I.A UEO l( IN ORIENTALE
par 13, 4, 2, 1, 2, 1, 4, 1 individus; 5 espèces munies de pseudo-bulbes)
I l Selaginellacées (2 espèces de Selaginella , représentées respectivement par 10 et 1 individus)
Asplénium nidus L. et Oleandra arliculala. LesSfrondes de l’ Asplénium sont dressées ; celles de l'Oleandra sont pendantes.
Soit 91 plantes et 18 espèces, appartenant à 11 genres différents : 27 de ces plantes sont pendantes ( Bhipsalis , Peperomia et 1 Fougère) ; les autres sont plus ou moins dressées; 24 sont tuberculeuses ( Medinilla , Aracée,
Orchidacées) ; o sont annuelles, les autres sont vivaces. En plus, il v a 12 espèces de Mousses et 3 espèces de Lichens, cachés parmi les autres épiphytes.
l.A VÉGÉTATION MALGACHE
2° Epiphytes d'une Fougère arborescente [Cyathea de 3 à 4 m. de hauteur, à racines adventives en cône) :
1 Peperomia
7 espèces de Fougères, dont 2 à souche grimpante et 2 espèces d'Hymcnophyllum, dont les très nombreux individus couvrent entièrement la base dustipe, l une localisée exclusivement sur la face Nord, l’autre sur la face Sud.
0 espèces de Mousses
1 espèce d’Hépatiques
L'observation n° 2 est surtout intéressante parce qu elle indique la préférence marquée des Fougères épiphytes pour les troncs des Fougères arborescentes. Cette préférence, dont les exemples so^t plus nombreux encore dans la région centrale, est surtout nette chez les Hymenopliyllum et les Trichomanes, dont beaucoup d'espèces ne poussent que sur ce stat très spécial. L'association si fréquente d’ Asplénium Nidus avec Olcandra articulata ou certains Vittaria, qui croissent sur ses rhizomes au-dessous de sa couronne de frondes, est sans doute due à une préférence analogue.
Les lianes se rapprochent des épiphytes en ce sens que leur v ie dépend beaucoup plus qu'on ne le croit généralement de la vie de leur support. Celles de la forêt orientale, et même celles de l ile tout entière, peuvent se diviser en deux groupes. Les unes, peu nombreuses, se développent entièrement à l'ombre et devinssent au-dessous du dôme de la futaie. Ce sont surtout des Mélastomacées, des Pipéracées et Pothos Chapelieri , toutes plantes remarquables par leurs crampons, analogues à ceux du lierre. Les autres, bien plus fréquentes, ne peuvent, au contraire, se développer et fleurir qu'en pleine lumière. Aussi, sous forme de graines enfouies dans l’humus ou de jeunes plantules à vie ralentie, attendentelles parfois très longtemps que les circonstances nécessaires à leur développement se produisent. C'est ordinairement la chute d’un arbre, abattu par la vieillesse, ou un orage qui leur permet d obtenir la lumière nécessaire. Elles grandissent alors en même temps que les jeunes arbres qui vont combler cette éclaircie fortuite, et leur vie sera désormais fatalement
LA RÉGION ORIENTALE
liée k celle de leur tuteur, dont une liane a toujours ï âge. Ce mode de développement explique pourquoi la culture des lianes à caoutchouc n'a pas donné de bons résultats sous bois, et pourquoi ces lianes ne rejettent plus ou rejettent difficilement lorsqu'elles ont été coupées au-dessous d'une sombre futaie.
Les plantes parasites sont surtout représentées dans la forêt orientale par des Loranthus et des guis, qui se substituent quelquefois si totalement k leur hôte que rien n’apparaît plus de son feuillage, et par quelques rares espèces sans chlorophylle, parasites des racines1.
Les caractères généraux de la forêt orientale changent insensiblement avec l’altitude croissante. Vers 800 m., les Landolphia, les Mascarenhasia, les Ravenala disparaissent ; les Ocotea, les Ravensara , les Calophyllum et les Palmiers nains se raréfient ; les Fougères arborescentes, les épiphvtes, les Composées, les bambous grimpants deviennent plus nombreux ; le feuillage toujours aussi coriace diminue de grandeur; le sous-bois s'épaissit ; les deux étages inférieurs de la végétation se confondent. Puis, brusquement, l'altitude s’élève et les Cardarnine , Viola et Ranunculus apparaissent aux bords des ruisseaux. C’est désormais la région centrale, avec tous ces caractères.
Mais avant de passer k l'étude de cette région dn Centre, il reste encore k étudier, dans celle de l’Est, la Formation de la forêt des cimes, peu distincte de la précédente, mais que certains caractères spéciaux nous forcent pourtant de distinguer.