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NOUVELLE-CALÉDONIE

Le gros bétail néo-calédonien, d’après M. Lafforgue (1), a pour origine des reproducteurs « Hereford », « Durham », «Devon », «Angus », et c’est, le plus souvent, des croisements de toutes ces races.

Nous ne connaissons pas de recensement général de ce bétail. D’après seulement les estimations faites en 1909, sur la demande de M. Lafforgue, par deux éleveurs de la colonie, on pourrait admettre un minimum de 50.000 bovins, M. Lafforgue considérait en 1904 qu'il y avait donc comme viande livrable 2.020 tonnes, constituées par 5.000 bœufs de 250 kilogrammes (1300 tonnes) et 4.000 vaches de 180 kilogrammes (720 tonnes). En réalité, en 1898, l’abatage total avait atteint 2.366 tonnes, soit un excès de 346 tonnes. Mais il y avait alors l'usine de Ouaco, qui préparait des conserves de viande et abattait pour son industrie 1.100 tonnes. Cette usine ayant ferméses portes en 1900, il ne reste plus que l’abatage pour la-consommation immédiate, qui était, vers 1900, de 1.100 à 1.300 tonnes (460 à Nouméa, 200 dans l’intérieur, 655 pour les services administratifs et l'administration pénitentiaire) (2).11 y a, par conséquent, une petite surproduction qui pourrait s’accentuer.

(1) Lafforgue : « L’Elevage à la Nouvelle-Calédonie ». L'Agriculture Pratique des Pays Chauds, 1904.

(2) La consommation de 460 tonnes pour Nouméa représente la forte moyenne de 100 kilogrammes par habitant.

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