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SOUS-FAMILLE. — PAPILIONACÉES

TRIBU VII. — PHASÉOLÉES

Erythrina corallodendron Lin. (non Herb. Madr., ni Lamk., ni Lour.), n° 1793.

Synonyme : Æ, spinosa Mill.

Loureiro, II, p. #27 : Arbor sebifera, le Boatsinkring de Rumphius. Bois blane, extrêmement léger, d'aucune utilité pour la construction.

Buchoz : le Gelak littorea de Rumphius ; Mouricou.

Dumonteil, p. 458 ;: Immortel. Densité, 0,317; force, 32; élasticité, 145, p. 163. Classe 6, de très faible valeur.

Grisard, 1894, I, p. 198 : Immortel, Bois Immortel, Flamboyant, Arbre à cafres, Bois de corail (Antilles); Mulungu (Brésil); Pinon espinosa (Cuba); Arbre immortel (Guy. franç.); Baracara (Guy. angl. ? voir 1876); Pito (Salvador); Pericoa, Pericoca (Venez.). Il y a encore beaucoup de nams asiatiques. — Bois blanchâtre légèrement grisâtre, parsemé parfois de petites veines noires bien distinctes; très gros, très léger, et d'un tissu lâche et spongieux. Il ne présente aucun intérêt industriel. Sa densité est de 0,270.

Le Musée Colonial de Marseille possède un bois étiqueté « Immortel ». Ce bois est d’une couleur jaune brunâtre, légerement luisant, avec des pores très gros, mais rares ; les fibres sont entrecroisés ; sa densité est de 0,880. Il n’a évidemment

aucun rapport avec l'Erythrina.

TRIBU IX. — DALBERGIÉES

Dalbergia caudata G. Don., n° 1828 A.

Bois Saint-Martin : échantillon d’écorce du n° 288 de la Guyane, au Musée Colonial de Marseille. L'écorce est unie, mais rugueuse ; se compose de l'épiderme et de deux couches. La cassure de la couche interne est fibreuse : celle de la couche externe est grenue. Épaisseur de À à 2 mm. environ. Sans

odeur ni saveur.

Dalbergiée non déterminée, n° 1828 B.

Sagot, p. 905 : Bois Préfontaine {voir 1571 B).

Machærium Schomburgkü Bth, n° 1832 A.

Laslett, p. #51 : Itikibouraballi; de couleur brun foncé ou noirûtre ; grain serré. Bois dur et résistant.

De Lanessan, p. 135 : Bois de lettres marbré ; dur et lourd.

Grisard, 1894, I, p. 87 : Bois de lettres tigré ou moucheté (Guy. fr.); Itaka, Itiki, Itikibourabally (Guy. angl.) ; Tiger-wood (Angl.); de couleur brun rougeâtre foncé, parsemé de petites mouchetures noires irrégulières, auxquelles il doit son nom de Bois de lettres. Cette essence offre la plus grande analogie avec le Piratinera quianensis. Sa densité

est de 1,320.

Je pense que l'échantillon de Grisard est bien le Piratinera (Brosimum) (voir 6623), car les Machærium sont bien différents. Je n'ai pas vu d'échantillon encore bien déterminé, mais je donne ici la description de l'Itikabounaballi (Bell), Itikaboura (Hawtavne), Ititriribouraballi (Dalton) de la Guyane anglaise et Tikiboure de Surinam de l'Icones lignorum.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, d'une couleur brun noisette foncé, uniforme; surface de la coupe radiale brillante. Il fonce légèrement à l'air.

Couleur presque noire, d'après MceTurk.

Caractères physiques. — Densité d'un échantillon composé en partie d'aubier, 0,809. Dureté, celle du Campèche. Sans odeur ; saveur légèrement résineuse.

Caractères de l'écorce. — Écorce épaisse de 3 mm. environ, de couleur brun clair. Elle tombe en minces plaquettes stratifées et cassantes, et montre la couche sous-jacente plus claire, qui est aussi stratifiée en présentant des lignes noires. La surface de la büche est ridée en fines côtes.

Structure du bois. — L’aubier est de couleur écrue, brusqüement délimité du cœur ; 6 à 9 cm. d'épaisseur environ. La structure est comme celle de Swartzia tomentosa (1896 A), à part les différences suivantes.

Section transversale. — Vaisseaux très apparents, augmentant de diamètre avec l’âge. Je n'ai jamais vu une augmentation aussi forte sur aucun autre bois.

