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I. Senecio de la section Kleinoidea

LA RÉGION CENTRALE

3 espèces de Composées, 3 plantes subarborescentes à feuilles grasses et à port de Kalanchoe Scnecio de la section Kleinoidea).

1 espèce d'Obetia , arbuste à feuilles crassulantes, aromatiques et caduques.

3 espèces de Labiées, arbustes aromatiques à feuilles épaisses.

Tapia ( Uapaca clusiacea) ayant persisté grâce à la protection de rochers. Environs d’Ambositra.

7 espèces de Kalanchoe , toutes à feuilles crassulantes, 2 arborescentes et à feuilles caduques, 2 acaules ou subacaules, 3 à tiges herbacées.

4 espèces d'Aloe, dont 2 naines et acaules, les 2 autres arborescentes.

4 espèces de Vellozia, dont 2 acaules et 2 arborescentes.

3 espèces d’ Angræcum, épiphvtes xérophiles, Mi/osurandra moschata, arbuste éricoïde, à feuilles réviviscentes.

1 Cvpéracée, herbe h feuilles fines s'accumulant en dôme au-dessous de la rosette des feuilles vertes.

3 espèces de Fougères à frondes réviviscentes.

LA VÉGÉTATION MALGACHE

Toutes ees plantes croissaient encore au milieu d’un épais tapis constitué par une Mousse, un Lichen et un Selaginella.

On remarquera, en étudiant le détail des exemples précédemment cités, que l'adaptation à la sécheresse, d'ailleurs inconstante, du stat et aux effets des vents dominants, vents encore humides sur les hauteurs, mais de plus en plus secs à mesure que l'on descend sur le versant occidental, est acquise par des moyens infiniment divers. Néanmoins ces moyens peuvent être groupés en 6 séries différentes, correspondant chacune à un port particulier ou h un groupe de ports analogues :

1° Ramification exagérée et feuillage réduit. Port éricoïde. — Ce port n'est observé que sur les rocailles de haute altitude, c'est-à-dire exposées à l'alizé encore humide. Il diffère du port des arbustes à feuillage réduit du Sud, dont il sera question plus loin, par les rameaux plus longs, moins épais, plus fragiles, et les feuilles persistantes, plus étroites et beaucoup plus nombreuses.

2° Tiges cactées et épineuses. Feuilles membraneuses et très caduques. — Port des Pachy podium voisins du P. brevicaule Baker et de certaines euphorbes.

3° Rameaux aphylles, verts et charnus, avec revêtement cireux disparaissant en saison des pluies. — Port des euphorbes du groupe d /:'. Laro et des Cynanchum. Ces plantes n'ont, en général, que des écailles foliaires très fugaces, mais on observe néanmoins chez Y Euphorhia orthoclada des feuilles membraneuses et très caduques, analogues à celles du groupe précédent, insérées sur les rameaux verts et charnus.

i° Feuilles bien développées , charnues, souvent recouvertes d'un enduit cireux temporaire, lorsqu'elles sont glabres. — Plusieurs ports sont a signaler dans ce groupe :

A. — Port d'aloës, représenté par des Aloe et Angræcum xérophiles dont la rosette des feuilles se resserre vers le centre pendant la saison sèche.

B. — Port de Kalanchoe, à tiges et feuilles charnues et velues /type uniquement localisé sur les Pelouses à xéroph vtes des hautes altitudes, où l’air est plus humide.

LA ItÉfilON CENTRALE

C. — Planton grasses subarborescentes et à feuilles charnues et glabres ; beaucoup de Kalanchoe et de Composées.

D. — Pla nies grasses vivaces et acaules ‘ quelques Composées et Kalanchoe .

E. — Plantes grasses vivaces à tiges annuelles. Port de quelques Kalanchoe dans le Centre, bien plus fréquent sur les territoires de la flore à feuilles caduques.

Forêt à sous-bois herbacé, détruite sur les pentes exposées à l'Est. On distingue des parties plus récemment détruites par les feux. Andozobato, vers 1500 m. ait. Région du Centre).

