRE RDTÉ er MR LS es eee a vie c o gr. 20 RE EE 2 diner e ave aise ds seine e 27 MORE ANA SD A uen sie cie à dote se 75 Coque pour cent du noyau ................. 5659 Amande seule pour cent de fruit ............ 18,9 PROD DURE RSR usage ee e 6,9 Huile pour cent de pulpe :...:.......,...., 59,2 PRIRENT Ale dirn en ne à sé diacnie à 0 « 33,9 PNR MAN AL des ce ous ce 5,9:

Huile pourcent d’amande.................. 19,2

Résidu — LT 15e 14,9

On remarquera la grande différence qu'il y à, relativement à la proportion d'amande, entre le chiffre de M. Hébert (31 p. 100) et celui de l’Imperial Institute (18,5 p. 100). La couleur verdâtre des fruits non mürs indique cependant bien qu'il doit s’agir de la même variété.

D'après M. Adam, «le kzssede fournit, lorsque ses fruits sont traités seuls, une huile de qualité inférieure, à saveur âcre et brûlante. Aussi mélange-t-on toujours le kissede et le de dans la fabrication de l’huile de palme du commerce ».

Variété SPECTABILIS Chev.

C'est le sede-fade, et l’un des « palmiers-fétiches », du Dahomey, où M. Chevalier n’en connaît, du reste, qu'un exemplaire, dans la cour de la résidence d’Allada.

Par la soudure des segments foliaires, il est, dans la catégorie des palmistes à jeunes fruits verdâtres, le correspondant du fade, ou variété cdolatrica, dans la catégorie des fruits noirâtres.

Ces fruits (PI. I, fig. XIT et PI. IT, fig. XI) sont ovales ou ovales elliptiques, surtout larges vers le milieu, coniques dans la moitié supérieure et mamelonnés au sommet, de 30 à 35 millimètres sur 18 à 20 millimètres. Le mésocarpe n’a que 1 millimètre d'épaisseur. Le noyau, par contre, est gros, ovale avec une paroi de 3 à 4 millimètres. La graine a 11 millimètres de diamètre.

Pour M. Beccari, ce serait, sauf par la coloration des fruits, une forme symphyllique de la variété dura.

Variété SEMPERNIGRA Chev.

M. Chevalier signale cette variété à la Côte d'Ivoire et dans le Bas-Dahomey.

A la Côte d'Ivoire, dans la région de Dabou, c’est le leguel hebebri.

Les fruits ressemblent beaucoup à ceux de la variété dura,

mais restent noirs à la maturité, au moins dans la moitié supérieure.

II y a des formes à coque épaisse (qui sont donc celles se rapprochant surtout de la variété dura) et aussi des formes à coque mince.

Hébert a trouvé comme caractères des fruits et de l’huile :

DDR Cr A AD AE SEE D lan à D Dh ece à 2e 30 % NON CE RAM ES Eee Mn ee ri JOSÉ ATOS EURE See NID. où 16,4 % Huile pour cent dedipulpe 1:25)... :..... 52 = ee CR MO ÉTUL EE En nn ma de eo nage 16 Fusondetlhule dé pulpe 2... 40 Déni pont dé Sion. EU de 0,892 Mdicedé SADONTHEATION NL ne... 196 de RICHE AE En DOTE re Te 0,9 nn CE TOMONNR n Lere roseie Dead pete drame à 92,2 e Vede HeDDOTS, ER an RAR ee 98 ,1 PHASE ACIER ETAS AAA LU de initoe à 9 os

Dans la région de Dabou, les indigènes préfèrent l'huile de cette variété à celle de la variété dura.

Variété ALBESCENS Becc.

C’est l’abe-fita ou abe-foufou de la Gold Coast, où il serait d’alleurs assez rare. Par la couleur de ses fruits, c’est, comme la variété leucocarpa, un des palmiers blancs des colons.