Parenchyme en lignes d'une largeur approximativement égale à celle des intervalles des rayons.

Nuance plus claire que celle de la sec-

Section radiale. tion transversale, mais plus foncée que celle de la section tangentielle. Vaisseaux en sillons très apparents, bien visibles à cause du fond brillant. Parenchyme en lignes brunes, serrées, visibles à la loupe, donnant un effet satiné à la coupe. Les rayons sont visibles à la loupe.

Emplois. — Bois très beau, ressemblant au Noyer, mais avec plus d'éclat. Il est assez dur à travailler ; se fend facilement ; d'un polissage médiocre. Peut être obtenu jusqu'à 99 cm, d'équarrissage (McTurk).

Éch. types : 43,2699 Bell.

Références : Bell, n° 43 ; McTurk, p. 3. Laslett, p. 421. Icones lignorum (aubier seulement), pl. LXVI, fig. 5.

Machærium sp., n° 1832 B.

Niederlein, p. 5 : Palissandre du pays (Guyane).

Irriariadanni (Bell), n° 1832 C. Irriaradan (Hawtayne).

Ce bois est peut-être bien un Machærium. Je le place ici sous réserves.

Caractères généraux. — Bois plutôt lourd, dur, d’une couleur brun clair, striée de lignes rouges très apparentes; grain gros, ouvert. La nuance de la coupe transversale est. légèrement plus foncée que celle des autres sections. |

Caractères physiques. — Densité, 0,771; dureté, celle du Hêtre. Odeur et saveur presque nulles.

Caractères de l'écorce. — Écorce épaisse de 3 mm. environ, brune, légèrement gercée; l'épiderme est formé d’une pellicule cassante. La couche extérieure est dure, brune, Jigneuse ; celle de l'intérieur est grise, d'une structure uniforme. La surface de la bûche présente à la loupe une apparence moirée produite par les rayons, qui sont saillants. Les fibres sont sinueuses.

Structure du bois. — L'aubier est épais de 4 à 5 cm. environ, d’une couleur grise très foncée et peu commune (due probablement à un Champignon).

Moelle. — 3 mm. de diamètre environ, brune, ligneuse.

Section transversale. — Couches bien délimitées ; de fines lignes et une interruption dans la succession des bandes du parenchyme en forment les limites.

Vaisseaux grands, visibles comme des piqûres, pouvant être comptés à l’œil nu dans les couches les plus externes du bois des arbres âgés. Ils deviennent plus grands avec l'âge de l'arbre, mais ceux qui sont entre les limites de la couche ne varient pas en grandeur, sauf dans les groupes. Ils sont fortement isolés, distribués régulièrement et contiennent de la gomme brillante.

pet S'OREREMTE

Rayons légèrement visibles lorsqu'ils sont humectés, uniformes, réguliers, ressemblant à des fils de soie légèrement ondulés ; écartés les uns des autres d'une distance égale à celle du diamètre d'un gros vaisseau et s’écartant au niveau de ces vaisseaux. Même couleur que celle du parenchyme.

Parenchyme gros, d’une visibilité frappante, en larges bandes claires, concentriques, continues, serrées qui enveloppent les vaisseaux. Ces bandes sont rompues dans les couches les plus internes du bois, dont la structure ressemble à celle du Pelfogyne (fig. 5, pl. IV).

Section radiale. — Plus claire que la transversale, mais plus foncée que la tangentielle. Les vaisseaux se présentent en gros sillons, munis de cloisons visibles à l'œil nu. Rayons semi-translucides, peu visibles. Les couches sont à peine délimitées.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais la nuance est légèrement plus claire, à cause du parenchyme qui est beaucoup plus visible dans cette section. Les rayons, qui ont 0 mm. 25 de hauteur, sont extrêmement petits.

Emplois. — Peut être facilement obtenu de 17 m. de longueur sur 30 cm. de largeur d’équarrissage ; de longue durée ; supérieur au Cœur vert, Il produit une gomme jaune, pois-

seuse (McTurk).

Éch. type : 42.2698 Bell.

Références : McTurk, p. #; Stone et Fr., p. 42.

Moutouchi, rapporté par les auteurs à P{erocarpus Draco L. (non Lamk.), n° 1837.

On trouve cinq sortes, et même davantage, soit dans les Musées, soit citées par les autorités. Ces bois sont très différents entre eux, et il est évident qu’il règne une certaine confusion plutôt entre les noms qu'entre les bois.