F. — Feuilles charnues, velues , aromatiques et caduques, représentées dans le Centre par un Obetia et quelques Labiées.

G. — Feuilles dimorphes, les unes membraneuses et minces (saison des pluies), les autres petites et charnues ( saison sèche). Les deux derniers ports, dont on ne voit ici des exemples que sur les limites Ouest de la Formation, sont bien plus fréquents dans les régions de l’Ouest et du Sud.

5° Organes végétatifs secs et blanchâtres, paraissant morts en temps de sécheresse, se gonflant d'eau et reverdissant à la première pluie. Groupe comprenant les ports les plus divers :

T.A VÉGÉTATION MALGACHE

Lichens, Mousses, Pellca , Cheilanthes , Selaginella. Vellozia, une. Cypéracée, et Myosurandra moschata. Cette dernière plante est. en outre, éricoïde et aromatique.

6° Plantes bulbueuses ou tuberculeuses , à tiges annuelles, grimpantes ou arborescentes.

Tous ces groupes, sauf le premier, dont nous n'observerons plus d’exemple, sont d'autant mieux représentés que l'on descend davantage sur le versant occidental. Les plantes de ces ports abondent dans l'Ouest, et surtout dans le Sud, région qu elles recouvrent presque en entier.

Les espèces des Pelouses à xérophytes ont souvent des fleurs grandes et brillantes, quelle que soit l'altitude du lieu où elles croissent. C'est d'ailleurs un caractère qui, dans l'Ile, est commun à beaucoup des espèces des formations xérophytes. Les plantes des Formations forestières, au contraire, ont le plus souvent des fleurs ternes et sans éclat.

En résumé, la Formation des pelouses à xérophytes est le seul lien qui relie insensiblement la llore à feuilles caduques à la flore à feuilles persistantes. La plupart de ses espèces sont manifestement des formes occidentales ou méridionales qui se sont avancées jusqu'aux cimes de Pile, grâce à la sécheresse des rocs dénudés, stat où ces plantes retrouvent des conditions analogues à celles de leur région d’origine. Les autres sont, au contraire, des formes de la région centrale adaptées à ce stat si particulier. Toutes sont admirablement organisées pour résister à des alternatives de forte humidité et d'intense sécheresse.

VIL — Faciès de déni dation.

Toutes les Formations de la région centrale, surtout la silve à lichens et les broussailles éricoïdes, sont très inflammables. Aussi sont- elles très rapidement détruites par les incendies. La dénudation commence toujours parles cimes. Quelques bois persistent quelque temps dans les replis de terrain, mais, en général, 4 ou il incendies successifs suffisent pour changer une verdoyante forêt en maigre prairie à Aristidea.

LA RÉGION CENTRALE

Les formations autochtones de la région centrale n ont pas été détruites comme dans l'Est. Point n’est besoin ici d'un abatage préalable de la plupart des arbres pour préparer l'incendie de la forêt. Toute cette végétation a brûlé et brûle encore avec une très grande facilité. L'homme est bien encore ici la cause première de la destruction de la flore autochtone, mais il l’est d’une façon moins directe, avec plus de passivité.

Lac Andranomena dans le bassin de la Tsiribihina, région Ouest. Les touffes de roseaux des bords et des îles sont des bararata Phragmiles communis, var.).

La forêt à sous-bois herbacé, pourtant si humide parfois, devient facilement la proie des flammes après quelques jours de sécheresse ou de vent persistant. La silve à lichens et la brousse éricoïde sont presque en tout temps excessivement inflammables. Les bois occidentaux, grâce à leur sous-bois moins dense, résistent davantage aux vrais incendies de forêts, mais les feux de prairie, que favorisent dans ces régions une sécheresse plus grande et des vents plus violents, ne les détruisent pas moins, dune manière peut-être plus lente, mais tout aussi sûre, aussi totale. Quant aux Pelouses à xéro-

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