CURATELLE DE BIADAMB DB NEMOUBS. 243 LIVRE II
Un tateor est obKgé de rendre on fidèle compte de tout ce qu'il a fait et 1681 négocié pour aea pupilles et de toat ce qu'il a manié de leurs biens, snirant le Tuteur doit serment qu'il en a reçu. ^^ ^^"»P*«-
Le 18 novembre:
Aucun bourgeois de Neuchâtel ne peut être distrait de la justice ordinaire Un boorireois pour aucune cause civile, par mandement, ni par arrêt du conseil d'Etat, s'il ne diBtr£lt°de son s'y est soumis. domicUe.
On sentit, le 27 janvier 1681, une secousse de tremblement de Tremblement terre. L'hiver ftil très froid et des plus violents, et Tété fut extrê- ^^^\^tT mement chaud et sec. Les Fontaines tarirent tellement que les habi- très chnnd. tants du Val-de-Ruz se virent obligés d'aller moudre leur grain à taries.^ Serrières.
Le vin de cette année fut excellent; on fit la vente 72 livres le vinexoeuent muid, et l'abri du grain, le froment à 10 batz, l'orge à 17 gros et ®" ® * • l'avoine 11 gros.
H. Colbert, ministre d'Etat, espérant que Madame de Nemours Espérance de
• > • 1 . > ■ / M. Colbert sur
userai! envers lui de reconnaissance de ce que, par son grand cré- j^^ succession dit, il lui avait fait obtenir la curatell^e de M. son frère, envoya, au *« «<>»** de commencement de l'année 1682, auprès de celte princesse un sien gentilhomme, lequel, après quelques visites, lui déclara enfin la pensée de son maittre, la priant d'avoir le fils de H. Colbert en recommandation pour la succession de Neuchâtel, comme ayant l'honneur d'être un de ses plus proches parents (Y. les ans 1573 et 1679). Hais dès le moment que cette princesse eut entendu cette propo* indignation de sition, elle se mit en colère et proféra phisieurs paroles contre M. ^^^^^' Colbert et son fils; ce qui fit que ce ministre, qui avait eu assez si^et. de crédit pour lui faire obtenir la curatelle, prit la résolution de la J|Çj^i^^^f^ lui faire ôter. 11 assembla en conséquence les parents de M. l'ahbé ^^<«rjjg»d'Orléans, qui déjà n'approuvaient pas les démissions d^emplois et réussit les changements que Madame de Nemours faisait sans cause.
Afin que la chose se passât d'une manière authentique, les parents arrêtèrent entre eux de faire en sorte que le pariement de Paris senlénçât sur cette affaire, ce qu'ayant obtenu, le parlement déclara que la curatelle serait ôtée à Madame de Nemours. Voici comment cela se fit.
Le 22 mai 1682, le roi étant iirfbrmé des plaintes qu'on faisait Lettres de rérocontre Madame de Nemours, et connaissant l'intention des parents, ^j,"^®^] révoqua par des lettres patentes la curatelle qu'il lui avait remise de Kemoois. des biens paternels de M. l'abbé d'Oriéans ; . il révoqua également ses lettres patentes des 1*' mai, 28 juin et 29 novembre 1679, ^lesquelles cependant, est-il dit, sortiront leur plein et entier effet Béserro 黫n ,jusques à ce que, les parties ouïes et appelées, il en ait été au- men?*de iSsl „trement ordonné par notre dite Cour, sans préjudice des actes qui „auront été faits en la dite curatelle en exécution de nos lettres,