Dans les cinq variétés décrites plus loin, je ne puis dire à laquelle se rapporte le nom systématique de Pterocarpus Draco ; je puis seulement affirmer que la variété n° # a un peu la structure du genre Pterocarpus.

Le Moutouchi de Préfontaine est l’Znga alba (voir 2005 B);

" TP >! TES av C" è 1.0

et le Moutouchiroa d'Aublet est le Crudia aromaties (voit 1963 C).

Selon les renseignements fournis par les auteurs, on peur distinguer les variétés suivantes :

Variété 1.

Préfontaine, p. 194 (non: celui de la page 198): Moutouchy, Palétuvier, Liège du pays. On prend le cœur du bois, qu'on amollit à coups de marteau, et dont on fait des bouchons.

Sagot, 1869, p. 903: Moutouchi suberosa Aubl. Bois blanc, sans dureté.

Aublet, p. 748 : Moutouchi des Galibis, Garipons et Créoles. Écorce lisse, grisàtre ; bois blanc peu compact.

Variété 2.

De Lanessan, p. 135: Bois poreux, léger. Il donne la densité de 0,875, d'après Dumonteil, et continue par une description qui est, en réalité, celle de Guibourt.

Guibourt, p. 322: Aubier blanc; cœur irrégulier, et dont la coupe transversale montre un dessin grossier de carte géographique; il pré, sente toutes les couleurs, depuis le rouge vif jusqu’au violet, et depuis le châtain clair jusqu’au châtain noir.

Variété 3.

Grisard, 1894, I, p. 167: Sangre de Draco (Amér. espag.), Palétuviere Mangle médaille géant (Guadel.), Cartangenero, Huamouchi (Mexique), Bois l'étang, Lagunera (Trinité), Bois de corail tendre, Bois chatousieux (Antil. Guadel.). Bois rouge clair, fibreux, léger, exhalant une faible odeur de campèche, lorsqu'on le râpe ; on le vend pour le Santal rougde l'Inde. Il peut être employé en guise de liège, à cause de sa compressibilité.

Si nous nous en rapportions à la citation précédente de

Grisard, nous nous trouverions en présence d’un bois qui aurait la composition de trois bois différents, car son bois compressible est vraisemblablement le Pferocarpus Draco de Linné, celui vendu pour le Santal rouge est le P. Draco de Lamk. et son palétuvier est l’Znga alha-2005 B.

Variété 4.

La variété 4 est représentée par les échantillons n° 47 et 119 du Musée Colon. de Mars. et des n° 97 et 119, série Il du Musée de Lyon, et peut-être aussi par le bois de Bassières,

qui dit, p. 104 : Veiné de violet pâle, de brun clair et de blanc: sa densité est de 0,875 à 1,018 : il se débite bien et se laisse facilement travailler.

Comme j'ai vu, de cette variété, quatre échantillons de provenances diverses, Je crois qu'elle est le véritable Moutouchi du commerce, et peut-être le Pferocarpus Draco de Linné.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, d’une couleur brun noisette clair ou foncé, presque uniforme, mais avec, çà et là, quelques lignes pourpres ou noirâtres. Sur la coupe transversale, le parenchyme se montre comme un petit dessin en dentelle un peu plus clair que le fond. Les différences qui existent entre ces échantillons me paraissent dues-à la croissance ; les n°% 119 (Lyon) et 47 (Marseille) seraient des parties de bois d’un âge plus jeune que celles du n° 119 (Marseille).

Surface mate ou légèrement luisante. La nuance de la coupe transversale est un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,650 à plus de 1. Très fable odeur de cuir; sans saveur.

Structure du bois. — Section transversale. Couches en apparence bien délimitées, mais non à la loupe. Il y a des zones de densité variable.

Vaisseaux visibles, quelquefois très fortement apparents ; 0 mm. 1 à Ü mm. 2 de diamètre; largement isolés, avec tendance à se placer en lignes obliques ; simples pour la plupart, beaucoup de paires subdivisées et, plus rarement, des groupes radiaux de°3 à 4. Ils sont peu nombreux, de { par 2 mm.q. à 8 par mm. q.

Rayons visibles à la loupe, très fins, irréguliers, 2 à # dans un intervalle égal au diamètre d’un gros vaisseau, où 11 à 16 par mm. Ils sont à peu près droits; bruns.

