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Acte de réunion des Bulgares, dont il est parlé plus haut

« Aujourd'hui dimanche 18 décembre 1860(30 décembre dans le nouveau style), nous sous-signés Bulgares, sujets fidèles de notre auguste souverain S. M. L le sultan, réunis en conseil national dans notre église à Constantinople, sous la présidence de notre clergé national, munis de pleins pouvoirs de la part d'une partie de la nation, déclarons de la manière la plus solennelle nous être unis, conformément à notre acte de profession de foi, librement et spontanément à

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l'Église catholique^ apostolique romaine, et avoir par conséquent reconnu le souverain Pontife pour notre chef spirituel, auquel nous prêlons une pleine soumission, et nous nous adressons à M^' Hassoun, archevéque-primat arménien catholique à Gonstantinople, pour solliciter son intervention provisoire auprès du Saint-Siège pour tout ce qui concerne nos intérêts spirituels, et auprès de la Sublime-Porte pour Texpédition de nos affaires religieuses et civiles.

a En foi de quoi, etc., etc.

0 Gonstantinople, le 18 décembre 1860. »

Suivent les signatures du clergé et les signatures du clergé et des chefs des Bulgares réunis.

Voici comment la Bulgaria célébrait, le même jour, le grand acte qui venait de s'accomplir :

« Que dire et par où commencer 7 La joie exalte notre âme et nous avons peine à exprimer avec ordre nos sentiments. En6n, le grand acte est accompli. Le 18/30 décembre 1860 est un jour glorieux pour notre nation . Ce jour sera la première fête nationale de la Bulgarie.

« De quoi s'agit-il, en e£fet, et quelle est cette joie que notre plume ne saurait pleinement exprimer à nos compatriotes? Âhl depuis que nous écrivons, il ne nous est jamais arrivé d'avoir à leur communiquer une nouvelle d'une telle importance.

« Compatriotes I tout le monde sait que, depuis longtemps, nous Bulgares, nous demandons une chose, laquelle ? Une hiérarchie, n'est-ce pas ? Chacun de nous, à les entendre, depuis près d'une année, nous avons refusé de reconnaître la hiérarchie grecque, qui, sans aucun droit canonique, domine et opprime notre nationalité.

« Tous savent que, dans tous les coins où il y a des Bulgares, on a signé des pétitions au Sultan, pour demander le rétablissement de notre hiérarchie nationale et canonique, anéantie et absorbée par l'Église grecque. La nécessité d'une hiérarchie nationale et d'un clergé bulgare est bien sentie, n'est-ce pas? Oui.

« Il y a deux mois, la nation bulgare a solennellement déclaré à son clergé qu'elle voulait le renouvellement de l'ancienne union de l'Église bulgare avec l'Église de Rome, et lui a recommandé d'agir avec persévérance.

« Bulgares l aujourd'hui 18/30 décembre, la hase de notre hiérarchie nationale est posée. Les députés de la nation accompagnés d'un certain nombre de nos compatriotes et précédés de notre clergé, ont présenté solennellement au patriarche arménien catholique et à l'archevêque latin l'acte par lequel la nation bulgare prie S. S. Pie IX de rétablir la hiérarchie bulgare. . *

« Les députés ont prié aussi le patriarche arménien de vouloir bien être l'intermédiaire provisoire auprès de la Sublime-Porte et auprès

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du Sainf-Siége pour que notre clergé national puisse nous gouverner spirituellement jusqu'à ce que Ton nomme un chef qui portera lé nom de patriarche bulgare. »

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