CURATELLE DE MADAME DE LOSGUSVILLE. 213 LITRE II
MtîsfiiiU de totile la eondnite que j*ai lenae dana tout oe qui »*etl passé au 1674 sujet de la cootestaiion pour la souveraioelé de Neufchâtel et YallengiB, qui fait connaître visiblement que je n'ai pas eu moins à cœur de conserver les franchises et la tranquillité du pays que les droits de mon fils. Vous êtes témoins que j*ai suivi les coutumes pour la possession et Pinvestiture du Comté, et vous verrez dans mes écritures que je les ai défendues d*une manière qui témoigne que j'ai dessein de les maintenir religieusement, et que je n*ai rien négligé pour soutenir la sentence des Trois-Etats et empêcher qu'on ne . lui doanftt quelque atteinte. C'est ce que vous apprendrez plus particulièrement par le sieur de Montmollin, mon chancelier, que j'avais fait venir à Paris pour m'aider de ses lumières dans mon affaire qui était si importante à Mr. de Lougueville, mon fils, et de si grande conséquence pour ses sujets. Il vous témoignera aussi que, suivant votre lettre du 12 janvier, je me suis informé de lui des suites que pouvait avoir cette affaire.
Hais si j'ai eu soin d'empêcher que Ton ne touchât à vos franchises et coutumes, je n'ai pas moins pris à cœur de conserver l'Etat en paix et le délivrer de troubles. C'est pour ce sujet que je suis venue à un arbitrage de choses déjà jugées et incontestables. Mais n'ayant eu que des justes pensées dans tonte cette conduite, Dieu qui préside dans les jugements, m'a donné cet avantage d'en avoir encore un second en ma faveur rendu unanimement et sans partage. Ainsi les prétextes de troubles étant par ce moyen levés, il faut à l'arenir tenir la main, afin qu'on ne retombe plus dans de semblables désordres, qui auraient pu ruiner l'Etat, si je n*y avait remédié. Je suis persuadée que pour y réussir j^^ réclame il faut punir i l'avenir les crimes plus promptement et plus sévèrement qu'on une plus n'a fait, puisque la clémence n'a servi qu'à les multiplier. De mon côté, je ne prompte punldonnerai plus de grâce, surtout pour des meurtres et violences, s'il n'y a des ^ ^ ^** raisons très justes qui m'y obligent. C'est ce que j'ai déclaré à mon gouverneur et conseil et leur ai ordonné de n'user plus d'indulgence et de ne pardonner plus si facilement les fautes. L'oisiveté contribuant aussi aux désordres dans les Etats où on les souffre, je désire qu'on travaille à l'établissement d'une discipline et de quelques manufactures, et que pour cet effet vous avisiez avec mon EUeveutqUb gouverneur et conseil sur les mo)ens d'en venir à bout. Enfin j'ai dessein et les Quatre -Miau dedans et au dehors de l'Etat de faire tout ce qui pourra contribuer à son nlstraox avisent -, . . 1 . , 1 t. . . .. aveclegouver-
bonheur, que je me proposerai toujours comme le principal but de mes actions, cernent pour
J'espère que de votre cAté vous contribuerez ce qui dépendra de vous pour fa- établir une disciliter mes desseins, et surtout vous tiendrez la main à la punition des caba- cipline, leurs et à la sûreté des gens de bien, afin qu'ils ne soyent pas exposés aux insultes des méchants sous prétexte des privilèges qui ne doivent pas servir Les privilèges pour couvrir des actions de violence et de sédition. îer^ïcoa^
Si vous avez sujet d'être satisfiits de ce que j'ai fait et que j'ai dessein de des riolenees. faire à l'avenir, je ne le suis pas moins de votre conduite, et je veux bie» que chacun sache que je vous en sais gré, que je vous donnerai des marques du ressentiment que j'en aurai toute ma vie, et que j'inspirerai ]^ mêmes mouvements à mon fils, s'il platt à Dieu, suivant mes vœux et vos désirs, de le rétablir entièrement.
Et sur oe je prie Dieu qu'il vous ait, chers et bien aimés, en sa sainte et digne garde.
A Paris, le 25 avril 1674. (Signé) AmrB-GEKEviÈvx os Bourboh.
Et plus bas David.
Le roi désirant de rétablir la paix et le calme dans les comtés Le roi souhaite de Neuchfttel et Valangin, témoigna à Madame de Long uevtlle qu'il LonlneviiieMsouhaitait qu'elle accordât une amnistie générale à tous les parti- S&stie^énae!