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La solution avec l’eau potable est colorée

2, 1. La solution aqueuse donne avec l’alun un précipité pourpre (Girardin) et avec la chaux un ppt.

bleu (Charpentier). Campêche, n° 1912.

2, 2, La solution aqueuse ne donne pas de précipité avec l’alun (Schutz.), mais un ppt. rouge avec la chaux (Charpentier). Cæsalpinia, Bois de Bre-

sul, n° 1910.

Caractères physiques. — Densité, de 0,807 à 1,073. Dureté, celle du Palissandre ou du Bois de lance. Odeur à sec presque nulle.

D'après Roubo, lorsqu'on le travaille, l'odeur est agréable mais un peu forte ; d'après Henkel, odeur de violette, surtout lorsqu'on le râpe ; d'après G. Planchon, odeur très agréable,

rappelant à la fois légèrement l'anis et la violette; d’après Guibourt, odeur d'iris très accentuée.

Saveur douce et âpre à la fois (Planchon) ; légèrement amère et parfumée (de Lanessan) ; sucrée, astringente, amère (Descourtilz) ; sucrée et parfumée (Guibourt).

À mon avis, la saveur est caractéristique, mais n1 sucrée n1 amère. Toutes les solutions ont une odeur d'iris (Guibourt). Cette odeur est plus manifeste dans la décoction que dans le bois sec (Fluckiger) ; lorsque le bois est mâché, il donne à la salive une couleur rouge foncée (Schwartzkopf). Les opinions sont partagées au sujet de la couleur de la solution aqueuse. L'eau potable, contenant toujours une trace de chaux, donne une solution couleur vin de Porto ou rouge pourpre. D’après Wiesner, couleur violette, puis rouge carmin; rouge d'après Descourtilz ; rouge de sang foncé, l’eau pure, à l'abri de l'air, ne se colorant pas (Girardin); le bois ne colore pas l'eau (Pennetier).

Chaude, la solution aqueuse distillée est jaune rougeâtre (Gir.). La matière colorante est peu soluble, même à l'eau chaude, qui ne prend que 3°/,. Les râpures entaésées sont arrosées avec de l’eau de chaux ; et, après fermentation, la matière colorante est plus soluble (Fol.).

La solution aqueuse donne les réactions suivantes : avec la potasse, couleur plus foncée ; avec les alcalis : bleue (Schwartz.) ; rouge puis violacée (Schutzenberger) ; rouge pourpre, puis violette, tout au moins bleue (Gif.) ; brune et rouge (Roussell).

Avec l’alun : teinte violette (Henkel).

Eau de chaux : précipité bleu : solution jaune puis rouge (Schutz.) ; précipité pourpre, solution jaune, puis couleur de vin ou violette (Gir.).

Sous-acétate de plomb : ppt. violet très foncé, fluorescent (Gir.).

Oxydes métalliques : ppt. bleu (Gir. et Schutz.).

Sels basiques : comme les alcalis. Sels neutres de magnésie, chaux et baryte : couleur pourpre ou violette (Gir.).

Acides: rouge clair (Schw.) ; jaune rouge (Gir. et Schu.).

Acides concentrés : rouge. Non concentrés : jaune, mais finalement décoloration de la solution (Schutz.):; jaune, puis décoloration (Gir.). Acides sulfhydrique, sulfureux et carbonique ; réaction jaune (Schutz.). Sels acides : comme les acides (Gir.).

Hydrate ou protoxyde d’étain : laque violacée ; hydrate stannique : ppt. rouge (Schutz.). Chlorure d’étain : ppt. violet et bleu (Gir.). Perchlorure d’étain : ppt. violet (Schut.).

Sels de fer : ppt. noir bleuâtre (Gir. et Schutz.). Sels de cuivre : ppt. bleu (Schutz.) ; ppt. bleu ou lie de vin foncé (Gir.). Sels d'or: ppt. orange (Gir.). Sels de zinc: ppt.

pourpre foncé (Schutz.) ; pourpre rouge foncé (Gir.). Azotate

de bismuth : Sol. d’un beau violet (Gir. et Schutz.). Aluminate

de soude: ppt. abondant violacé ; en excès, insoluble (Gir. et Schutz.). Chlorure d’antimoine : ppt. cramoisi (Gir. et Schutz.). Sublimé corrosif : ppt. orange (Girardin et Schutz.).

Gélatine : ppt. rouge (Gir.).

Avec les acides et les alcalis, le Campêche se comporte de la même manière que l’infusion du Bois de Brésil, mais avec les substances métalliques les effets sont différents (Dingler).

Solution avec l'alcool et l’éther : Beau jaune orange ou jaune verdâtre (Schutz.) ; rouge (Desc.) ; rouge jaune (Planchon).

Les ouvrages de Girardin et de Schutzenberger méritent d'être consultés sous le rapport de l'application du Campèche pour lateinture, car ils sont les plus détaillés. Le dernier de ces auteurs a adopté la plupart des renseignements de Girardin : il signale cependant des réactions qui ne concordent pas et j'ai jugé utile de les citer ensemble pour permettre les comparaisons.

Le Bois de Campêche brûle bien, sans arome spécial, en produisant beaucoup de cendres blanches. Il est très fort et résistant ; on a de la peine à écraser entre les dents un petit éclat de 2 mmq. D'après Grisard : Bois élastique, cassure fibreuse très longue, produisant de gros éclats.

Caractères de l'écorce. — Écorce très mince, unie, douce, de couleur gris argenté ou jaune (Pomet). Brun foncé : elle tombe en petites plaques (Gamble) : ridée, brun noirûtre (Schutz.) ; très mince et très unie (Diderot) ; noire (Fluckiger).

Structure du bois. — Elle est très différente du Bois de Brésil à la loupe, mais non au microscope.

L'aubier est blanc ou de couleur écrue, étroit, bien délimité du cœur. Ce dernier est excessivement irrégulier, ayant souvent la forme étoilée. Le contour des bûches est d’une irrégularité fantastique ; elles sont formées d'une petite partie centrale, avec des côtes d’une profondeur variant de plusieurs centimètres et d’une largeur de 3 à 4 em. Cette forme me paraît si anormale que, malgré sa fréquence, je l’attribue à la larve d'un insecte, car j'ai toujours trouvé une altération au fond de chaque canal. Dans ce cas, ces côtes n'auraient done rien d'analogue avec les arcabas du Panacoco et des Andira.

Moelle cylindrique, de 2 mm. de diamètre, aussi dure que le bois.

