LIVRE II. 226 CHAPITRE xiii. — l'abbé d'oaléans
1676 On vil à Zurich, le 24 janvier 1676, dans les airs un phénomène
Phénomène vu bien Surprenant, savoir, une longue bande Oamboyante de hi figure
d'un serpent qui, lorsqu'elle disparut, fit un grand éclat. CTesi sur
cet éclat qu'on raisonna bien différemment.
Très bon vin Quoiq^'on fit peu de vin Tannée 1676, il fut très bon, et Ton fit
"****uMUtr"** la vente basse afin d'en faciliter l'écoulement, et pour r^wurer la
Gaule faite l'année précédente par an prix excessif et qoi fit q«e
Vente du vin Ics vius demeurèrent à la charge des particuliers. La vente se fit
et abri. JQ0 y^y^ jg mu^. y^^i dcs graius se fit à 9Va batz le froment,
l'orge 6 batz, et l'avoine 14 gros.
wenderemar- Durant l'année 1677 il no se passa rien de bien remarquable.
qaable dans '^ ^
TndtTentre ^^ ^^ janvier, les communautés de Corcelles et de Cormondrèche ^ondrèc^fet" ^®^' "" trailé avec celle d'Auvernier au sujet de la petite dîme ; nnedJme^ ^- ^^^ dernière se chargea par-là de payer annuellement huit setters me, de vin au nrunistre de Colombier.
Temple ^es La communauté des Bayards ayant obtenu l'année précédente la ^^^'^^ ' permission d'acquérir un fonds pour construire un temple, exécuta son dessein Tan 1677. Ce lieu étant trop éloigné des Verrières, et les vieiHards, les infirmes et les enfants n'y pouvant pas aller faire leur dévotion, la Compagnie des pasteurs leur accorda quelques exercices de piété, que le ministre des Verrières fiit obligé d'y aller faire, tellement que les Bayards devinrent comme l'annexe des Verrières, de laquelle cependant ils ne furent point séparés, puisque les habitants restèrent paroissiens de l'église des Verrières.
'tome imméë' Le consdl de ville donna quelques points de coutume :
par le conseU
de ville. Le 16 mars :
î^ tuteur ne Un tuteur par testament, donation, pension, vendition, ni par aucun autre
peut aliéner le contrat, ne peut vendre ni aliéner les biens de son pupille, sans Tavis et l'aven
^ iii**" ^"" <l© ses plus proches parents et sans au préalable en avoir procuré le pouvoir
par connaissance de justice.
Le tuteur ne Un tuteur établi judiciellemenl ne peul exhéréder ses papils ou pupilles par peut déshériter contrat d'appensionnement ni autres ac(es faisant en faveur de ses propres "•»»•"""• enfanu.
Exhérédation Une personne ne peut exhéréder ses héritiers naturels et nécessaires, comme avec cinq sols, enfants, frères et sœurs, par testament, donation, appensionnement ni autre acte sans les Bonuner distinclement et leur donner et lé^er au moins cinq sols ea département de tous ses biens.
Lésion en un Lorsqu'il y a lésion, soit par omission, erreur, ou double emploi en un compte compte si^é. fait et signé entre deux parties, celle qui est lésée vient assez tôt d'en demander et procurer la révision dans les dix ans avant la prescription écoulée.
Débordement Le' 25 juiu, il y eut un grand débordement d'eaux à Neuchâtel ;
**^âtd^*"' '^ ^^^ ^^ '* ^'"^ '"^ *^^^ inondé, et les eaux pénétrèrent dans le
four de la ville tellement que le pain et les pâtes furent perdus.
n y eut de grandes ravines qui ruinèrent les vignes qui se trou-t
Cl}RAT£LLB DE MADAME DE LONGUEVIUE. 227 LIVRE If.
vèrent au passage des eaax. La foudre lomba sur le lemple du 1677 château et sur la maison de cure de Serrières. to^ii^^MMe
On fit cette année beaucoup de vtn. La vente se fit à 36 livres Beaucoup de le muid, et Tabri du grain se fit à raison de 12 batz le Troment, v^* ^«n^ «^ Forge sept batz et un gros, et Tavoine 4Vs ^^l^* '^'^'
On fit, Tan 1678, plusieurs réparations dans le temple de Notre- Réparattons du Dame de Neucbâtel, et en même temps on arracha les anciennes **™p^«^® n*»et nouvelles armoiries des comtes qui étaient dans le mausolée que Enièvementdes le comte Louis avait fait bâtir Tan 1372, de même que les armes *ra>oiri«» *«• des alliances de cette maison, la plupart desquelles et particulière* stataes des ment celles qui bordaient par le haut Tare de la machine furent ^F^^^ ^^, f^'
* "^ bonrgr 6t de
inconsidérément abattues avec les statues des comtes Conrad et Jean uochberg. de Fribourg et du marquis PUlippe de Hoehberg, qui avaient été ajoutées aux précédentes. (V. l'an 1372.)
Marie, fille d'Ulrich de Bonstetlen, seigneur de Travers, épousa Mariage de Henri, fils de Jean-Jacques Sandoz, conseiller d'Etat et commissaire- ^^"'i^^**^^ général, qui avait été anobli l'an 1657. Cette dame n'avait pour Bonstetten, lors aucune part à la seigneurie, mais dans la suite die succéda à "^r^^^^^ son firère Gerhard. (V. l'an 1680.)
La seigneurie fit cette année deux petits accensements : l*un, le Accensement 26 juin, à M, Jean-Michel Bergeon de la pèche de la Serrière pour ^^^^ernère ^ la censé annuelle de cinq sols faibles, et l'autre, le 6 août, au dereaudeia chancelier George de Montmollin, auquel on accensa l'eau de la i^^^JÎ^SiSJ^e Couteta pour s'en servir à ses moulins de la Borcarderie, sous la i* B<nroaiderie. même censé annuelle de cinq sols faibles.
Le conseil de ville donna cette année plusieurs points de coutume ^{^^^o^q^^' que voici: «^sâiS"*"
Le 19 février:
L'on ne peut Ater le bien d'ane persoane et Ven déposseationDer par défenfe On ne peut déni per plaintif, mais pour ce faire l'on doit agir par denuinde en justice. possessionner
Le 22 février : plaintif.
Le Men du mari doit supporter et payer les dettes qu'il a créées avec sa Qni pale les femme, avant que Ton puisse saisir celui de sa dite femme, et si l'on avait saisi *«**«• *** "'*'* le bien de la femme à cause qu'elle se serait solidairement obligée avec le dît iQnction*" soti mari; la dite femme se peut dédommager sur le bien de son dit mari, s'il y en a de reile après qoe set dettes parlicalères créées avant le mariage seroU payées.
Les héritiers d'une première femme peuvent faire relief de son bien avant femme relève que ceux de la seconde puissent prétendre de faire aucun relief du leur. "^^iecond?"*
Les enfants qu'un homme aurait eus avec sa première femme sont obligés de Les enâunts payer et supporter leur part et contingent des dettes qu'il aurait faites et créées ut^yeoTlM pendant son second mariage. **'***a*St*"
Le mari ne peut hypothéqneir le bien de sa femme sans son eiprès con«en- î^^Sl^^^^
lement ^to? d?ïïi *
femme.