Parenchyme très abondant : a entoure les vaisseaux, est très mince et bien visible, brun clair; b est visible dans les détails à la loupe, mais dans l’ensemble à l'œil nu. Il se compose de très nombreuses lignes plus ou moins continues, espacées à intervalles égaux au diamètre radial d'un gros vaisseau, ou 5 à 6 par mm. ; leur largeur est le double environ de celle des

rayons. Elles sont plus claires que les rayons, mais plus foncées que le Pa.

Section radiale. — Couches à peine délimitées. Vaisseaux gros (119, Marseille) ou fins (47, Marseille ; et 119, Lyon). Rayons visibles à la loupe, obscurs, translucides, bruns ou jaunes. Parenchyme b en très fines lignes parallèles, blanchâtres.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les couches sont quelquefois bien indiquées avec des franges en zigzag (119, Marseille) ou à peine indiquées (97, Lyon). Rayons obscurs, visibles à peine à la loupe, rangés pour la plupart en étages.

Variétés insuffisamment décrites.

Dumonteil, p. 154: Moutouchi; densité de 0,875 ; force, 255 ; élasticité, 186 ; p. 612. Classe #4, celle des meubles.

Sagot, 1869, p. 903 : Moutouchy grand bois; propre à l’ébénisterie- C’est probablement un Swarlzia.

Huber, p. 174. Mututy da terra firme : Moutouchi grand bois, probablement le Pterocarpus Robrii. Vahl: le même, p. 212. Mututy de varzea (Para) Pterocarpus Draco L. Pr

Pulle, p.228 : Bébé hoedoe (Surinam); P{erocarpus Draco Lin.

. Fuente, p. 205: Bébé (Surinam) ; Pterocarpus suberosus.

Aramata (Bell), n° 1837 B.

Armata (Cat. Expos. Paris 1867). Aroumatte (Icon., Hgnorum).

Ce bois a une structure semblable aux Dalbergiées. Je le place ici sous réserves.

Caractères généraux. — Bois plutôt dur et lourd, d'une couleur brun verdâtre légèrement rayé. La structure est bien visible. Surface mate, sauf en coupe radiale, fonçant beaucoup à l'air. La nuance de la coupe transversale est plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,805 ; dureté, celle du Charme. Odeur très faible. La saveur est un peu celle du cèdre pour boites à cigares.

Caractères de l'écorce. — Écorce épaisse de 1 cm. environ, d'une couleur brun clair ou jaunâtre, plutôt lisse; fibreuse intérieurement et devenant dure vers l’épiderme, au-dessous

duquel se trouve une couche claire et blanchâtre. La surface de la büche est lisse.

Structure du bois. — L'aubier est couleur de pain bis ; bien distinct du cœur; épais de 2 à 3 cm.

Section transversale. — Couches en apparence bien délimi-

tées, mais moins nettement à la loupe. Les zones moins poreuses seraient peut-être les limites.

Vaisseaux bien visibles à cause de leur bord clair ; grands ; peu variables, sauf dans les groupes, où les vaisseaux du milieu sont ordinairement beaucoup plus petits. Ils sont simples ou en groupes radiaux de 2 à 6; distribués régulièrement ; peu nombreux, de À à 6 par mm. q.

Rayons juste visibles, très fins, uniformes, réguliers, écartés les uns des autres à une distance à peu près égale à celle du diamètre d'un gros vaisseau, 6 à 9 par mm.

Parenchyme a entourant les vaisseaux et les unissant tangentiellement en lignes concentriques, continues, claires et légèrement ondulées ; un peu plus larges que les rayons.

Section radiale. — Couches probablement délimitées par de vagues veines verticales. Vaisseaux se présentant en fins sillons incolores. Rayons minuscules, brillants. Parenchyme en lignes claires.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont beaucoup plus petits ; ils ont jusqu'à 0 mm. 25 de hauteur: blancs.

Emplois. — Peut être facilement obtenu jusqu'à 10 m. sur 27 à 30 d’équarrissage (Bell).

Bon pour constructions, bateaux, et quelquefois pour L'ébénisterie (MceTurk).

Bois assez dur, pas très beau, difficile à travailler. Il se fend facilement et son polissage est médiocre.

Éch. type : 1,2657 Bell.

Références : MeTurk, p. 6; Stone et Fr., p. 1; Icones lignorum, pl. LXXI, fig. #, en couleur (assez mal réussi). ‘

Ineeriballi (Bell), n° 1837 C.

