‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 122 sur 264 · LIVRE II. 220 CHAPITRE xm. — l*abbé d'oujéajib · texte numérisé non relu

LIVRE II. 220 CHAPITRE xm. — l*abbé d'oujéajib

1675 "^^<^ ^^ gentilhomme de Madame de Nemours, poar avoir un téaioi^ntge «athenttque de la vie du dit sieur doc. J*ai reçu ordre de S. M» de vous informer de tout ]e détail, afin que si par hasard ceux qui ont nourri ée$ troubles dans Neufchâlel voulaient se prévaloir de cet envoi de Madame de Nemours vers H. le duc de Lon^eville, son frère, pour en abuser, vous puissies faire connaître les raisons que S. M. a eues de faire conster à Madame de Nemours de la vie de Monsieur son frère; elle a ordonné que le gentilhomme qu'elle enverrait pour l'en assurer, le pût voir seulement sans lui parler et sans lui donner aucune lettre. S. M. n'a pas trouvé à propos d'accorder à Madaipe de Nemours la liberté qu'elle lui a demandé d'aller elle-même voir Mr. son frère, afin de ne pas donner lieu à rien qui pût troubler le repos el la tranquillité que S. M. veut conserver dans Neufchâtel.

Je suis, Monsieur, entièrement à vous.

(Signé) Amottld de Pompone.

L'ambassadeur Le 4 avril, Monsieur rambassadeur ayant reçu cette lettre, en

doMwT^^aa^^""® d'abord avis à M. le gouverneur d'Affry, qui en fit part au

fouvemeur» conseil d'Etat et aux Quatre-Ministraux, tellement que par ce moyen

** ^^Quatre-*^ ^ows ^^^ ^^^^ bruits qui avaient été répandus furent entièrement

Ministrauz. dissipés.

Conférence à On tint Cette année une conférence à Lignières au sujet des j^BfdMMH^ta! î''wîl6Sj où les députés de Porrenlruy, de Neucbfttel et de Berne se trouvèrent; mais n'ayant pu tomber d'accord, la conférence fut inutile ; seulement il fut arrêté qu'on ne pourrait à l'avenir faire valoir le plaid de St-Haurice en ce qui pourrait être contraire à la délimitation de la mairie de Lignières.

vanmarcns Charles de Bonstetten, baron de Vaumarcus, ayant été enseveli *toiue*de* le 13 mai, n'ayant laissé que quatre filles et ayant (suivant la con- Bnren par cesAon qui luî en avait été faite de pouvoir disposer de sa terre) çjJJ^j™^^B^, .lesté en faveur de sa fille aînée Marguerite, veuve de David de stetten. Burou, bauneret de Berne, les deux fils de celui-ci, Jean-Charles et David, se présentèrent le 24 juin en conseil d'Etat pour demander la mise en possession et investiture de Ta baronnie du dit Vaumarcus, s'oflrant de rendre à S. A. les devoirs qui lui étaient dus par ceux qui possédaient cette seigneurie. Ayant produit la concession accordée par S. A. à feu leur aïeul Charles de Bonstetten, en date du 26 juin 1673, et la copie de son testament daté du 22 mai Opposition au 1673, Heuri-François Rognon, châtelain en la baronnie de Gorgier, deNeuchâteï* s'ï opposa au uom de Jacques-François de Neuchâtel, baron du dit baron de Oor- Gorgicr, demandant aussi au dit nom la mise en possession et Tinvestlture de la dite baronnie de Vaumarcus pour les raisons contenues aux demandes ci-devant formées contre les barons de Vaumarcus, et sous offre aussi de rendre tous les devoirs à S. A. Après les répliques de part et d'autre et des protestes et contreprolestes faites par les parties, comme aussi par le procureur-général au nom de S. A. pour la conservation de ses droits, il fut arrêté qu'il serait donné acte aux parties de cette procédure pour servir à l'avenir;