Section transversale. — La nuance est beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Couches très bien délimitées par une variation de densité et une zone ayant peu de vaisseaux.

Vaisseaux très apparents à cause de leur groupement en lignes concentriques ondulées, plus petits sur le bord extrême de la couche, ailleurs peu variables. Ils sont fortement isolés, mais unis par le parenchyme; simples pour la plupart ; quelques paires et rarement des groupes ; peu nombreux, de T à 26 par mmdq. Ils ont une tendance à se disposer en un cercle concentrique sur le bord intérieur de la couche ; plusieurs sont remplis d’une matière blanche.

Rayons visibles à la loupe, très fins, uniformes, de 5 à 9 par mm., et écartés les uns des autres d'une distance égale environ au diamètre d'un gros vaisseau. Ils sont plus clairs que les fibres ligneuses, mais moins que le parenchyme.

Parenchyme a entourant et unissant les vaisseaux en festons ou lignes ondulées qui s'anastomosent et se ramifient, mais tout en se séparant en fragments irréguliers. D’après Muller, le parenchyme contient de gros cristaux.

Section radiale. — Vaisseaux très apparents, en sillons foncés et luisants lorsqu'ils sont vides, mais souvent remplis de matières blanches ou noirâtres. Rayons bien visibles, en fines lignes parallèles luisantes, produisant un effet agréable,

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont tout petits et ne sont visibles qu'à l’aide d'une forte loupe ; de 1 mm. 5 à 2 mm. de hauteur.

Emplois. — Bois de teinture employé aussi pour la tabletterie. Pour les teintes diverses on peut consulter Girardin et Schutzenberger, qui indiquent notamment : le bleu, le violet et le noir. Avec le fer : noir et gris. Avec l’alumine: violet grisâtre. Avec fer et alumine réunis: noir supérieur. Avec l'acide chromique : une belle laque. Avec le fer et la gomme, une belle encre noire.

Au point de vue médicinal, le bois est stomachique et astringent, 1l donne un principe antiputride (Sagot). Il produit une gomme-résine qui brûle comme le camphre (Duss).

Il donne une encre rouge, et on l’emploie pour archets de violon. Incorruptible dans la terre ; bon pour traverses, poutres (Antilles) ; se fend rarement (Duchesne).

« Quant à l'hæmatoxyline, qui a des propriétés excellentes et dont on se passerait difficilement, son prix de revient dans le bois de Campèche est si bas, dit Noelting, que nous n'aurons Jamais aucune chance de préparer un produit synthétique à un prix pareil. Le Campèche gardera son emploi surtout dans la teinture de soie en noir. » Je pense que la Guyane devrait encourager la culture de cette essence si précieuse, d'autant plus qu'elle croit rapidement.

Pennetier cite 13 qualités ou coupes de ce bois, parmi lesquelles je relève celles du Hâvre, de Bordeaux, de Marseille, de Campêche, de Sisal, de Haïti, de Saint-Domingue, de la Martinique, de la Guadeloupe et la coupe anglaise ou de la Jamaïque.

Schützenberger en cite aussi 13 sortes : Campeachy, # qualités ; Honduras Blauholz, 2 qualités; Jamaica, 3 qualités ; Domingo, #.

Simmonds cite Jamaica, Saint-Domingo, Campeachy direct, C. indirect et Tabasco, puis Nicaragua wood, avec les deux variétés Rio de la Hacha et Lima.

Preuss cite pour Honduras Blauholz # sortes qui sont : Tinta Maria, Tinta negra, Tinta catzim et Tinta amarella

catzim. Il dit que la première se distingue facilement par ses

feuilles, ce qui semblerait indiquer qu'il y a une autre espèce d'Hæmatoxylon (en plus de 1. Brasiletto Karst qui ne se distingue pas par ses feuilles d'A. Campechvianum).

Roussel cite cinq coupes, qui sont la coupe anglaise et celles de Saint-Domingue, de la Martinique, de Campêche- Guadeloupe et d'Espagne.

Girardin cite six coupes : la coupe anglaise et celles d’Espagne, de la Jamaïque, de Saint-Domingue d'Haïti, d'Honduras, de la Martinique et de la Guadeloupe.

La coupe anglaise est bien taillée (transversalement à la scie) ; pas d’ bn d'après Roussel.

Les sortes de Honduras Blauholz et celle de la Jamaïque appartiennent à la coupe anglaise ; grandes dimensions.

La coupe d'Espagne a un bout carré et l’autre oblique ;: grandes dimensions, sans aubier et peu de cavités. Les planches du Yucatan, de 20 à 60 kilos, sont de cette coupe.

La Saint-Domingue et de Haïti, la Martinique et la Campêche-Guadeloupe sont en morceaux plus petits, plus grossiers et de qualité inférieure.

Ech. types: Musée Colon. de Marseille, n° 66, Guyane ; Musée de Lyon, série II, n° 74, Antilles.

Icones: Planchon et Collin, Il, fig. 1046, section transversale, fig. 1047. Moeller, pl. VI, fig. 73. Icones lignorum, pl. V, fig. 1, en couleur.

Références : Girardin, p. 532; Gamble, 2° édition, p. 270 ; Schutzenberger, p. 319 ; Fol., p. 305; Guibourt, IT, pp. 317, 331 et 341; Planchon G., Il, p. 85; Grisard, 1894, I, p. 80 ; Roubo, p. 769; Miers, ms. ; Beauverie, p. 371; Bassières,p. 116 ; Descourtilz, p. 174; de Lanessan, p. 154 ; Pennetier, pp. 498 et 501; Moeller, p. 410; Dingler, XVII, p. 324 ; Diderot, Encycl., Il, p. 308 ; Henkel, partie IV, p. 312 ; Roussell, pp. 272 et 275 ; Duss, p. 227; Duchesne, p. 280; Noelting,p. 589 ; Sagot, XXVII, p. 220 ; Id., Catal., XIII, p. 309; Simmonds, p. #45 ; Preuss, p. 39; Wiesner, p. 930 ; Leman, p. 19; Scwartzkopi, p. 81 ; Fluckiger et Hanbury, p. 384; Pomet, p. 121; Hollaud, Bull., Misc.,Inform., Kew.,1916, p. 209; Charpentier, p. 383 ; Baillon, vol. VI, p. 243.

TRIBU XIV. — CASSIÉES

Martia parvifolia Bth., n° 1925.

Synonyme: Martiusia parvifolia Bth.

