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XXVI. — Albescens, de la Gold Coast

PL. 1.1. — Noyaux de variétés de palmiste, en section transversale (d’après les photographies de M, Brccanr).

Quelques données sur l’état actuel

de la Culture cotonnière

Ce ne sont pas les événements présents qui ont posé pour les Etats d'Europe le problème de la culture cotonnière dans les colonies; ils en ont seulement rendu la solution plus urgente. «Il est naturel, écrivait en 1911 M. W. Dunstan, que toutes les grandes nations européennes soient actuellement préoccupées de l’avenir d’une de leurs plus importantes industries manufacturières, dans laquelle sont engagés de nombreux millions de travailleurs. La possibilité d’un déficit imprévu dans les stocks de coton brut ou une hausse artificielle des prix sont des événements touchant à des intérêts si nombreux et si considérables que cette question mérite de retenir l’attention des hommes d'Etat du monde entier. »

Les Etats-Unis, où 12 à 16 millions d'hectares sont consacrés, dans les Etats du Sud, à la culture du cotonnier, fournissent de longue date un peu plus des deux tiers des cotons bruts annuellement manufacturés. La production indienne égale à peine le quart de la production nord-américaine et lPEgypte, qui d’ailleurs s’est plutôt réservé Jusqu'alors (1) la spécialité des produits de haute qualité, à des

(1) 1 faut bien remarquer cependant que la qualité des cotons égyptiens paraît depuis quelque temps diminuer sensiblement, pendant que les cotons américains s’améliorent. Les filateurs du Lancashire sont unanimes à dire que les cotons égyptiens n’ont plus la même finesse, la même résistance et la même longueur qu'autrefois ; ils donnent plus de déchets. La coloration jaunâtre du Mit-Afifi, qui était si appréciée, tend à s’atténuer.

La culture des « longue-soie » est un problème aujourd'hui à l'étude dans l’Inde.

récoltes qui n’atteignent même pas, en quantité, la moitié de celle de l’Inde. Les planteurs européens sont donc inévitablement sous l’entière dépendance des envois que peuvent ou veulent bien faire les Etats-Unis.

Or, d’une part, les dégâts que cause depuis déjà uncertainnombre d'années le charançon de la capsule, lAnthonomus grandis, puis aussi, semble-t-1l, des méthodes de travail qui ne sont peut-être pas aussi perfectionnées qu'on pourrait le supposer ou le souhaiter, ainsi que, en tout cas, des difficultés certaines de main-d'œuvre et la faveur dont jouissent de plus en plus d’autres cultures, sous l'influence de nouvelles conditions économiques (progrès des transports,industrie frigorifique, etc.) sont autant de causes qui font déjà obstacle à l'accroissement de la production nord-américaine. En ces dernières années, cette production (14.614.000 balles en 1913-1914, 15.905.840 en 1914-1915 et 11.068.073 en 1915-1916) (1) ne s’est, au plus, que maintenue, quand encore elle n’a pas fléchi.

D'autre part, les Etats-Unis, en multipliant leurs usines, manifestent de plus en plus leur intention de manufacturer eux-mêmes le produit qu'ils récoltent. Le nombre de leurs broches — nombre qui est de 56 millions environ en Angleterre, dans le Lancashire (2) — serait aujourd’hui d'au moins

(1) Les balles étant de 227 kilogrammes, la production a donc été de 3.610.625 tonnes en 1914-1915 et 2.512. 152 tonnes en 1916. Les mêmes années, elle a été respectivement de 949.273 tonnes et 668.958 tonnes dans l’Inde, et 314.496 tonnes et 218.485 tonnes 4 Egypte. Soit, au total, pour ces trois principaux pays cotonniers, 4.874.394 tonnes en ns 1915 et, par suite de l’avilissement des prix en cette année.

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