LIVRE n. 36 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEVILLE
1637 ®^ diligence, et dès incontinent, si possible est, le rapporter à S. A. on bien 5 nons, son lieutenant-général et gouverneur en ses comtés dbNeufchfitel et Valangin, sans rien excepter, ni receler, à ce qu'il y puisse être pourvu comme de raison.
4. Et pour autant que S. A. entend que votre état et office de capittioe et lieutenant ordinaire en ce lieu de Valangin soit et demeure généralement et entièrement sous la charge, pouvoir et autorité do son gonvemeur et lieutenantgénéral de Neufchâtel, comme seul représentant S. A. immédiatement, vous promettez et jures d'exercer votre lieutenance aous notre gouvernement et autorité, en oyant fidèlement toutes parties, leur assigner journée pour les expédier, comme aussi les causes les plus légères, en tant que bonnement faire le pourrez, remettant et renvoyant à nous les plus pesantes et de conséquence avec sûr et ample avis de l'importance et qualité d'icelles, pour y pourvoir ainsi que de besoin, comme aussi de nous être obéissant en tout ce qui de notre part vous sera ordonné et commandé tant verbalement que par écrit et d'en suivre, garder et accomplir nos mandements et commandements sans aucune contradiction.
5. Vous jurez aussi de rendre, faire et administrer bonne et briève justice, tant au pauvre qu'au riche, à l'étranger qu'à celui du pays, sans support, faveur ni acception de personne, maintenant les femmes venves et les enfants orphelins en leur bon droit, et de garder et inviolablement observer toutes les bonnes coutumes, nsances, privilèges et franchises écrites et non écrites, que ceux de cette seigneurie et terre de Valangin ont légitimement obtenues et jusqu'à présent notoirement joui , sans leur faire innovation.
6. Enfin de bien et sincèrement exercer votre charge et office en tout ce qui en dépend, sans fraude, aguet ni barrât et sans respect de nullt. Ainsi Dieu vous soit en aide(*).
Le prince Henri Au commencement d'avril 1637, le prince Henri II, comme com-
"^B^S^e*" mandant l'armée du Roi, revint en Bourgogne o* il prit le fort de
prend plusieurs Sl-Amours et les viltes de Montagny, Saurgny en Bresse, les chft-
piacee. teau.x de Crèvecœur, Estoile, Chaleau-Châlons, Bletterens et quinze
autres places. H en chassa pour lors Gallas^ général de l'Empereur.
Les Suédois Lo duc de Weîmar, général des Suédois, enira avec son armée
"^r&^é de** ^^"^ TEvêché de Bâie pour y prendre ses quartiers d'hiver; il prit
Bfiie. pour otage le châtelain de Delémont (Y. l'an 1645). Les habitants
de TEvéché, à la réserve de ceux de la seigneurie d'Erguel, avaient
à l'ordinaire des troupes, soit des Suédois, leurs ennemis, soit des
Impériaux, leurs amis et alliés, mais ces derniers leur étaient plus
à charge que les premiers.
Demandes dea Los communiers dos Verrières demandèrent à la seiirneurie :
commnniers ®
De'poavolr'îS- ^' ^^ pouvoir imposer des giettes anx étrangers habitants rière leur paroiiie
poser des et qui j ont des terres, Bourguignons on antres, s'offrent de ne leur pas de-
^ mander davantage qu'aux communiers même. Ils se fondaient sur ce qu'étant
obligea d'établir des messelllers pour garder les terres de cet étrangers, aussi bien
que leurs propres terres, pendant que les étrangers étaient exempts de cet of*
Qu'on leur fice, il était juste qu'ils contribuassent quelque chose à ce sujet. 2. Qu'on leur
de'ce Qu'ils donnât une copie de l'inventaire dea redevances dues au ministre du lieu, dressé
^^*^13stee. "*" *'^** •"■ auparavant. 3. Quil plût i la seigneurie d'augmenter le prix qu'«He
(*) H. de MoUondtn a été le dernier qai a exercé la obarge de oaiiKaiBe de Valangin.
donne k leurs tireurt et mousquetairea qui, ëiant en grand nombre, ce qu'on 1637 leur donnait n'était pas suffisant pour payer la poudre quUls consumaient. <lQ]il pUUe ma
La seigneurie leur accorda ces trois choses, et à Tégard du prix ^lonfiêur^' du tirage, au lieu de 30 livres qu'on leur donnait avant cela, on *<^"*^leur accorda annuellement 100 livres faibles à retirer auprès du receveur des deniers casuels. Cet arrêt fut donné en conseil d*Etat le 8 août 1637.
Le 30 août mourut Louise de Soissons, épouse du prince Henri II; ^^^^^'^ elle avait eu deux fils avec son époux, mais ils moururent jeunes, nrâoeHeiuîiL et une fille nommée Marie, dont il a déjà été parlé Tan 1625. ^"*^.® ""*
Au mois de juin 1637, les cantons s'assemblèrent a Bâie pour Les cantons délibérer sur les moyens de mettre à couvert les frontières de la mettre à <£â^ Suisse des troupes étrangères. Mais toutes leurs précautions n*em- tières. ptehèrent pas le duc de Weimar d'entrer, comme il fit, le 2 no- Maiaiisn'eaivembre pendant la nuit dans TEvôché de Porrentruy, dont il se itJJ^J^^J^ saisit sans tuer seulement un homme; il attaqua cetEvéché comme Snédois dans le appartenant à un prince d'Empire. Cette invasion causa beaucoup ^^^^"^y* d'embarras aux Suisses ; Solcure fut obligé re mettre des garnisons dans ses châteaux de Thierstein et de Domeck. On continua aussi dans le comté de Neuchfttel et de Vajangin de faire des gardes sur les frontières.
Le Conseil de ville donna, le 24 octobre, le point de coutume Jfoint de cou-
' ' * tome rendu par
qui suit : *« ~«gj*i *«
Lorsqu'on mari et sa femme ont fait des dettes par ensemble pendant leur Les dettes de U conjonction de mariage, le bien du mari a toujours été saisi, soit en cas de ^^eot pv le décret ou autrement aTant celui de la femme, pour payer les susdites dettes, ^u^^^^^gott
Le 9 janvier précédent, il en avait donné un autre qui porte : ****"fStÀ* ^®*
Après la mort d'une personne sans hoirs , ses oncles et tantes lui doivent Les oncles passuccéder préférableroent à leurs neveux et nièces et aux coiains germains et Mnt avant les cousines germaines du défunt. (Y. Tan 1655.) ''^^^'
On fit beaucoup de vin cette année et peu de grain. On vendit Beanooopde 1^ froment vingt-quatre batz. La vente se fit à Neuchâtel quarante ^^.^^^. livres le muid.
David Favargier^ procureur-général, ayant été envoyé en France 1638 auprès de S. A., arriva à Paris au commencement de cette année 2tr*envoTà 1638, où il assista au Conseil du prince qui y présida lui-même. Dparis auprès dn s'agissait principalement de trouver quelque expédient pour mettre ^^J^r ^Slnintir à couvert les comtés des ipsultes des troupes étrangères qui étaient les comtés des dans la Franehe-C!omté, et surtout des Impériaux qui étaient les en- *^"^^^'*"" Demis de la France, cela obligeant les habitants des comtés de Neuchâtel et Valangin de continuer les gardes avec beaucoup de dépens. Le prince voulant soulager ses sujets, s'engagea d'en sup- ^ prince s*en. porter la moitié. umoitié des
snuraes des
Le 28 février, les Suédois assiégeant Rheinfelden furent battus et frontières. le siège levé pour quelques jours. Mais le 3 mars les Impériaux