Ce bois m'est inconnu. Martin-Lavigne a adopté la description de Guibourt pour le Bois d'Amarante rouge; cependant ce dernier auteur avoue quil n’a aucune donnée sur l’origine de ce bois. D'autres espèces pourraient très bien concorder avec sa description. Il dit encore que son bois a une odeur et une saveur aromatique de Palissandre, tandis que Martin- Lavigne dans son schéma dit que son bois est inodore, ce qui laisserait supposer que, si le bois de Martin-Lavigne est le Martia parvifolia Bth., il ne peut être le bois d'Amarante de Guibourt.

Les détails suivants proviennent de Martin-Lavigne :

Nom vulgaire : Purpuurhart (Surinam). Bois d'Amarante rouge.

Caractères généraux. — Bois dur et compact, de couleur rouge cochenille foncé, devenant plus claire et jaunâtre en pleine lumière ; grain plutôt fin, homogène: lourd.

Caractères physiques. — Densité, 1,053 ; dureté très grande ; sans odeur. La solution aqueuse est de couleur jaune citron, légèrement trouble mais s'éclaircissant par addition d'alcool. Solution alc. jaune bichromate et limpide.

Il brûle avec peu de flamme en pétillant.

Caractères de l'écorce. — Écorce compacte très dure, unie, formée de deux couches distinctes ; celle de l'extérieur est grise et celle de l’intérieur brun très foncé.

Structure du bois. — L'aubier est très mince, grisätre, dur et compact. (D'après Guibourt, de 11 à 14 mm. d'épaisseur.)

Section transversale. — Les limites des couches sont les bandes les plus foncées et à peu près dépourvues de vaisseaux.

Vaisseaux isolés, visibles comme de petits points blancs : de 120 à 150 microns de diamètre; peu abondants, de 2 à 3 par mmq.

Rayons séparés par intervalles très variables ; de # à 5 par mm.

Parenchyme très abondant, visible en lignes concentriques

ondulées, blanchâtres ; largeur de 100 à 160 microns.

Section radiale, — Cette section est légèrement plus claire

que la section transversale. Elle est parcourue longitudinale-

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ment par des lignes blanches assez régulièrement espacées, entrecoupées elles-mêmes par les lignes transversales des rayons sur un front rouge de feu, comme un dessin écossais rouge brun. |

Section tangentielle. — Comme la radiale, les rayons sont d'une hauteur de 220 à 300 microns, sur une largeur de 20 dans les fibres ligneuses et de 28 dans le pee Ils sont généralement bisbiés,

Références : Guibourt, vol. II, p. 346 ; Martin-Lavigne, p. 96, fig. 34 et 35; Sagot, p. 905.

Angélique, n° 1927.

L’'Angélique se rapporte au Dicorynia paraensis Bth. — Synonyme : D. uapensis Spr.; D. floribunda Spr.; D. spruceana Bth.

J'ai trouvé plusieurs bois d’Angélique et je ne sais auquel attribuer le nom systématique ; mais, d’après la description de la Commission de Brest, je crois que la variété A décrite ci-dessous est le véritable Angélique du commerce et probablement celui de Dumonteil, de Sagot, de Lapparent, de Janssonius ; et celui de Martin-Lavigne se rapporte au Chêne-vert, n° 1927 C. Le bois de Préfontaine serait plutôt un Angelin (Andira) 1851 B, et celui de Grisard un Piptadenia. Le nom Angélique est associé avec Dicorynia quianensis et avec Vectandra Wildenowiana Nees.

Préfontaine, p. 140 : Angélique. Grain grisätre, filandreux, ressemblant au Oouacapou.

Dumonteil, p.154: Angélique, densité : 0,746 ; force : 215 ; élasticité : 207 ; p. 160. Classe 3, celle des Pins.

Commission de Brest ; p. 165: Angélique. Densité, 0,732 à 0,752 ; force, 900 à 960, ou 1,36 si le Chène — 1; élasticité, 20 à 25 ; rupture annoncée par de nombreux éclats; fibres bien déchirées. La même, p. 171: À peu près du mème poids et presque aussi élastique, mais un tiers plus fort que le Chêne, avec lequel il a quelques rapports pour le grain et la couleur ; ne convient pas pour le tour et l’ébénisterie.

De Lapparent, p. 579: LnsEnque perdait 5 °/, par la pourriture, tandis que le Chêne, dans les mêmes conditions, perdait 30 1/2 °/.. Le même, p. 580 ; L'Angélique paraît principalement appelé à ni ate les

plus grands services aux constructions navales, parce que, indépendamment de ses qualités d’élasticité, de force et de durée, sa densité ne dépasse pas celle du Chène ordinaire.

Sagot, p. 956: Barklat(en Surinam). Bois rougeätrede dureté moyenne. Le même, p. 226: abondant, de grandes dimensions. Le même, p. 267: rouge pale, poids moyen, se conserve bien dans l'eau de mer, mais fait rouiller les clous. En le travaillant, il faut souvent limer les scies.

Brousseau, p. 129 : Kabakally (en Demerary, 1309 A).

Grisard, 1894, I, p. 459: Angico (Brésil); rougeñtre pâle veiné de jaune et de rouge.

Bassières, p. 98: rouge pâle ; bois de trois variétés: noir, rouge et blanc.

Michel ms. : Angélique franc.

Martin-Lavigne : Basra Lokus (Surinam) 2° schéma de la fin du volume. L'auteur donne des détails qui ne s'accordent avec aucun de nos échantillons. On peut les résumer ainsi :

Aubier blanc rougeâtre. Cœur rougeûtre clair d'aspect homogène ; grain fin, dureté moyenne, porosité faible ; densité : 0,812. Odeur nulle.

Caractères de l'écorce. — Epaisseur de 2 mm., adhérence faible, d'une nature dure friable, couleur extérieure rougeûtre, et, en section, rougeûtre clair.

Couches non indiquées :

Structure du bois. — Vaisseaux isolés, 2 par mmgq., de forme arrondie régulière. Rayons de 7 à 8 par mm. ; hauteur : 100 à 1.000 microns. Parenchyme en bandes concentriques régulières.

Janssonius (1914, p. 35, fig. 11 et 12) donne une description encore plus détaillée, qui ne s'accorde pas avec celle de Martin-Lavigne, mais qui correspondrait assez bien avec nos échantillons de la variété A. Son échantillon a été déterminé d'après des fleurs et des fruits conservés dans l'alcool.

