M*' rÉvéque de Versailles publie une lettre pastorale
mars.] MORT BU PEINTRE HIPPOLYTE FLANDRIN. 269
portant condamnation de trois brochures sur la liturgie, intitulées : Lettres de Sophronius,
11. — Lettre écrite de Rome au clergé de son diocèse par le cardinal de Bonald, à l'occasion de la note du Moniteur du 28 février.
tt Nos chers coopérateurs^
a J'ai longtemps hésité si je garderais ou si je romprais le silence au sujet d'un article que le Moniteur a' publié à mon sujet. Mais, accusé d'avoir encouru par ma faute le blâme de Sa Sainteté, je me dois à moimême, je dois & mon clergé de faire connaître la yérité.
« Le Moniteur, trompé par de faux renseignements, a dit que le Pape m*avait témoigné et fait témoigner son mécontentement, au sujet du compte que j'ai rendu de l'allocution de Sa Sainteté à MM. les curés de Lyon.
a Je n'ai qu'une réponse à faire au Moniteur. Je n'ai connu le prétendu mécontentement du Pape que par ce journal. Le souverain Pontife ne m'a rien dit sur ma circulaire ; son ministre secrétaire d'État ne m*en a point parlé. Si j'avais encouru le blâme de Sa Sainteté, j'aurais humblement courbé la tête en entendant la parole du vicaire de Jésus-Christ, dont j'aurais mérité les sévérités.
« L'article du Moniteur m'accuse d'avoir commis une indiscrétion. Je n'ai pas cru qu'il y eût de l'indiscrétion à répéter des paroles que le Pape avait prononcées publiquement, devant MM. les curés de Lyon. Ce n'était pas un secret que Sa Sainteté nous confiait.
« Cette circulaire suffira pour calmer des inquiétudes, dissiper des craintes et répondre aux témoignages de sympathie que j'ai reçus de toutes parts, au sujet de l'article du Moniteur.
«Agréez, mes chers coopérateurs^ l'assurance de mon inviolable attachement.