Ce bois, que je place ici sous réserves, a aussi la structure des Dalbergiées,

Caractères généraux. — Bois plutôt mou, léger, d'une couleur brun rougeûtre clair, parsemé de raies de la même couleur, mais plus foncées, grain gros et à rebours. Surface tour à tour brillante et mate, fonçant légèrement à l'air. La nuance de la coupe transversale est plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité ? (échantillon vermoulu). Odeur légère ; saveur rappelant faiblement celle du Pin.

Caractères de l'écorce. — Écorce épaisse de # à 8 mm., rougeâtre, lisse, fibreuse à l’intérieur, avec une couche granuleuse, La surface de la büche est lisse.

Structure du bois. — L'aubier n'est pas très nettement délimité du cœur ; 1l y a transformation graduelle. Son épaisseur est de 9 cm. environ, et sa couleur celle du pain bis.

Section transversale. — Couches en apparence délimitées, mais les limites vraies sont douteuses. Les zones de couleur foncée n'ont aucun rapport avec la structure.

Vaisseaux visibles, mais non très apparents, très variables ; semblant devenir plus larges vers l'extérieur de la couche. Ils sont toujours disposés en lignes obliques, mais qui, dans le bois dense, ne se composent pas plus de 10 à 15 vaisseaux étroitement serrés, ces vaisseaux étant au contraire largement isolés dans le bois de densité moindre.

Rayons visibles à la loupe, écartés les uns des autres d’une distance moindre que celle du diamètre d’un gros vaisseau.

Emplois. — Abondant, bon pour construction ; d'une durée peu commune ; peut êtré obtenu jusqu'à 13 m. sur 35 à 40 cm. d'équarrissage (Bell). |

Il se travaille facilement, mais son polissage laisse fortement à désirer. |

Référence : Stone et Fr., p. #1.

Lonchocarpus sericeus H. B. & K., n° 1843 A.

Synonymes : L. formosianus DC. ; Robinia violacea Beauv., non Jacq. ; Dalberqia quineensis Spreng.

Cette espèce, je crois, n'est pas de la Guyane, mais je la

cite car il y a confusion entre les synonymes de cette espèce et d’autres espèces de la Guyane.

Lonchocarpus rubiginosus Bth, n° 1843 B.

Niederlein, p. 14: Saint-Martin rouge, Martin, Patacoa (Guyane). Le même, p.14. Préfontaine, Préfontaine rouge (Guy.), Caconnier (Guad.).

Lonchocarpus latifolius H. B. & K., n° 1843 C.

Grisebach : Bitch-wood (Antilles anglaises).

Sagot, p. 903.

Niederlein, p. 14. Savonnette jaune (Mart.).

Lonchocarpus rufescens Bth, n° 1843 D.

Synonyme : Robinia Nicou Aubl.

Aublet, p. 771 : Un arbrisseau,

Lonchocarpus sp., n° 1843 E.

Niederlein, p. #4: Saint-Martin soufré ; Savonnette blanche. Le même, p. 15, 1902. Panacoco gris (Guad.).

Derris (Pterocarpus) guianensis Aubl., n° 1846.

Synonyme: Vatairea quianensis Aubl.

Noms vulgaires : Dartrier de la Guyane (Aublet). Graine à dartre, Ourisoura (Rodway). Coumati (Niederlein). Arisowroo (Bell). Arisower (Surinam, Icones lignor.). Faveira de empigem (Brésil, Amazones, Huber).

L'échantillon de Bell a été déterminé, d'après les feuilles et les fruits, comme le Pferocarpus quianensis, mais une révision du genre a transféré cette espèce à celui de Derris (Index Kew, Suppl.).

Caractères généraux. — Bois assez lourd et dur ; d'une couleur variant entre le jaune, le brun rougeûtre, le brun foncé et même le vert. Surface luisante fonçant légèrement à l'air. La nuance de la coupe transversale est plus foncée que celle des autres sections. La coupe radiale est la plus claire et la plus brillante de toutes. Grain gros, ouvert.

Caractères physiques. — Densité, 0,748 : dureté, celle du

Teck. Odeur, à sec, nulle; saveur très amère, rappelant celle du cèdre pour boîtes à cigares. D’après Gamble, saveur comme le « Quina 5e

Caractères de l'écorce. — Écorce blanchâtre, d’après Aublet. Épaisse de 5 mm. environ, lisse, se composant de deux couches ; celle de l'intérieur de 3 mm. environ est fibreuse comme du liber ; celle de l'extérieur s'’émiette et est remplie de sclérites durs et blanchâtres. La surface de la bûche est finement striée.