Les fruits (PI. IT, fig. XVIITet PL ITL, fig. XX VI) sont ovales ou ovales elliptiques, parfois allongés, la partie 14 plus large étant à peu près au milieu, blancs et plus ou moins anguleux dans la moitié ou le tiers inférieurs, noirs et régulièrement coniques dans la partie supérieure, de 50 à 34 millimètres sur 20 à 23. La pulpe a 2 à 3 millimètres d'épaisseur et est presque dépourvue de filaments fibreux. Le noyau, presque lisse, est globuleux-oblong, plus ou moins irrégulier, légèrement rétréci en haut, un peu plus en bas, mais non caudé ; la paroi à 2 à 3 millimètres. La graine a 12 à 13 millimètres de diametre.

L’Imperial Institute dit que les fruits ont, en moyenne,

37 mm. 5 sur 31 mm. 25, les noyaux 31 mm. 25 sur 17 mm. 5.

et l’amande 17 mm. 5 sur 8 mm. 7. L’épaisseur d2 la coque est de 4 mm. 25.

L'huile de la pulpe serait plus blanche que dans les autres variétés et bien distincte, en particulier, à cet égard, de l'huile de la variété leucocarpa.

Variété TENERA

C'est, pour M. Chevalier, une forme de l’Elæis nigrescens variété communis, et la variété communis forme tenera de M. Beccari.

Cette variété, qu'on retrouve plus ou moins clairsemée dans toutes les régions où croît la variété dura, est l’akoi sran (en dialecte ébrié) de la Côte d'Ivoire, l’abobo-be de Ia Gold Coast; le debakui, ou de-debakui, et le dechla où deula, du Togo (1), le degbakoum du Dahomey, l’a-sog-e-jub de la Province orientale de la Nigérie. Peut-être est-ce aussi — mais avec doute — en Nigérie, l’ivcoronmila du Bénin, l’au-su-ku et l’ope-arunfo.

Ce serait encore, d’après le Bulletin de Kew, le disombo de l’Angola (variété microsperma Welw.) : et M. Beccari y rattacherait aussi volontiers le /isombe du Cameroun, qui est. en eflet, à coque mince.

Dans la forme normale de cette variété — que M. Beccari décrit d’après des échantillons du Dahomey — les fruits (PE: TL fe. TTPIIT ie. NS PIE he. T-e6 XVI Aer variables, ont de 22 à 28 millimètres sur 18 à 22 millimètres ; ils sont plus ou moins largement ovales, ventrus au milieu ou dans le tiers inférieur, se rétrécissant du mulieu versle haut en pointe conique, rouges lavés de noir vers la pointe. La pulpe a 3 millimètres d'épaisseur. Le noyau, de 12 à 13 millimètres de diamètre, est arrondi en haut, atténué vers le bas de ? millimètre à { mm. 5; la paroi a de ! millimètre à 1 mm. 5.

D’autres fois, cependant, ce noyau peut être plus globuleux et sa paroi peut ne pas dépasser 0 mm. 5 d'épaisseur.

(1) Où il représenterait environ le quart des palmiers à huile.

Pour le degbakoum du Dahomey, Hébert indique :

Harle-poneeentdépuibé.2 2.772. he: 47 — CE PME M Ne Lee ce à Paie 29 Fusion de Fhnile-de-pulpe ...::...........:. L30 Densité autpoint'de FUSION 22.0... .... 0,888 Indice de SaponHieauon 25 ie... 1.1: 196 OC ICONS RSR Mere ee à ge vu sed à 0,8 — d’iode ..... Ov SNS Le Ve.

ONE EEE me re in, 96,2 Paso des acides ieras ee D... 480

Pour l’abobo-be de la Gold Coast, l’Imperial Institute donne :

Dimensions du-fruffé.s 21177... JOL2ÉS LG nr. 25 BOIS Ur SU RU Te 3 gr. 45 AT NS TA ONE TN ENST OS AENMIEL EE 6977 INR TES ne 2 den Ne ae Dre F4 PAS A Hümidrté-de lapulpe: #57... PE y Huile pour cent de pulpe fraîche ... 64,1

— — de pulpe sèche.... 84,4

= — du fruit entier..... 44 PAMensTIONS. du nOYAUL:E -.- 0220. 0 12,5 X 10 mm.5 POS ŒUETO YA 2722 520 2: D or Epaisseur-de Ja coque: 2.11. 0.8. 1 mm.