Résumé de sa description : Aubier d'une largeur atteignant parfois 45 cm. de couleur blanc brunâtre. Cœur brun parsemé de petites taches d’un brun rougeâtre. Couches non délimitées ; mais, à l'œil nu, la présence des lignes tangentielles, d'un brun foncé, plus ou moins distinctes et plus ou moins régulières, paraissent indiquer les limites. Vaisseaux réguliè-

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rement distribués, de 2 à 4% par mmdq., simples ou pairs. Rayons, d’après la fig. 11 : fins, nombreux, à intervalles moindres que le diamètre des vaisseaux, et s’écartant à leurs niveaux, de 7 à 9 environ par mm.

Angélique, var. À.

Caractères généraux. — Bois d'un poids moyen et d'une dureté moyenne, grain très grossier et un peu à rebours. Couleur brun clair, striée d'un brun foncé, ressemblant à celle du Chêne, à part ses mailles, qui sont plus petites et plus obscures. Surface mate. La nuance de la section transversale est un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,700 ; Dureté, celle du Chêne. Sans saveur niodeur.

Caractères de l'écorce. — Surface inégale, à cause de l'irré-

gularité de la chute des écailles, qui sont feuilletées et très minces. Couleur brune en nuances diverses. Épaisseur, 1 em. environ. Couche intérieure d’un brun clair; texture ligneuse, dure; cassure grenue, présentant les ravons corticaux de couleur brune et visible à l'œil nu. Surface intérieure, lisse et micacée, présentant un effet moiré produit par les rayons mats parmi les fibres brillants et satinés. |

Structure du bois. Aubier bien délimité du cœur et légèrement plus clair.

Couches en apparences distinctes, mais non à la loupe, sauf dans le cas où les zones denses forment ou paraissent

former les limites,

Vaisseaux visibles, très grands, peu de variations, rangés en lignes obliques courbes qui laissent entre elles des espaces vides ; fortement isolés, très peu nombreux; simples ou par deux.

Rayons visibles à la loupe, très fins, réguliers en largeur, à intervalles égaux au diamètre d’un gros vaisseau et ne s'écartant pas au niveau des vaisseaux. Couleur brune.

Parenchyme a visible, entourant les vaisseaux et s’étendant en lignes minces, unissant les vaisseaux tangentiellement. Ces lignes souvent s’anastomosent. Couleur brune, plus claire que celle des rayons.

Section radiale. — Couches non délimitées. Vaisseaux brun foncé tranchant sur le fond plus clair, luisants, vides. Rayons à peine visibles, en lignes minces légèrement plus foncées que les fibres ligneuses. Parenchyme visible à la loupe en minces lignes parallèles.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les vaisseaux occupent plus d'espace et forment des dessins en dentelle çà et là. Rayons visibles à la loupe, d'une hauteur de O0 mm. 2, en traits unicellulaires pas trop effilés ; couleur jaune.

Emplois. — Ce bois paraît être d'une utilité très grande. D'un tiers plus fort que le Chêne, il ne faudrait que les trois quarts de la quantité pour rendre les mêmes services. Je suppose qu'il pourrait être importé à un prix qui permettrait de pouvoir faire concurrence au Chêne, d'autant plus qu'après la guerre le bois de ce dernier sera assez rare.

Éch. types: N° 3,23 et 145. Guyane, Musée Col. de Marseille.

Angélique, variété B. s

Bois d’un poids moyen et d’une dureté moyenne, de couleur rose clair striée de minces lignes blanchâtres peu apparentes.

Caractères physiques. — Densité, 0,560 environ ; dureté, celle de l’Aune. Odeur légère de vinaigre, beaucoup plus forte lorsqu'on travaille Le bois. Saveur nulle ou insipide, La solution aqueuse est incolore à froid ; à chaud, d’un brun très clair. Solution alc. incolore.

Le bois brûle mal en pétillant beaucoup ; sans odeur spéciale.

Structure du bois. — L'’aubier est brun foncé, plus foncé même que le cœur ; de 6 mm. environ d'épaisseur. (Je me demande si cet échantillon n'était pas « en retour ».)

Section transversale, — La nuance de cette section est plus foncée que celle des autres coupes.

Couches très apparentes; les zones étroites du bois, sans vaisseaux, en forment les limites,

Vaisseaux visibles à cause de leurs bords blancs : grands, distribués régulièrement, sauf sur le bord externe de la couche.

D * ‘ K Le

Is sont fortement isolés, simples pour la plupart, quelquesuns par paires ; peu nombreux, 20 par mmq. environ.

Rayons à peine visibles à la loupe, uniformes, fins comme de la soie ; très réguliers, écartés les uns des autres d’une distance égale au diamètre d’un gros vaisseau ; de même couleur que le parenchyme.

Parenchyme a très abondant, entourant les vaisseaux en forme de losange et s'étendant comme des ailes, qui unissent les vaisseaux tangentiellement dans la zone externe de la couche. Couleur presque blanche.

Section radiale. — Les limites des couches sont difficiles à suivre, car elles sont en très fines lignes, plus foncées que le fond. Vaisseaux visibles et même très apparents à cause de leurs bords blanchâtres, qui les recouvrent pour la plupart ; çà et là se trouvent des perles luisantes. Rayons à peine visibles comme des ombres, par réflexion.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les limites des couches se présentent mieux. Les rayons sont à peine visibles à la loupe, en lignes blanches excessivement fines ; leur largeur est de [ à 2 rangées de cellules.

Éch, type: Musée Colon. de Marseille, n° 96, Guyane.

Chêne vert. — N° 1927 C. Ce bois envoyé de Cayenne à l'Exposition de Marseille, en 1906, n’est pas naturellement un Quercus, ni le Chène français, ainsi qu'on appelle à la Guyane le Terminalia Buceras, 2249 A. Je me demande sl ne peut être Dicorynia quianensis.

Caractères généraux. — Bois plutôt dur et lourd, de couleur brune ou d'un brun grisätre uniforme, ou avec des raies plus foncées. Il présente fort bien un effet moiré sur la coupe tangentielle. Surface mate ou légèrement luisante; grain fin et serré. La nuance de la coupe transversale est un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,687; dureté, celle de l’Erable. Odeur et saveur légères, même nulles.

Structure du bois. — Aubier brun ou brun grisàtre; épais de 2 à 2cm.5. L'effet moiré s’y présente bien mieux que dans

Si

le cœur. Les rayons prennent une couleur allant du brun au gris.

Section transversale. — Couches en apparence bien délimitées, mais non à la loupe.

