‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 169 sur 264 · CHAPITRE UT · texte numérisé non relu

CHAPITRE UT

La duchesse de Nemours.

Marie d'Orléans, dughessb de Nemours ayant été ainsi, le 12 mars 1694, reconnue souveraine de Neuchfttel, après avoir, coDune on l'a déjà vu plus haut, donné le congé à M. le gouverneur d'Affi7 avant la sentence des Trots-Elats, songea d'a- Le fils de feu bord à en étaMir un autre. Le fils de H. le gouverneur deMollon- ^^u^tei^t*" din, mort l'an 1692, étant trop jeune pour cet emploi, elle se congoayerneiur. tcuta de lui remettre la charge de lieutenant de gouverneur pour un temps, en attendant qu'il fût en état d'exercer eeUe de gouverneur, qu'elle souhaitait fort de lui donner. Mais pour favoriser

b même maison, elle choisit H. Jacques-François de Stavay- 1694 Montet, conseiller de Soleure, lequel fut installé gouverneur le 13 ^•«low-î'»»»mars. B était seigneur de Montet, fils de Laurent de Stavay, colonel insteuégonver^ au régiment des gardes, et cousin<*gennain du susdit gouverneur "^^' de MoUondin, qui avait été créé tel le 30 juin 1679. Toutefois, ce nouveau gouverneur ne fut établi qu^à la condition qu'il ne pourrait rien faire d'important sans le conseil d'Etat, ce qni n'avait jamais été réservé auparavant pour aucun gouverneur.

Tous les Etats voisins envoyèrent des députés pour féliciter la Beme et Luprincesse et la reconnaître souveraine. C'est ce que firent d'abord féUdteTiIp^^ les cantons de Berne et de Lucerne. Quant à ceux de Fribourg et ce««» ^ribo^»^ de Soleure, comme ils étaient irrités de ce que les Trois-Etats^ienrdM^déavaient exclu leurs bourgeois du jugement, ils firent d'abord des dif- p«**" qu'après ficultés pour reconnaître la princesse. D fallut, pour les apaiser, q^^i^^^^ qu'eUe leur envoyât un acte, daté du 20 avril, par lequel elle leur ««pouvait déclarait qu'il ne serait porté aucune atteinte aux charges, droits et prérogatives des combourgeois des Quatre Cantons, ni à l^irs séances aux Audiences et aux Trois-Etats, dont ils jouiraient non comme étrangers, mais comme bien-aimés combourgeois, avec tous les droits, avantages et honneurs qu'ils avaient eus jusqu'à présent; et que, si quelqu'un entreprenait de les y troubler à l'avenir en l'absence des princes, pendant des interrègnes ou autres cas, les Audiences eussent à les y maintenir, si réquisition leur en était faite, etc. Après l'expédition de cet acte, les cantons de Fribourg et de Soleure envoyèrent leurs députés pour complimenter la duchesse de Nemours et la reconnaître souveraine de Neuchâlel.

La princesse se voyant souveraine, fit des présents considérables Préaents et à plusieurs personnes; elle accorda à d'autres des pensions viagères, ^p^STprin-^ dont quelques-unes ne devaient durer que pendant qu'elle vivrait. cesse. Elle donna entr'autres aux paroisses du Landeron et de Cressier la somme de 500 livres faibles, ainsi qu'une rente perpétuelle de cent écus blancs à ceux de Combes, qui l'affectèrent à l'entretien de deux Pères capucins au Landeron, à condition qu'ils feraient le service dans leur chapelle deux fois la semaine. L'acte est daté du 17 avril 1694, signé mark et [dus bas D. PûUtpierre. Elle aflhuichit Terres aAranphisieurs terres de censés directes et dtmes, entr'autres le bien con- ^^^^' sidérable que M. le maître-bourgeois Samuel Marval possédait i Savagnier. On tient que le chiflre des pensions annuelles qu'elle donnait tant à Berne, Fribourg et Soleure, qu'à Neuchâtel et autre part, s'éleva à L. 34,000. D'un autre cdté, eUe destitua plusieurs EiierétabU officiers pour les remplacer par ceux qu'elle croyait lui être les ^ ^^ ^^ plus affidés , et elle rétablit ceux auxquels elle avait, étant curatrice, qaeis on les donné des emplois l'an 1680, et qui en avaient été destitués par *^*"^*^par Messeigneurs les princes qui lui avaient succédé à la curatelle.

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