Dimensions de l’amande .......... 10 X 8 mm. 75 Pose tamanden ra ras 0 gr. 45 Amande pour cent de fruit........ 20

— — denoyau ...... 39

Pour le de-debakui du Togo, M. Fendler indique :

PORTER CU ÉTAT ue en 3 gr. 65 PAUDepuér Cent défile SJ LtU rs, 26,9 NAT É TT TRE PA € FETES EE AE A APE tee" AE Tee RES RER PA ET EP PIN SD ETEEN FS 48,7 % ÉNLEé puiDe En Rd rs ee y 2 Huile pourcont de pulpe... 05.550 0. 08,9 CAUSE LIT AN AT AQU D US CNE SEEN RES 6,5 HAL DU cent d'amande: 2e. ne. 49,1

Pour le dechla du Togo, qui serait la même variété, M. Strunk donne :

PRE ME ne NL SES AT 4 or. 44 5 gr. 26 PDP TR EN NE dr d'u S à 2 gr. 79 3 gr. 10 PE OP ARMES 1 gr. 69 2 gr. 16 Pulpe pour cent de graine .... 162 143

FA. (a 7 NS DO APTE 0 gr. 69 0 gr. 87 CORP LP NES RER AS l gr Lier, 29

Amande pour cent de coque... 69 67

Sur le lisombe du Cameroun, nous trouvons dans le Tropenpflanzer d'octobre 1906, comme moyennes de troislots d’échantillons, dont les fruits étaient de grosseurs diverses :

POOTEL et. USER 5 gr. 9 7 gr. ALMA PulpÉs ere nee a A k gr. 78 7 gr. 10 Gran EN cree 1 gr. 58 2 gr. 63 2 gr. 90 Pulpe pour cent de

STARS. 2e 248 148° 244% AMADde ie Re 0 gr. 52 1 gr. 28 1 gr. 25 Coque sr sms 1 gr. 06 1 gr. 35 1 gr. 65 Amande pour cent de

COQUE CE Te 49 95 26

Dans le Tropenpflanzer de 1902, M. Preuss avait déjà donné les nombres suivants pour trois échantillons, dont le premier à petit noyau :

Pulpe pour cent de

ITU Re Le. ail 71 64,5 NOyAUEESE ASeLA 296 ERTA 39,9 % Huile pour cent de

PUIDér se 32,66 kk,44 40,35 Amande pour cent

de nova Lee SEE 1257 17 09 Coque 2e rs F9 A5 LS AE DES 18525 Huile pour cent d’a-

Hans enr A)

Pour le premier de ces trois échantillons, il a été en outre trouvé, comme point de fusion de l'huile de pulpe, 270, et de l’huile d’amande 2905. Le point de solidification de cette huile de palmiste a été de 23°, l'indice d’acidité 26,5.

M. Beccari a décrit après M. Chevalier un état caryolytique de cette variété tenera, qui passe ainsi à la variété prsifera.

Les fruits de cette forme caryolytique (PI. I, fig. III), de 27 à 30 millimètres sur 17 à 21 millimètres, sont ovales, ventrus vers le milieu ou un peu au-dessus, rouges en bas et graduellement lavés de noir du tiers inférieur vers le haut. Le noyau, logé dans la moitié supérieure du fruit, a de 9 à 16 millimètres de diamètre : il est globuleux en haut et brusquement atténué vers le bas, où les filaments fibreux forment un prolongement.

C’est pour ces fruits que Hébert a donné les nombres suivants :

ÉR R mhe tn tes à 2m nee 80 © Nomao nd NE, . ut 20 % SATA TN CDS EL ARTS MEN RTE ELA Hune pour cent pDulpDen rs Er... 0. 59 Huile — ER ER. Se diode à 42 Pusion/dedhule-dé pulpe... .0..:, 459 D'ENSIÉ M bOME de Son. 5... ... 0,891 PMP Me SADOTICA HOME LS ee. 187

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