Vaisseaux visibles à cause de leurs bords clairs ; on peut les compter à l'œil nu. Ils sont moyens, de 0 mm. de diamètre, uniformes ; simples pour la plupart, beaucoup par paires et quelques-uns par groupes de forme curieuse, droits et radiaux, de 3 à 8. Les vaisseaux sont distribués régulièrement et fortement isolés, de 1 par 2 mmdq. à # par mmq. Leur contenu est souvent noir.

Rayons visibles à la loupe, très fins, obscurs, uniformes, un peu irréguliers. Ils sont de 8 à 10 par mm., à intervalles d'une distance égale au diamètre d'un gros vaisseau, et ne s’écartant pas au niveau de ces vaisseaux. [ls deviennent légèrement ondulés en croisant les lignes du parenchyme.

Parenchyme très abondant, visible : Pa entoure les vaisseaux etest de couleur grise; Ph se présente en lignes concentriques, exceptionnellement nombreuses et gracieusement ondulées, et qui unissent les vaisseaux à de longs intervalles de 2 mm. environ. Elles sont en apparence continues mais sont souvent arrêtées par un vaisseau ; de couleur brune, bien distincte de celle du Pa, à cause de la présence de perles de résine. Ces perles donnent aux lignes l'aspect de chapelets. Les lignes sont environ de #4 par mm. et d’une largeur égale au semi-diamètre d'un gros vaisseau.

Section radiale. — Vaisseaux peu apparents, rares ; contenu noirâtre. Rayons à peine visibles, très étroits, bruns. Pb visible seulement à la loupe, mais occupant une grande partie de la surface en lignes verticales.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont en très petits fuseaux à peine visibles à la loupe ; hauteur, jusqu’à 8 cellules sur 1 ou, parfois, 2 de largeur.

J'ai remarqué que, dans l'aubier de notre échantillon, les rayons étaient en étages, tandis qu'ils sont en quinconce dans le cœur ; preuve de l'inconstance de ce caractère. Il ne servi-

Annales du Musée colonial de Marseille, — 3* série, 9* vol, 1917,

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98 fi. STONE

rait donc à rien pour la classification, contrairement à ce que prétendent quelques auteurs.

Emplois. — Constructions, traverses de chemin de fer; pourrait servir aussi pour crosses de fusils.

Éch. type: Musée Colon. de Marseille, n° 101. Guyane.

Cassia Apoucouita Aubl., n° 1929 A. Aublet, p. 379 ; Apoucouita (Galibis) ; Canéficier apoucouita,

Cassia fistula Lin., n° 1929 B.

Barrère, p. 33: Guabipocaiba ; Piso casse (Brésil). Aublet, p. 381 : Cultivé à la Guyane.

Grisebach: Cassia stick tree (Antilles Anglaises).

Moll. et Janssonius, IV, p. 104, donnent pour le Cassia Javanica la figure 156 dont is se servent pour toutes les espèces de Cassia. Les renseignements suivants proviennent de leur description.

Cœur de couleur rougeàtre ; aubier } jaune sale et quelquefois légèrement rougeâtre.

Structure du bois. — Section transversale. Couches assez bien délimitées par une mince ligne du parenchyme.

Vaisseaux grands, diminuant régulièrement vers le bord externe de la couche, mais parfois aussi les plus grands ‘se trouvant dans la zone médiane. Ils sont peu nombreux, de 6 par mmq. environ, et plus rares sur les deux bords de la couche qu'au milieu; du moins ils ne sont pas plus nombreux qu'ailleurs sur le bord de la couche interne.

Rayons uniformes. ayant au plus la largeur de deux rangées de cellules sur 3 à 12 de hauteur, ordinairement 5. Ils sont ondulés et s écartent légèrement au niveau des vaisseaux.

Parenchyme visible, entourant les vaisseaux en larges taches irrégulières, qui s'étendent tangentiellement et unissent deux vaisseaux ou deux groupes de vaisseaux, même davantage. Le parenchyme se présente aussi en lignes d’une largeur souvent égale à celle des zones des fibres ligneuses. Ces zones sont d'une largeur de # à 5 cellules. Les lignes du parenchyme

sont relativement continues ; parfois elles s'interrompent et s’'anastomosent çà et là.

Cassia grandis Lin., n° 1929 C.

Synonyme : C. Javanica Aubl. (Voir espèce précédente.)

Aublet, p. 382 : Casse de Para. Cassia javanica Lin.

Cassia biflora Lain., non Griseb, ni Mill, n° 1929 D. Synonymes : C. Marimari Aubl.

Aublet, p. 382: Marimari (Galibis).

Cassia bacillaris Lin., non Willd., n° 1929 E. Synonyme: Mimosa nodosa Lin.

Aublet, p.945 : Inga (terme gén. Caraïbes).

Dialium divaricatum Vahl, n° 1955.

Synonyme : Arouna quianensis Aubl.

Aublet, p. 16: Arouna (Galibis). Ecorce lisse, grisätre ; bois blane, peu compact.

TRIBU XVI — AMHERSTIÉES

Macrolobium Vouapa G. F. Gmel, n° 1946 A.

Synonymes : M. bifolium Pers.; Vouapa bifolia Aubl.

Noms vulgaires : Sereebebe (Guyane, d'après Bell). Sarabebe, Eperua sec, Vouapa sec (Guyane); Ouapa (Galibis); Bois caca, Palo machete (Grisard, probablement l'espèce présente, non 1948 A). Wapa sec (Sagot). Vouapa blanc (Musée Col. de Marseille). Ipé verdadeiro (Amazones : Huber).

L'échantillon de Bell a été déterminé, d'après les feuilles et les fruits, par le Dr Freeman.

Je crois que ce bois est le Wapa de la Commission de Brest, employé dans la construction du navire Terpsichore (voir 1948 E). Si c'était l'Eperua falcata, on aurait parlé de la nature huileuse de ce bois. Je ne sais rien de positif sur les bois de Dumonteil: le Wapa à petites feuilles et le W. à

grandes feuilles. À mon avis, ce sont des Macrolobium ; le premier serait l'espèce présente et le second le M. Simira, c'est-à-dire l’éspèce suivante, si l'on peut en juger d’après les feuilles figurées par Aublet. Voir Eperua falcata, n° 1948 A.

Caractères généraux. — Bois dur assez lourd, d’une couleur ressemblant à l'Acajou (roussâtre, d’après Aublet) ; gran plutôt gros; surface un peu luisante, fonçant légèrement à l’air. La nuance de toutes les coupes est pareille ; la section transversale est la plus mate.

