LIVRE II. 308 CHAPITRE XIV. — HAftlE D^ORLÉAHS
1694 bande brochant sur le tout, comme un monmnent perpétuel de l*hoiH neur quMI avait eu de lui présenter le sceptre ; elle lui en passa un acte daté du 25 avril 1694.
Asinnuioes La priocesse assura aussi les sujets de cet état qu'elle leur ferait ^'^^eu^w"* J^cssenlir, par des marques de sa justice, de sa bonté et de sa clémence pendant son règne, autant de bonheur qu^ils en avaient éprouvé sous les règnes de ses prédécesseurs. Démonstratioiis Après cela on fit des décharges et on sonna toutes les cloches i-honnew-^de u ^® ** ^®" ^^ pnnoesse fit ensuite répandre depuis les fenêtres dn princesse. Âr- château quantité d'argent parmi le peuple. Quoiqu'elle fut déjà âgée gent distribué, j^ soixaute^ueuf ans, elle avait cependant beaucoup de vigueur. saie essaie de Après avoir été ainsi reconnue princesse souveraine par les Trois- ^tenL^iV* ^^*^5 ^'^® P®°^* d'abord de faire changer la sentence qui avait été danse de iina- prononcée, souhftitant que la clause touchant l'inaliénabilité en fitt uénabiuté. retranchée. Bile rassembla les Trois-Etats le 10 mars, deux jours après qu'elle eût reçu llnvestiture; mais quelque instance qu'elle fit auprès d'eux , ils ne voulurent apporter aucun changement à leur sentence; ils lui firent même comprendre que c'était son avantage qu'on n'y touchât point, puisque cela aurait favorisé M. le prince de Conli contr'elle, que si même M. l'abbé d'Orléans, son frère, en avait disposé entre vifs, ce n'était qu'en faveur de son frère, et sous bénéfice de retour, en sorte que cela ne pouvait Les jogoi 86 pas être envisagé comme une aliénation. Ainsi MM. des Trois-Etats J^«^^j^^^ laissèrent leur sentence comme eljp avait été prononcée.