hà Moniteur universel publie la note suivante
a La dédaration publiée par sept évéques et intitulée : Réponse aux amtuHafions adressées relativement eux élections produûneSy et la lettre écrite le 4 de ce mots par Monseigneur l'archevêque de Tours au ministre des cultes, viennent d'être déférées au conseil d'État pour cause d'abus. »
— Dans une proclamation aux Mexicains, le général Forey dit :
jaîKet.] MORT DO GÉNÉRAL OUDINOT DUC DE REGGIO. 251
(( La religion catholique sera protégée et les évoques seront a rappelés dans leurs diocèses. »
— Protestation de M«'Felînski, archevêque de Varsovie, contre la sentence des autorités militaires nisses, en vertu de laquelle on vient de pendre Tabbé Agrypin Konarski.
le. — M«^ Felinski est appelé à Saint-Pétersbourg, où il arrive accoippagné d'un colonel de gendarmerie.
•t. — Lesévêques des Marches protestent contre VExequatur royal par lequel on veut soumettre à l'examen des pouvoirs laïques les bulles, encycliques, rescrits, et, en général, tous les actes de Tautorité ecclésiastique.
«S. — Modification du ministère en France. MM. Walewski et Delangle se retirent, M. Billault est nommé ministre d'État, M. Ba* roche prend le portefeuille de la justice et des cultes, et M. Duruy est appelé au ministère de Pinstmction publique.
•4. — Les membres du clergé réunis à Trente, à l'occasion du troisième anniversaire séculaire do concile œcuménique, envoient au Saint-Père une adresse dans laquelle ils affirmentf les droits temporels du Saint-Siège. — Ce troisième anniversaire séculaire est solennellement fêté; il provoque de magnifiques manifestations de foi et d'attachement au Saint-Siège.
%lf. — Mise en vente de la Vie de Jésus ^ar M. Renan, membre de l'Institut. On sait comment la vraie science a jugé cette misérable production, et à combien d'énergiques et irréfutables apologies elle a donné lieu en France et dans tous les pays étrangers. Presque tous les évoques de France ont condamné officiellement le livre de M. Renan.
J^ninet.
•. — Décret impérial portant réception de la bulle donnée à Rome le 1^' décembre i8fô, qui détache de la métropole de Chambéry le diocèse d'Aoste, et l'incorpore il la métropole de Turin, et qm attribue à la province de Chambéry les mômes limites que celles qui ont été fixées entre le gouvernement français et celui du Piémont.
— Mort, à Paris, du général Nicolas-Charles-Victor Oudinot, duc de Reggio, fils aîné du célèbre maréchal Oudinot, et ancien
commandant en chef da corps expéditionnaire de Rome, en 1849. Il était né le 3 novembre 1791.
9. — L'évêque de Prussenna, administrateur du diocèse de Varsovie, par suite du départ de M^' Felinski, ordonne que, « en signe de deuil, les orgues, les cloches et les chants ressent de se faire entendre dans toutes les églises de Tarchidiocèse jusqu'au retour de Tarchevéque. »
11. — M*' Felinski est interné à Jaroslav par les autorités russes.
Août.
10. — Encyclique, Quanto conficiamur^ adressée par Pie IX aux cardinaux, archevêques et évoques d'Italie ^. Dans cette Encyclique, Pie IX félicite les évoques d'Italie de leur courage ; il signale les maux de l'Église dans ce pays, les erreurs qui s'y répandent ; il déplore la corruption des mœurs, et condamne les sociétés clérico-libérales qui s'y forment.
— A Soissons, mort de M*^' Jean-Joseph Christophe, né à Rochesson (Vosges), le 16 avril 1803, nommé évoque le 11 novembre 1860, et préconisé le 18 mars 186^
IS. — A la suite d'un rapport fait par M. Suin au Conseil d'État, et de la délibération des Conseillers, Napoléon III décrète (fahus la Réponse des sept évéques au sujet des élections et la lettre adressée par l'archevêque de Tours à M. Rouland.