Caractères physiques. — Densité, 0,737. Dureté, celle de l’Erable. Odeur à sec nulle, d’après Grisard; odeur désasréable quand il est frais ou lorsqu'il est travaillé. (Est-ce bien cette espèce ?) Sans saveur.

Dumonteil (Wapa à petites feuilles) : densité, 0,756 ; force, 175 ; élasticité, 193.

Caractères de l'écorce. — D'après l'échantillon de Bell, écorce épaisse de 4 à 6 mm., lisse, bien adhérente, plutôt ligneuse, remplie de sclérites granuleux. La surface de la büche est lisse.

D’après l'échantillon du Musée Col. de Mars, n° 315 Guyane, écorce extérieurement brunâtre, rouge foncé à l’inrieur, formée de deux couches, dont la plus interne présente des ravons corticaux, et l’externe tombe en miettes. Couche très mince de Liber. Saveur légèrement amère.

Structure du bois. — L'’aubier est gris rose sale, ou, d'après Aublet, blanchâtre. 5 cm. d'épaisseur environ, très bien délimité du cœur.

Section transversale. — Couches parfois délimitées ; les lignes très fines du parenchyme, visibles à la loupe, forment les limites ; contour régulier. |

Vaisseaux grands, visibles à cause de leur contenu blane, légèrement variables, mais ne diminuant pas vers l’extérieur de la couche. Ils sont distribués également ; fortement isolés ; simples ou par groupes de 2 à 7 subdivisés ; contenant parfois des thylles.

Rayons visibles à la loupe, écartés les uns des autres d'une distance égale au diamètre d’un gros vaisseau et semblant

parfois être interrompus par ces vaisseaux. Au microscope, les cellules paraissent être remplies d'une gomme rouge.

Parenchyme visible à la loupe ; a en taches qui entourent presque les vaisseaux.

Section radiale. — Couches délimitées par une fine ligne foncée ou blanchâtre. Vaisseaux gros, ouverts, remplis pour la plupart de matière blanche ou de thylles.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont seulement visibles à la loupe, montrant leurs cellules rouges.

Emplois. — Peut être obtenu de 5 à 7 m. sur 40 à 55 em. d’équarrissage (Bell),

Dur à travailler, se fend facilement ; il pourrait remplacer les Acajous de qualité inférieure.

Ech. types : 77, 2733, Bell; Musée Col. de Mars., n° 315 Guyane (écorce seulement).

Références : Icones lignorum, pl. LXV, fig. 6; Aublet, p.25; et pl. 7 et 8; Grisard, 1894, I, p. 543; Bell, p: 9 ; Stone et Fr., p. 78.

Macrolobium Simira G. F. Gmel., n° 1946 B.

Synonyme : Vouapa Simira Aubl.

Aublet, p. 27 : Simira (Galibis); Bois Violet. Le Bois est dur, compact, de couleur bleuâtre; écorce rougeûtre, ridée, gercée et très épaisse. Le nom Simira est général pour tous les bois qui donnent une teinture rouge ou violette.

Brousseau : Wapa blanc, ressemblant à un Bois Violet ou Purpuurhart. (Est-ce bien cette espèce ?)

Macrolobium Utea J. F. Gmel., n° 1946 C.

Synonyme : Outea quianensis Aubl.

Aublet, p. 29; Ioutay (Galibis). Ecorce lisse, grisätre ; bois peu compact ; aubier blanc, cœur rougeûtre.

Eperua falcata Aubl. non Blanco, n° 1948.

Synonymes: Æ. rubiginosa Miq. : pra falcata Wild. Dimorpha falcata Sm. (d'après Baiïllon).

Noms vulgaires : Wapa gras ; Wallaba (Bell). Jebaru-rana, Vouapa tabaca, Bainha de Espada (Guy. Amaz. Miers),

Parive, Eperu, Wapa huileux (Aublet). Wapa patouvé (Gal. Brésil). Wouapa, Woapa, Bijlhout, Bÿlhout (Hawtayne). Roode Wallaba, Bierie hoedoe (Surinam. Pulle). Itoori Wallaba, Pois sabre (MeTurk). Ballaba (mp. Inst.). Wallaba des Arrouhages (Lanessan). Espadeira (Correa). Vouapa, Vouapa gras (Sagot). Itoerie Ballaba (Surinam, Icon., lign.). Apazeiro (Amazones). Apa (Huber. Para): Etoorie ou Ituri Wallaba (Cat. Expos. Paris, 1867). Bijlhout : Bili hoedoe (Surimam : Greshoff).

Il y a beaucoup de confusion dans la nomenclature de ce bois, quoiqu'on le distingue facilement. Il y a deux variétés, mais MeTurk en fait quatre, dont on peut d'abord éliminer Sarabebe (v. 1941 A), et aussi Karabimiti, qui n'est Jamais employé, dit-il. Il reste Bimiti Wallaba et Itoori Wallaba. MeTurk englobe ces quatre variétés sous le nom d’Æ. falcata, ou Æ, Jenmani Olhiv. Mais, dans une autre brochure, 1l dit que Itoori Wallaba est l'E. Jenmani (qui ne se trouve pas dans l'Index), pendant que Bimiti Wallaba, arbre à fleurs blanches, est l'E. Schomburgki Bth. et que Wallaba mou (Soft Wallaba), est l'E. falcata. Brousseau dit que le Vouapa,gras a des fleurs rouges comme l'E. falcata, d'après Aublet, et je conclus que ce Vouapa est bien l'Itoori Wallaba, ainsi que l'échantillon de Bell. Les mots Wapa, Ouapa et Vouapa, etc., signifient un bois quelconque, bon pour la charpente; de ce fait, 1l n'est pas étonnant d’en rencontrer partout. Les botanistes, en se servant de ces noms, augmentent encore la confusion.

Dumonteil cite un Wapa Courbaril (1948 D), probablement un AHymenæa, et un Wapa blanc (1948 C), d'une densité de 0,912. Si l'adjectif « blanc » se rapporte aux fleurs, ce Wapa pourrait être le Bimiti Wallaba. Je ne connais pas d'Eperua à bois blanc ; tous sont à bois rouge. Dumonteil cite encore un Wapa huileux, sans doute le même que celui de Bell. Malheureusement les deux échantillons de Bell étaient éliquetés Bimiti-Itoori. Comme Harrison et Bancroft indiquent que le Bimiti est employé seulement pour bois de chauffage, 1l est probable que c'est le Wallaba mou de MeTurk, que nous pou-

vons encore éliminer. De ces quatre variétés il ne nous reste plus qu Itoori qui corresponde au Wapa gras.

