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C. tomentosum Willd. ; Syn. : C. tuberculosum Ball

De Lanessan cite Caryocar lomentosum comme synonyme de C. butyrosum.

2° Dans le genre Couepia — Acioa, n° 2015.

C. quianensis Aubl. ; Syn. : Acioa amara Steud. ; À. dulcis Steud. ; Acioa quianensis Aublet.

Aublet décrit Couepia quianensis et Acioa quianensis comme deux espèces différentes, et Grisard en donne encore deux sous les synonymes de Couepia dulcis et C. quianensis.

3° Dans le genre Goupia, n° 1309.

G. glabra Aubl. ; et G. {omentosa Aublet.

Noms vulgaires : Il y a ici tellement de confusion que j'ai jugé à propos de me servir de Pekea et Saourari pour Caryocar, de Coupi et de Acioa pour Couepia, et de Goupi pour Goupia. Cependant Pekea est un nom commun à plusieurs espèces.

Le bois que je vais décrire a une odeur nauséabonde et caractéristique, mais, dans les descriptions, on cite avec odeur désagréable le Couepia quianensis (Grisard) et le Goupia glabra. Tous les deux sont durs et lourds.

L'échantillon de Bell est un Goupia ou un Caryocar ; malheureusement pour sa détermination, 1l avait été envoyé avec des feuilles de l’un et des fruits de l’autre ; ce n’est sûre-

ment pas un Couepia. Ce n'est pas non plus le Caryocar

butyrosum, qui a été bien déterminé (voir 664), et il ne peut pas être Goupia {omentosa, qui n’est qu'un petit arbre, selon Aublet.: Berkhout, p. 25, semble toutefois ne pas être du même avis sur ce G. {omentosa; ce serait le Goupia glabra qui serait un mauvais petit arbre.

Comme aucune espèce de Caryocar n'est citée comme malodorante, je pense que notre bois est bien Goupia glabra et que Grisard a eu tort d'adopter le nom de Caboucalli pour Couepia.

Aublet décrit le bois de Goupia glabra comme peu compact, mais je pense qu'il veut parler de l’aubier comme cela lui arrive parfois dans son ouvrage. En définitive, Berkhout pourrait avoir raison.

Goupia glabra Aubl., n° 1509 A.

Mon échantillon est du même bois que ceux de Janssonius (1914, p. 16) et de Martin-Lavigne (p. 91), autant qu'on peut en juger d’après leurs descriptions microscopiques ; cependant son parenchyme est beaucoup plus développé que l'indiquent les figures fournies par ces auteurs. Je me demande si le bois de leurs échantillons n’était pas plus jeune que le mien.

Dumonteil cite deux sortés de Goupia : Coupi noir, de densité 0,881 ; et Coupi, 0,819. La Commission de Brest en cite encore deux qui ont une odeur fétide : Coupi blane, de densité 0,932 ; et Coupi rouge. Mais, faute de renseignements précis, je ne me permets pas de prendre une décision pour indiquer si ces bois se rapportent à Goupia ou à Couepia (voir 2015 E:F.G.).

Noms vulgaires : Goupi (Galibis, d'après Aublet): Kabu-

calli (Bell), mais non celui de Brousseau, qui est l’Angélique (voir 1927), ni le Kaboekalie de l’Icones Lignorum. Le Goupy franc de Michel peut être accepté, mais le Goupi jaune de Niederlein est plutôt l’espèce suivante.

Caractères généraux. — Bois lourd, dur, d’une couleur brun rougeûtre ou gris et d'une odeur répugnante de fromage en état de décomposition avancée. Surface mate fonçant beaucoup à l'air. Grain gros ou moyen suivant la coupe.

Couleur blanche ; peu compact, d’après Aublet.

Caractères physiques. — Densité, 0,833 à 0,913 (1,042 d’après Martin-Lavigne). Dureté, celle du Charme. L’odeur s'efface avec le temps, mais la moindre entaille la fait réapparaître. Saveur répugnante, qui n'est pas cependant celle du fromage décomposé.

Solution aqueuse, « opalescente ». La solution alcoolique est d'une teinte acajou clair, donnant un précipité qui fait mousser l’eau abondamment. Ces deux solutions ont une odeur caractéristique (Martin-Lavigne).

Le bois brûle assez bien, avec beaucoup de flamme et peu de fumée : odeur caractéristique, qui n’est pas désagréable.

D'après Martin-Lavigne : odeur âcre.

Caractères de l'écorce. — Épaisse de 3 à 4 mm., lisse ou légèrement ridée, tombant facilement en miettes. La surface de la bûche est lisse.

Structure du bois. — L'aubier est de couleur grisâtre à blanc jaunâtre.

Seclion transversale. — Couches variables, souvent mal délimitées ; les limites sont peut-être les zones de bois les plus denses. |

Vaisseaux visibles comme des piqûres lorsqu'ils sont grands, souvent très apparents à cause de leurs bords clairs. Ils semblent augmenter en diamètre vers l'extérieur de la couche, indépendamment de l'accroissement dû à l’âge de l'arbre ; et l'augmentation est de 0 mm. 1 à Ü mm. 2 de diamètre. Distribution assez régulière, avec tendance à se disposer en lignes obliques; peu nombreux, 1 à 10 par mm. q.; pour la plupart simples, beaucoup par paires et rarement davantage.

Rayons visibles à la loupe, très fins, uniformes, presque réguliers, serrés, à intervalles d’une distance bien moindre que le diamètre d’un gros vaisseau et s’écartent largement au niveau de ces vaisseaux. Ils occupent un tiers de la surface environ ; 10 à 15 par mm.