IS. — A Rome, mort da cardinal Pietro Marini, né à Rome le 5 octobre 1794, créé cardinal de l'ordre des diacres le 21 décembre 1846.
— A Malines, en Belgique, assemblée générale des catholiques, sous la présidence du baron de Gerlache. Au congrès de Malines parurent le cardinal-archevêque de Malines, le cardinal Wiseman, divers prélats belges et étrangers, un grand nombre d'ecclésiastiques de Belgique, de Hollande, de France, d'Angleterre et d'Allemagne (l'abbé Mermillod, le D' Manning), et environ trois mille laïques, parmi lesquels MM. Ducpétiaux, le prince de Brogiie, Cochin, le comte de Montalembert, Dechamps, ministre d'État belge, Scherer, de Genève, etc. Le congrès se distingua par une
^ Elle fait partie des documents pontificaux relatifs à TEncyclique quanta cura.
septembre.] ASSEMBLÉE GÉNÉRALE A AIX-LA-GHRPELLE. 353
grande cordialité entre ses membres, par un vif attachement au Saint-Siège; mais il faut dire que le succès en fut en partie compromis par l'esprit de libéralisme qu'y montrèrent quelques membres, et particulièrement M. le comte de Montalembert, dans ses deux discours sur ^Eglise libre dans VEtat libre et sur la liberté de conscience *.
tV. — Remontrance adressée à Victor-Emmanuel par les évêques de la province ecclésiastique de Modène, relativement à VExequatur et au Placet royal.
31. — Dans un édît relatif au rétablissement, pour le 6 septembre, d'une procession qu'on avait coutume de faire autrefois à Rome, le cardinal Patrizi insère ces paroles : «La volonté du « Saint-Père est que dans cette circonstance on fasse des prières « spéciales pour la malheureuse Pologne, qu'il voit avec douleur devenue actuellement un théâtre a de carnage et de sang. »
Septembre.
i^f, — Encyclique, Incredibili^ adressée par Pie IX à l'archevêque de Santa-Fé de Bogota, et aux évoques de la Nouvelle-Grenade. Le gouvernement de celte république venait de porter des décrets contraires aux droits de l'Église, à sa doctrine, à son culte et à son ministère. Pie IX condamne ces actes et félicite Tépiscopat et le clergé néo-grenadin de son courage ^.
«1. — Assemblée générale, à Àix-la-Ghapelie, des catholiques d'Allemagne. On y convient des points suivants :
1. L'Église catholique n'oblige personne à une opinion politique quelconque. Elle se concilie avec toute forme et tout système politique qui n'est point en opposition avec les commandements de Dieu et les principes de la justice.
2. L'Église catholique n'est ni Tappui du despotisme, ni l'ennemie de la vraie liberté et d'une légitime indépendance. Comme dans tous les siècles, elle rejette encore aujourd'hui toute domination arbitraire, qu'elle soit exercée par des princes, des parlements ou des partis.
3. Les catholiques ne sont pas des adversaires du progrès politique ; ils saluent avec joie toutes les réformes utiles à l'intérêt des peuples,
^ Les actes de ce congrès ont été publiés à Bruxelles en 2 vol. in- S. Voir aussi Malines^ fêtes et congrès^ paï J. Ghantrel. s Cette encyclique fait partie des documents relatifs à Tencyclique 0^<^f^^^ ^^''a*
mais ils rejettent consdencieusement toute violation da droit et abhorrent toute révolution, qu'elle s'appuie sur le suffrage universel, sur le principe des nationalités ou sur le soi-disant principe des faits accomplis.
4. L'assemblée catbolique réitère la protestation formulée à Munich Tannée dernière contre la spoliation du Saint-Siège. Elle réclame pour le Saint-Père la pleine jouissance de son pouvoir temporel, tel que la divine Providence le lui a donné, et tel qu'il lui appartient en vertu du droit international et des traités, et elle professe solennellement les principes manifestés par les évéques réunis à Rome dans leur adresse i Pie IX.