Nous avons deux variétés d'Itoori, mais d’une différence si minime qu'elle peut être due à l'habitat.

Caractères généraux de la variété A. — Bois lourd, d’une couleur rouge foncé, laissant exsuder une gomme rouge et adhérente qui altère la surface et retient les poussières. La surface est mate lorsqu'elle vient d’être coupée, mais elle reprend vite son ancien aspect répugnant; elle fonce légèrement à l'air. La nuance de la coupe transversale est plus foncée que celle des autres sections. Ce bois ne peut être confondu avec aucun autre, sauf avec la variété B.

Caractères physiques. — Densité, de 0,920 à 1,048. D'après Dumonteil, le « Wapa huileux » a pour densité, 0,930 ; force, 224; élasticité, 144. Dureté, celle du Buis. Odeur et saveur de créosote. Solution aqueuse, jaunâtre claire; sol. alc. cramoisie. Il est intéressant de constater que ces réactions sont l'opposé de celles du bois de Campêche et du Bois du Brésil.

Ce bois brûle mal, en pétillant énormément ; se fend facilement et se retire beaucoup en se desséchant, ce qui est dû probablement plutôt à la perte de la gomme qu'à celle de l'eau. D’après Dumonteil, ce retrécissement serait de 294 sur 1224, ou de 24 °/,.

Caractères de l'écorce. — Épaisse environ de 7 à 12 mm., lisse, non gercée, semblant tomber en minces plaques. Elle est très amère, de couleur grise ou noire (d’après Aublet, roussâtre). La surface de la bûche est striée.

Structure du bois. — Aubier blanc sale, épais de 2 à à em. environ ; bien délimité du cœur.

Section transversale (à comparer avec la fig. 24, pl. VII, — Couches délimitées : une fine ligne du parenchyme, avec ou sans anneau de petits vaisseaux, peut indiquer les limites ; contour régulier.

Vaisseaux très apparents, grands, jusqu'à 0 mm. 33 de diamètre, légèrement variables, distribués également, sauf lorsqu'ils sont réunis en arcs et en lignes concentriques sur une seule rangée, Ils sont simples ou par groupes radiaux ; peu

nombreux, de À à 9 par mm. ; leurs bords sont de couleur rouge-clair, et leur contenu, qui est ambré ou cramoisi, s'échappe lorsque le bois est fraichement coupé.

Rayons bien visibles, moyens, uniformes, équidistants, écartés les uns des autres d’une distance moindre que le diamètre d’un gros vaisseau. [ls sont légèrement ondulés et s’écartent à peine au niveau des vaisseaux. [ls sont formés de cellules très grosses et sont de 7 à 8 par mm.

Parenchyme à entourant étroitement les vaisseaux en taches isolées, irrégulières, et b en lignes concentriques, de la largeur environ des rayons.

Section radiale. — Vaisseaux très apparents ; leurs cloisons sont visibles à l'œil nu, et ont 0 mm. 5 de longueur environ. Rayons très apparents, pourpres, un peu plus foncés que le fond.

Section transversale. — Comme la radiale, mais d’une nuance moins claire, et présentant des raies rouges. Rayons bruns, très minces, atteignant la hauteur de 15 mm. et même davantage, fait très rare parmi les Légumineuses.

Emplois. — Bon pour bardeaux ; pouvant durer 40 ans. Il résiste aux intempéries en toutes circonstances. Peut être obtenu de 9 à 27 m. sur 40 à 70 em. d’ eee sans aubier (MeTurk).

Très abondant à Cayenne, facile à travailler ; palissades, merrains ; très bon en sciage (Bassières).

Il ne faut pas le couper mince pour bardeaux ; très abondant (Sagot).

Bois se fendant facilement, droit et net, à la hache, mais ne se prêtant pas au clouage. Il est très difficile à polir, et impropre à l'ébénisterie à cause de sa nature poisseuse.

Éch. types : 91 a, 2755 Bell : 2638, Berkhout ; 0578, Imp. Inst.; Musée Col. de Mars. n° 38 Guyane ; " coupe de Noerdlinger.

Icones; Stone et Fr., fig. 91 a ; Stone, T. of C., pl. VI, fig. 48; Icones lgnorum, pl. 62, fig. 2, Bimittie Ballaba et fig. 6 Itoerie Ballaba, mais non le Valaba, pl. LX, fig. 4, en couleur.

Références : MeTurk, p. 180; Martin-Lavigne, schéma I ; Brousseau, p. 134; de Lanessan, p. 133 ; Miers, ms. ; Bell, p. 10 ; Bassières, p. 98;

Harrison et B. Bull., Imp. Inst., XIII, p. 230; Sagot, 1869, XXVII, p. 226; Id., Catal. XIII, p. 314; Aublet, p. 369.

Très semblable à la variété À, à part les différences sui-

vantes :

Caractères de l'écorce.

Épaisse seulement de 2 mm. environ, lisse, dure et ligneuse, d'une seule couche, en plus de l'épiderme. Les rayons corticaux sont visibles sur les coupes.

Le bois est beaucoup moins huileux et poisseux, et les poussières ne s y attachent pas au même degré que sur le précédent.

Structure du bois. — En section transversale : vaisseaux à peine visibles, plutôt petits, de Ü mm. 23 de diamètre, laissant exsuder très peu de gomme ; rayons visibles à la loupe.

Section radiale. — Surface luisante. Vaisseaux se présentant en fins sillons, dont les cloisons sont visibles seulement à la loupe.

Section tangentielle. — Les rayons n'excèdent pas | mm. de hauteur. Cette différence entre les deux variétés est la seule qui ait une valeur importante.

Ech. type: 91, 2747 Bell.

Wapa blanc, n° 1948 C.

Dumonteil, p. 152 : Densité, 0,912 ; force, 195 ; élasticité, 136 ; flexibilité, 2,10 ; p. 160. Classe 2, celle du Chêne.

C'est peut-être le Bimiti Wallaba à fleurs blanches de McTurk (v. 1948).

Wapa Courbaril, n° 1948 D.

Dumonteil, p. 154: Densité, 0,865; force, 228 ; élasticité, 122 ; flexibilité, 1, 82, p. 160. Classe 2, celle du Chêne.

