‹ Annales du Musée colonial de MarseilleChapitre 76 sur 140 · I.A VÉGÉTATION MALGACHE · texte numérisé non relu

I.A VÉGÉTATION MALGACHE

parce qu'il aide à comprendre la constitution de certaines houilles et surtout celle des grès et des schistes charbonneux sans restes de végétaux discernables. En effet — et il se forme actuellement des dépôts analogues sur la côte Est — réduites en cet état, les matières végétales sont aptes à se

Tourbière à Aephrodium. vers S00 m. ait. Forêt orientale sur les limites

du Centre.

mêler intimement aux sables et aux argiles qui peuvent être appelés à former plus tard des grès et des schistes.

Les marais de l'intérieur, tels du moins qu’ils sont à présent. sont loin d'offrir autant d'intérêt. Le déboisement et ses suites, l insolation et l alluvionnement plus intense, en ont complètement changé la végétation et les conditions biologiques. Dans leur état actuel, ils sont à peine distincts de

LA RÉGION ORIENTALE

ceux du Centre et, bien que souvent tourbeux, la tourbe ne s v forme plus actuellement. Les très rares spécimens des marais de cette région que nous avons pu observer encore dans leur état primitif ont, à ce point de vue, un tout autre intérêt. Très pauvre en espèces, la végétation de ces marécages est uniquement constituée par des sphaignes, quelques Graminées, le Nephrodiutn Thclypteris et des Pandanus. La tourbe y est souvent formée par les sphaignes, et les autres espèces ne sont qu’accessoires. Un rien, la venue d’eaux troubles, l’abatage des arbres des bords, suffit à faire périr les sphaignes et à interrompre la production de la tourbe. Ces tourbières sont remarquables par le manque absolu d’espèces saprophytes spéciales ; on dirait que, sauf les espèces de fond, c’est-à-dire qui contribuent à la formation de la tourbe, il n v a pas, à Madagascar, d’espèces adaptées à vivre sur ce sol.

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