Structure du bois. — Aubier de couleur écrue, épais de 3 cm. 5 à 5 em. environ ; nettement délimité du cœur. Section transversale. — Couches mal délimitées ; les vraies

limites sont douteuses.

Vaisseaux très apparents, en grosses lignes ondulées, -

obliques, etininterrompues sur une grande distance ; distribués régulièrement ; simples ou par groupes de 2 à 6.

Rayons visibles à la loupe, fins, réguliers, écartés les uns des autres d’une distance égale à celle du diamètre d'un gros vaisseau et s'écartant à peine au niveau de ces vaisseaux.

Parenchyme a entourant les vaisseaux et s'étendant en lignes concentriques, assez grosses et irrégulières : la ligne qui paraît être la limite de la couche serait peut-être le Ph.

Section radiale. — Vaisseaux gros et luisants.

Section tangentielle. — Rayons très petits, blanchâtres.

Emplois. — Peut être obtenu jusqu'à 13 à 17 m. sur 20 cm. d'équarrissage (Bell).

D'une longue durée quand il est exposé aux intempéries ; il résiste aux vers (McTurk).

Se fend facilement, cassant, et ne prend pas les clous.

Éch. type : 3,2659 Bell ; 0370 Impér. Instit.

Références : McTurk p. 5 ; Aublet, p. 755 ; Sagot, XIII, p. 307 ; Icones lign., pl. 63. Stone et Fr., p. 3; Bell, p. #.

Piscidia Erythrina Lin., n° 848.

Niederlein, p. 12: Bois puant,.

Les Andira et les Wacapous, n° 1851. | Ces bois se rapportent à Andira excelsa H. B. & K.,à

À. Aubletü Bth et à À. inermis Sw. Toutes ces espèces sont bonnes d'après l'Index Kew. qui cite encore le Vouacapoua americana d’'Aublet comme synonyme de À. excelsa ; d’après Steudel, ce Vouacapoua est synonyme de À, racemosa Lamk., qui est l’A. Aubletu:; et enfin, d'après Grisebach, il serait synonyme de À. inermis. Pour ajouter à la confusion, Grisebach cite encore À. racemosa, qui est le A. Aubleliü, comme synonyme de À. inermis.

Ï me paraît que, si on peut confondre Vouacapoua avec trois espèces différentes, les différences entre elles ne doivent pas être très grandes. D'ailleurs les échantillons que j'ai vus sont tellement semblables que je puis à peine les distinguer les uns des autres, et j'adopte le Vouacapoua d’'Aublet pour ces trois espèces.

D'après Huber, p. 221, ce point a été éclaire par Baillon dans l’Adansonia, vol. IX, 1868-1870 ; le nom Vouacapoua americana est le bon. L'article de Ballon est reproduit en entier dans l’appendice de « Mattas et Madeiras amazonas » d’Huber.

Les échantillons ne présentent aucune différence, sauf le développement du parenchyme, qui est un tissu toujours capricieux.

Je fais remarquer également que les bois de Bowdichia virgilioides et nitida sont aussi difficiles à distinguer des Wacapous. Ils sont confondus certainement dans le commerce,

Les noms indigènes sont encore plus confus. Grisard cite Acapu (Brésil), Wacapou, Bois de Vouacapoua, Épi de blé (Guyane) ; Dacamabally (Arrhouages) ; Blackheart, Partridgewood (Col. Angl.); Angelin grand bois (Martinique et Trinité) et Pilon (Vénézuéla). Presque tous se rapportent à plusieurs bois, et, au moins, à sept espèces différentes, Berkhout donne, en plus de Dacama et Wacapou, le nom Bruinhart qui se confond avec Brauna (Melanorylon Brauna). Ces noms ne doivent pas être regardés comme précis, car, chez lous les auteurs, ils ne sont jamais groupés de la même manière. Dans ce qui va suivre je rapporte pour les Andira la description des auteurs aux noms spécifiques qu'ils ont adoptés ; el Lous

les échantillons de Wacapou vont être décrits sous le nom de Vouacapoua americana, n° 1851 D.

Andira Aubletii Bth, n°1851 A.

