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I.A RÉGION ORIENTAI, K

Ce rôle des feuilles est moins net chez d’autres espèces, et il devient nul chez les espèces pendantes. Mais, chez la plupart des épiphvtes, les racines très développées remplissent un office analogue en filtrant les courants d’eau qui coulent sur le tronc en temps de pluie. L’humus et les débris végétaux que cette eau entraîne sont ainsi arrêtés au passage par ces racines. La perfection, dans cette sorte de disposition, est

Platycenum sp.

atteinte chez les Platycerium , dont le fin chevelu spongieux est enveloppé par les frondes stériles, qui sont étroitement appliquées sur le tronc par tous leurs bords, sauf par leurs bords supérieurs, qui, légèrement repliés, laissent pénétrer l’eau et l humus.

Les caractères physiques de l’écorce du tronc-support sont

amas, sauf chez les espèces à racines axillaires citées plus haut, ne sont ordinairement utilisés que par des épiphytes, dont les frondes ou les tiges pendent au-dessous de la rosette de l’hôte. Asplénium Nidus et Vittaria elongata, A. Nidus et Oleandra articulata, Pandanus et Xephrolepis, par exemple, sont presque toujours ainsi associés.

LA VÉC.ÉTATION .MALLAC H K

sans doute une cause de la plus ou moins grande abondance des épiphytes. Mais cela ne suffit pas à expliquer la préférence marquée qu'ont ces plantes pour telle ou telle essence. Ainsi, aux bords des torrents de la Formation que nous étudions, un Xuxia à écorce écailleuse et un Ficus à écorce lisse sont également couverts d'épidendres, tandis qu’un grand nombre des arbres A oisins, à écorce plus ou moins semblable, en sont totalement dépourvus. Les caractères chimiques de l humus que fournit l’hôte aux plantes qu’il porte nous semblent avoir une bien plus grande intluence. C'est du moins ce que paraît établir la prédilection des Fougères épiphytes pour les stipes des Fougères arborescentes. Les épiphytes semblent aussi fuir les arbres à résine, ou tout au moins certains d'entre eux. En général, ils sont surtout abondants sur les essences à ramifications étalées.

Nous aA’ons dit plus haut que cette Formation n'était pas très riche en épiphytes. Cela est vrai aux basses altitudes et dans la futaie. Mais leur nombre s accroît beaucoup aux abords des montagnes, et il est déjà très grand sur les rives de quelques torrents encaissés de la région orientale. Voici, à titre d’indication, le dénombrement détaillé des épiphytes qui couvraient les troncs d'un Ficus et d'une Fougère arbores-

centes qui croissaient sur les bords du Marambo, à 500 m. d'altitude, dans le massif de Masoala :

1° Epiphytes d'un Ficus à larges feuilles, sans racines adventives, haut de 6-10 m., à rameaux étalés au-dessus du cours d’eau et couvrant environ 50 m c. de superficie :

1 Composée herbacée, Senccio sp. ( Kleinoidea )

2 Mélastomacées ( I Medinilla tuberculeux)

4 Aeanthacées (1 espèce herbacée)

2 Labiées ( 1 espèce herbacée )

11 Pipéracées (2 espèces de Peperomia, représentées respectivement par 6 et 8 individus)

1 Cactacée 1 Bhipsalis)

18 Aracées 1 espèce herbacée et tuberculeuse]

28 Orclndacées (8 espèces, représentées respectivement

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