5. L'assemblée voit dans l'existence du soi-disant royaume d'Italie une victoire de la Révolution menaçante pour l'ordre européen tout entier ; elle déplore donc profondément la reconnaissance patiielle qu'il a obtenue et remercie les princes et tous les hommes qui s'y sont opposés.
6. Pénétrés du plus profond amour pour la patrie allemande, les catholiques assemblés ici protestent contre cette calomnie, qu'ils ne sont pas de bons patriotes, eux qu'on rend suspects en leur fêtant l'épithète d'ultramontains. Us appellent le grand passé de Gharlemagne en témoignage de ce que le dévouement au Saint-Siège n'a Jamais porté préjudice à la grandeur et à la gloire de la patrie.
7. Quoique l'unité de la foi soit le fondement le plus solide de l'unité politique, les catholiques ne voient cependant pas dans le schisme religieux de l'Allemagne un obstacle insurmontable & l'unité allemande, pourvu que les principes de Justice et de véritable tolérance soient respectés dans tous les États et dans la patrie commune.
8. Les catholiques assemblés à Aix-la-Chapelle, lavieîlieTÎileimpériale aux frontières allemandes, déclarent crime toute tentative de morcellement de TAUemagne, soit en faveur d'une puissance allemande, soit dans l'intérêt d'une puissance étrangère. Ils protestent contre tout projet d'exclure de l'Allemagne la maison impériale catholique et abhorrent toute concession à l'ambition étraugëre.
9. L'assemblée catholique générale, considérant les embarras croissants du Saint-Père le pape Pie IX et ses besoins de jour en Jour plus grands pour le soutien de sa dignité, déclare que le Denier de Saint- Pierre est une œuvre éminemment bonne dans les circonstances actuelles. Non-Feulement le chrétien pratique par là le devoir de la charité chrétienne^ mais encore il manifeste son zèle pour la sainte foi et son amour de l'Église et de la liberté. L'Assemblée invite donc tous les membres des associations catholiques à continuer eur-mémes le don du Denier de Saint-Pierre et à faire tout ce qui dépend d'eux pour engager tous ceux sur qui ils ont quelque influence à les imiter.
L'œuvre capitale de cette réunion a été le vote d'une Université catholique en Allemagne. Pour commencer ses travaux, elle a voté par acclamation une Adresse des plus énergiques, dans laquelle,
aOFembre.] OUVERTURE DE U SESSION LÉGISTATIYE DE 1864. 25ô
après avoir protesté contre les actes de spoliation dont le Saint- Siège a été victime, elle s'unit en tout à l'Adresse présentée au Pape par TÉpiscopat lors des fiâtes de la canonisation. On lit dans cette Adresse : « Si c'est la volonté de Dieu que vous, a son Vicaire, n'ayez plus uu lieu où vous puissiez poser votre « tôte,et si, au lieu d'une couronne d'or, il vous faut ceindre a votre chef de la couronne d'épines, vous direz sans doute : Que « votre volonté soit faite I Mais nous, nous nous écrierons : a Soyez notre Roi I Car dans les fers ou dans l'exil vous continuerez « à être la pierre sur laquelle l'Église est édifiée, le roc que les a puissances de l'enfer ne parviendront jamais à déraciner ; vous a serez toujours le pasteur que suivront les brebis^ parce qu'elles c connaissent sa voix; vous continuerez à être le Père auquel a le cœur des enfants demeure indissolublement attaché. y>
99« — Mort, à Avignon, de M<' Debeiay, archevêque de cette ville, né à Yiriat (Ain), le U février 4800, nommé évoque de Troyes en 1844, appelé à l'archevêché d'Avignon en 1848.
IS. — M. le comte de Sartiges, ambassadeur de France à Turin, est nommé ambassadeur à Rome, en remplacement de M. le prinee de La Tour d'Auvergne, nommé à l'ambassade de Londres.
— Mort de M. Billault, ministre d'État.