Wappa, n° 1948 E,

Comm. de Brest, p. 179: Deux pièces de ce bois ont été employées pour Ja construction de la frégate Terpsichore en 1825, Deux ans

après elles paraissaient mieux conservées que les pièces de Chène qui

les entouraient. Il fournit de bonnes pièces de liaison. Il est aussi bon que le Balata pour les grandes constructions, et son poids, inférieur à ce dernier, rend son emploi plus général. La même, p. 190 : Densité, 0,891 ; force, de 1150 à 1290, ou 1,82 si le Chêne — 1; élasticité, de 22 à 27: p. 19% Classe dc,

Tamarindus indica Lin., n° 1952.

Sloane, p. 231 : Tamarin. Écorce brune, épaisse, très fendillée; bois dur et à gros grain.

Aublet, p. 24: le bois peut être employé aux mêmes usages que l’'Orme.

De Cordemoy, p. 389 : Tamarinier des bois (Réunion).

Rodriguès, 1893, p. 150 : Tamarindo, Tamarino (Brésil) ; Tamarind (Angl.).

Bischop, p. #1. Assam Djawa (Néerland).

Moll et Janssonius, IV, p. 129, donnent une description très détaillée avec section transversale, fig. 161. Ils constatent quela section de Noerdlinger, 1869, V, n° 33 de T. indica, n’est pas de cette espèce. Leur description ne concorde pas non plus avec nos échantillons types que je décris plus loin sous leur nom vulgaire de Tamarinier.

Gaebelé, p. 34. Poulia maram (Tamoul), bois dur, résistant, veiné. I1 donne un charbon excellent que l’on utilise dans la préparation de la poudre. $”

N° 1952 A (d’après Moll et Janssonius).

Structure du bois. — Section transversale. Couches non délimitées. Il y a des zones dépourvues de vaisseaux. Ceuxci, dont le diamètre est de 45 à 85 microns, sont peu nombreux, de 9 par mmq. environ ; simples pour la plupart, les groupes de 2 à 3 étant plus rares ; leur distribution est régulière.

Rayons de largeur variable, brusquement plus étroits sur la limite de la couche et devenant aussitôt plus larges graduellement. Leur hauteur est de 2 à 18 cellules sur 1 à 3 de largeur. D'après la figure, ils sont écartés les uns des autres d'une distance égale au diamètre d’un gros vaisseau environ.

Parenchyme. — A l'œil nu, il paraît formé de zones semblables aux couches, et écartées de 3 à 8 mm.; mais, à la loupe, on voit qu'il entoure les vaisseaux en taches irrégulières qui ont jusqu'à 200 microns de largeur. Moll et Janssonius indiquent que le parenchyme est disposé de trois

manières différentes : le « paratrachéal », le « métatrachéal ». et celui quiest dispersé parmi les fibres ligneuses. Ils ajoutent que les deux premiers modes passent graduellement (imperceptiblement, « unmerklich ») l’un à l’autre. Comme, dans leurs descriptions, ils répétent souvent ce fait, je crois que ces deux termes représentent plutôt une variation qu’une différence réelle.

Description de l’aubier et de l'écorce d’un échantillon n° 1 Majunga, Madagascar (Mus. Col. Mars.).

Aubier blanc, largeur d'au moins 7 em. 5.

Caractères de l'écorce. — Surface fendillée longitudinalement en côtes étroites et peu profondes et légèrement réti-

culées ; de couleur brun argenté. La couche sous-jacente est d'un brun de rouille. Surface intérieure argentée, finement striée. Texture dure, ligneuse ; cassure grenue. Épaisseur de 3 à 4 mm. Section de couleur brune composée de # couches, dont l’interne est très mince et se sépare en feuilles tenaces. La deuxième couche se compose de fibres brunes, mélangées de petits sclérites plus clairs séparés en files radiales par les rayons corticaux ; vers l'extérieur, les sclérites deviennent de plus en. plus grands et composent la troisième couche qui est continue, bien visible à l’œ1l nu, de couleur blanche. Ces sclérites sont très grands et fortement serrés. La couche externe est formée par des écailles qui sont finement stratifiées de noir et de brun.

N° 1952 B (Tamarinier).

Description d’après les échantillons n° 89, Guyane, Musée Col. de Mars., et n° 228, série II, Lyon, qui ne sont pas autrement déterminés :

Caractères généraux. — Bois très lourd et de couleur brun pourpre foncé, ou comme l’Acajou lorsqu'il est poli. Il a

quelques analogies avecle Bois pourpre. Grain très « à rebours ».

Caractères physiques. — La densité est plus grande que l’eau, même si l'aubier fait partie de l'échantillon. Dureté plus forte que celle du Buis. Sans odeur ni saveur, Solution alc. faiblement rougeûtre.

Structure du bois. — L'aubier est de couleur écrue, bien délimité du cœur.

Section transversale. — Couches non délimitées, mais le

changement d'orientation des lignes des vaisseaux doit probablement indiquer les limites.

Vaisseaux très apparents à cause de leur contenu blanc et de leurs bords grisätres ; pas très grands, de 0 mm. 065 de diamètre, presque uniformes; la plupart simples, beaucoup par paires et quelques-uns par groupes radiaux de trois. Quand ils sont remplis de matière blanche, ils ont l'air de très petits œufs dans leur nid ; de 1 à 12 par mmq. Les groupes sont disposés en lignes obliques visibles, se dirigeant en général alternativement à droite dans une couche et à gauche dans l’autre.

Rayons à peine visibles à la loupe ; très fins, uniformes, pas trop réguliers ; de 2 à 3 dans un espace égal au diamètre d'un gros vaisseau, ou de 15 à 17 par mm. Ils sont légèrement ondulés, s’écartant à peine au niveau des vaisseaux. Beaucoup d’entre eux sont interrompus par les vaisseaux.

Parenchyme à très apparent en larges taches grises, arron-

dies ou légèrement ailées, entourant les vaisseaux jusqu à 0 mm. 5 de diamètre.

Section radiale. — Couches obscures. Vaisseaux visibles, mais fins et voilés par le parenchyme, qui cependant est très peu apparent. Fibres très entrecroisées. Rayons très petits, bruns.

Tachigalia paniculata Aubl. (non Rich.), n° 1957. Synonyme: T. étrigona Aubl.

Aublet, p. 373 : Tachigali (Galibis); écorce cendrée, ridée ; bois dur, blanchâtre.

Bois pourpre ou Bois violet, n° 1958.

Sous le nom de bois pourpre et de bois violet, on confond souvent des bois très divers: 1° ceux dont le bois est de teinte pourpre ; 2° ceux qui sont à odeur de violette ; et 3° ceux qui, par eux-mêmes ou par leur écorce, donnent, comme

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