Parenchyme a entourant les vaisseaux et parfois s'étendant en forme d'ailes (souvent difficiles à voir dans les vieux échantillons), et Ph très variable, souvent très réduit, se montrant parfois en petits traits de la même couleur que les rayons auxquels ils sont attachés. La couleur est plus foncée que celle du parenchyme 2.

Section radiale. — Couches faiblement marquées. Vaisseaux gros ou moyens, renfermant parfois des perles de gomme et présentant les bords clairs du Pa. Rayons fins, obscurs, translucides.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont à peine visibles à l'œil nu ; cependant ils occupent une grande partie de la surface.

Emplois. — Bon pour les planchers de fond de bateaux, pour traverses de chemin de fer ; peut être obtenu jusqu'à 20 m. sur 30 à 40 cm. d’équarrissage, d'après MeTurk.

Les indigènes donnent la préférence aux pirogues faites avec ce bois, car elles ne se fendent pas au soleil, d'après Bell.

Très dur à travailler ; son odeur empêche de l'employer même comme pavage.

Éch. types : 44,2700 Bell ; 0065, Imp. Institute ; 2626, Berkhout; n° 17, Coupi et n° 118, Goupi, Guyane, Musée Colonial de Marseille, Jcones lignorum : pl. 68, fig. 7, et pl. 72, fig. 7. Cabecalie; Martin-Lavigne, fig. 31 et 32.

Références : Bell, p. 6; Stone et Fr., p. 45; de Lanessan, p. 130; McTurk, n° 40,

Goupia tomentosa Aubl., n° 1309 B.

Aublet, p. 296: Petit arbre de 20 à 25 pieds; bois blanc, légèrement compact. Écorce ridée, noiràtre, tachetée de blanc.

Niederlein, p. #: Goupi jaune.

Berkhout, p, 25: Le véritable Koepie ; odeur désagréable.

FAMILLE LV. — SAPINDACÉES

TRIBU IIL — SAPINDÉES

Toulicia quianensis Aubl., n° 1382.

Aublet, p. 359 : Toulici (Galibis); écorce cendrée ; bois blanc, peu compact.

Sagot, p. 914: Bois flambeau; coupé en petites lanières, il sert de torche dans les pêches de nuit.

Description d'un échantillon, n° 148, Guyane (Mus. Col. Mars.).

Caractères généraux. — Bois très dur et lourd ; grain gros et à rebours. Couleur d'un brun foncé rayé de brun clair. Surface mate. Structure très visible en section transversale, dont la nuance est un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité : 1,017 ; dureté, celle du Chêne Yeuse. Sans odeur, saveur astringente.

Caractères de l'écorce. — De couleur brun foncé ; surface unie, mais couverte de tubercules arrondis comme des lenticelles, et qui montrent la couleur rougeätre de la couche sous-jacente. Épaisseur de 2 à 3 mm., d’une seule couche très dense. Extérieurement les écailles sont délimitées par des couches minces d’une couleur plus claire. L’écorce est très dure, ligneuse, cassante, inodore et sans saveur. Extérieur de la bûche finement strié.

Structure du bois. — L’aubier est un peu plus clair que le cœur et est assez bien délimité. - Section transversale. — Couches très bien définies à cause

du changement d'orientation parmi les vaisseaux ; de contour régulier. |

Vaisseaux très visibles à cause de leur grandeur et de leur disposition en lignes obliques, qui penchent à gauche ou à droite dans les parties différentes de la même couche et qui sont rarement de la même orientation dans les couches voi-

sines. Les vaisseaux sont très grands, mais ils varient heaucoup, très peu nombreux, fortement isolés, simples ou par paires; rarement par groupes de 3 à 4.

Rayons visibles à la loupe, très fins, presque réguliers en largeur, mais à intervalles irréguliers, d’une distance variant entre le diamètre et le 1/2 diamètre d'un gros vaisseau; de couleur jaune. |

Parenchyme 2 très apparent et abondant, entourant les vaisseaux et s étendant en formant des ailes qui sont parfois d'une longueur appréciable. Le Pa unit, çà et là, les vaisseaux aux lignes obliques qui sont très bien marquées.

Section radiale. — Couches à peine marquées. Vaisseaux très gros, mais peu apparents, étant pour la plupart voilés par le Pa. Rayons à peine visibles, transparents.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons ne sont visibles qu'au micro (><10), étant en minces lignes jaunes unicellulaires. Hauteur de 0 mm. 3.

Sapindus arborescens Aubl., n° 1584.

. Aublet, p. 357: Macaca-apa-ipou, Maca-apa-ipou (Galibis); Savonnier à petit fruit ; écorce raboteuse, grisâtre ; bois blanchätre.

TRIBU VI. — MÉLICOCCÉES

Melicocca bijuga Lin., n° 1404.

Grisard, 1893, I, p. 38 : Quenette, Knépier (France) ; Honey-berry of Guiana (Angl.); Mamoncillo (Cuba); Knippa, Génip (Curaçao, voir 3183); Kenep, Quenette (Guadel.); Genip tree (Jamaïque) ; Quenette (Mart.) Yba-pomo (Paraguay); Quenepe (France); Guenepe (Angl.) ; Maco (Trinité, Esp.) ; Mamou (Venez.). Bois de couleur jaune, parsemé de veines très fines, qui tranchent agréablement sur le fond par leur nuance légèrement plus foncée ; couches peu distinctes. Le bois est dur, pesant, compact ; texture serrée. Densité 0,900 ; bon pour l’'ébénisterie» le tour, etc.

Icones lignorum : PI. LXXX, fig. 6, Kneppie ; couleur de pain bis et présentant des lacets en zigzag.

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