CUIATEUJE DB MADiOtt DB L<»«6IIBV1LLE. 221 LIVRE IL

mais que cependMkt, piii8(|iie tous les aolres héiiliers dn dit km 1675 WroH de Vaumarcus ne s'opposaient pas à ce testameat,' maïs l'avouaient, 1» dite dame Margu^e pourrait eontinaef la jouissance Arrêt qui aotl possession de Ja dite baronnie de Vaumarcus, ainsi que f«Mi ^^p|!^°[^^ Charles de Bonsletten, son père, la possédait lors de soa décès, ea à Marsraerite attendant qu'il fût plus outre pourvu à la dite investiture, ^vant^^^^^^g^^ les droits (pie S* A. et les dites parties pouvaient avoir sur la dite bommimi. baromue. Cet acte Ait scellé dû sceau du gouverneur et signé par le chancelier de S. A., le 24 juin 1675.

La proteste ipie le procureur-général fit au nom do prince ten- Motift de u dajt à ce que telles investitures ne pussent prépidicier aux droits JJ[^^^né»î de S. A. Et d'autant qu'il y avait dans le testament de Charles de et fkTeur des Bonstetlen des choses contraires aux droits du prince, on dédara ^^**"*°^'*"°*' expressément qu'on n'entendait pas de les autoriser ni de les confirmer, mais qu'on les relèverait dans la suite, lopsqu'il s'agirait de la dite investiture. Messieurs de Buren consentirent que tout ce qu'il avait dans le testament de leur aïeul qu'ils avaient produit et qui serait contraire aux droits de S. A., fiât rectifié et môme censé nul et non avenu.

Celte mise en possession fut accordée à M. de Buren tant pour ^bm en poi-

^ session accor-

loi que pour ses descendants mâles et femelles, maïs aux clauses, déeàM.deBu-

^ *■ . ' ren ponr loi et

conditions et réserves insérées dans l'acte d'inféodation et d'inves- le* sfons jMw

et femelles.

titure donné à Ulrich de Bonstelten le 7 janvier 1599.

Le susdit Charles de Bonstetten avait épousé Barbe de Walteville Les femmes et et en secondes noces Jeanne Manuel. II eut de la première deux cji^îJ^e Bonfils qui moururent avant lui; et il laissa quatre filles. Marguerite, stetten. l'aînée, qui lui succéda, avait épousé, le 1" avril 1633, noble David de Buren, seigneur de Seffligen, qui fut créé banneret de la ville de Berne l'an 1658 et qui mourut l'année suivante 1659.

Le point de coutume qui suit fut donné le 12 février 1675 par p<*^^^|^,^J: le conseil de ville de Neuchâtel: parieconseu

de Tflle.

Toute personne qui forme demande à une autre, est obIi(çée de la suivre Une demande dans Tan et jours jusqu'à ce qu'il amène sa partie à réponse dans le dit temps, Jjf^l^Sattsïiuâ el s'il laisse écouler ce temps sans l'amener à réponse, sa demande est nulle et Jouis. et MRS qu'elle puisse être relevée par une instance fuite pendant les fériés, et est pour livfnres partant le rée est irrecherchable pour fait d'injure, mni0 pour fait de fonds, ®^® ^tS^' l'acteur peut former une nouvelle demande.

Le prinlempa et Tété de l'an 1675 furent extrêmettesl froids et Çri"!?]??"^

» . • . I* t« «- ji «. . *. I . . **• froids et

huaudes, ce qui rendit Tannée fort tardive et ce qui fit que les raisins humides. et autres frotta^ quoique très abondants^ ne purent pas parvenir k ^^'^^ "* leur maturité, on^ que l'hiver commença de bonne heure et en automne. Les grains des montagnes gelèrent entièrement. Il tomba Leserrains beaucoup de neige au milieu des vendanges, ce qui fit que plusieurs ^®^^"' vignes demeurèrent sans être vendangées^ et quoiqu'on n'eût cosi*

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