Sagot, p. 224: Bois le meilleur et le plus classique de la Guyane ;

assez rare. On le reconnaît à son tronc marqué de côtes saillantes et

d’excavalions.

Bassières, p. 96: Le meilleur de nos bois durs ; se travaille facilement, se durcit en vieillissant et se conserve indéfiniment. Ses fibres sont RTE bon pour charpentes, bardeaux.

Grisard, 1893, II, p. 513: Bois d'une belle couleur brun foncé, quelquefois presque noir. Aubier d'une faible épaisseur ; blanchâtre.

Niederlein, p.2: Wacapou Giuliu (Guyane).

Andira inermis Kunth., n° 1851 B.

Noms vulgaires : Yaba (Cuba, Hawtayne). Bastard Cabban (Brésil, Miers). Angelin, Angelim, Cabbage-bark tree

(Antilles), Lombriceiro (Brésil, da Gama). Bilge-water tree,

Wormbark (Lindley). Wild Olive, Bastard Cabbage (Guy. Angl., Schomburgk). Bruinhart (Surinam, Pulle). Angileen (Antilles, Grisebach). Moca, Moca blanca (Antilles, Urban). Bois Olive (Guadel.), Pilon (Venez., Grisard). Bois palmiste (Guibourt). Morcagueira (Brésil, Peckolt). Morcegueira (Brésil, Huber). |

lei je dois dire que j'ai reçu moi-même un échantillon sous le nom d’Andira inermis, et je l'ai décrit sous ce nom dans le Timbers of Commerce, page 93. J'ai cependant quelques doutes sur cette identification et j'ai mentionné l'espèce sous toutes réserves.

Guibourt, Il, p. 355 dans le titre de son article sur le Bois de Panacoco ajoute le nom de Bois de Perdrix (Partridgewood); ce qui donnerait à penser que les deux bois sont les mêmes ; je tiens à signaler cette particularité, car la description du Bois de Perdrix qui suit celle du Panacoco se rapporte à un bois différent.

Grisard, 1893, Il, p. 514 : rouge brun, un peu noirâtre, assez dur et de bonne qualité; il offre la plus grande analogie avec l'espèce précé-

dente, A. Aubletü. Les bois de Saint-François et de Saint-Martin présentent les mêmes dispositions fibreuses et ont la même couleur ; densité de 0,900 à 1,113.

Andira excelsa H. B. et K., n° 1851 C.

Noms vulgaires : Vouacapoua (Guy. angl., Miers). Cœur dehors (terme gén., Niederlein). Angelin à grappes (Musée Colon. de Marseille).

Vouacapoua americana Aubl., n° 1851 D.

Parmi les nombreux échantillons que je vais décrire, aucun n'est bien déterminé ; la plupart ne sont étiquetés que sous les noms indigènes. Le Bureau des Renseignements du Brésil à Paris m'a envoyé un échantillon sous le nom de V. americana, mais, comme les éditions publiées par ce Bureau contiennent certaines erreurs, ma confiance est très limitée dans ces déterminations. Je crois cependant que, dans ce cas, l'identification est juste.

Saldanha da Gama cite un Angelim-pedra (Andira spectabilis, qui ne se trouve pas dans l'Index). Ce bois, ayant un cœur qui devient noirâtre à l'air, est peut-être bien le V. americana, et aussi l'Épi de blé de Varenne-Fenille, le Palmiste de Guibourt, ie Vouacapou holz, ou Wegaba holz de Wiesner, et le Bruinhart de Berkhout, mais non le Partridge-wood des Anglais, ni l'OEïl de Perdrix de Roubo, ni le Partridge-wood de Grisard, que celui-ci cite sous le nom de /Jeisleria coccinea Jacq.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, d’une couleur brun foncé, strié de lignes brunâtres ou blanchâtres très grosses ; 1l ressemble beaucoup au bois des Palmiers. La surface des fibres est légèrement luisante ; celle du parenchyme est mate. La nuance de la section transversale est tantôt claire, tantôt foncée, suivant le développement du parenchyme, et, proportionnellement, plus mate ou plus luisante,

Cœur rouge foncé, qui devient noir en se desséchant (Aublet).

Caractères physiques. — Densité, 0.930 à 1,012. Dureté, celle du Buis. Odeur, à sec, très légère ; mais il répand une

Annales du Musée colonial de Marseille. — 3° série, 9* vol. 1917, (

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