CHAPITRE niL
L'abbé d'Orléans, duc de LongiievUle,
ioui la curaieUe de sa mère Anne-Geneviève de Bourbon.
On vient de voir à la fin du chapitre précédent, que le roi de
France^ sur la soumission ^e les deux duchesses de LongueviUe
et de Nemours lui avaient faite de leur différend, avait prononcé
en faveur de la première et qu'il avait décidé que les Trois-Etats
étaient compétents pour juger souverainement des difficultés qui
pouvaient s'élever entre les princes à l'égard de la succession aux
comtés souverains de Neuchâtel et Valangin.
Madame de Madame de LongueviUe n'eut pas plutôt appris que les cniq com-
^'^^^JIJJ'' missaires nommés par le roi pour examiner les mémoires de ces
courrier rayis princcsses avaient unanimement trouvé qu'elle était fondée, dans une
qoitai c^flbT^ assemblée qui s'était tenue entre eux (*), que, sans attendre que
labie. le roi eût décidé sur leur rapport, elle écrivit promptement cette
bonne nouvelle au gouvernement, à la compagnie des pasteurs et
au conseil de ville, sachant très bien qu'on s'impatientait à Neuchfttel
de l'apprendre. Elle envoya par un courrier ses lettres datées da
22 avril et quatre jours (**) avant que le roi eut prononcé. Mais
après qu'il eut (♦*♦) prononcé, elle écrivit les trois autres lettres
suivantes qui seront des monuments de la sagesse de celle princesse
et de l'amour qu'elle avait réellement pour les sujets en général de
cet Etat.
(*) Il 06 peut que Madame de Lon^eville ait sa d'avance la sentence des qaatre mattres des reonétes, mais elle n'a pas écrit sur favts qu'elle en ent.
(**) L'aateur se trompe. La sentence du roi n'est pas du 26 avril, mais dn commencement d'avril. (V. le Journal du Palais, p. 165.)
(***) Madame de LongueviUe n'écrivit qu'après que le roi eut prononcé, el il n'y a point e« d'autres lettres que les trois soivantes.
CURATELLB DB MADAME DB LORfiDfiVRXE. ^211 LIVRE H.