‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 18 sur 264 · LIVRE IL 38 CHAPITRE X. — de HENRI II, DUC DE LONGOEVILLE · texte numérisé non relu

LIVRE IL 38 CHAPITRE X. — de HENRI II, DUC DE LONGOEVILLE

A^??. ayant été battus à leur tour, Rheinfelden se rendit aux Suédois le

Rheinfelden j; .,.,,«, w ^ , . ,. .

pris par les 22 Hiars. Henri, duc de Ronan, s étant trouvé dans la susdite bataille parmi les Suédois, auxquels les Français s^étaient joints, y reçut deux blessures, ce qui Payant obligé à se retirer dans Fab- Mor^^uducd^e baye de Kônigsfelden pour s'y faire panser, il y mourut le 3 avril. dansulatauie. ges entrailles furent inhumées dans cette abbaye, mais son corps n «s^MeveU fut embaumé et conduit à Genève. Marguerite de Sully, son épouse, Son mausolée, lui fit faire uu magnifique mausolée dans le temple de St-Pierre, où Bon épouse, elle fut aussi depuis ensevelie. Le duc de Rohan était âgé de soixante ans, et était de la religion réformée (T. Jacqueline de Rohan, 1586}. Efforts inutnes Le 16 mars 1638, les cantons tinrent une journée à Soleure pour pS^ pw^irer tâcher de mettre la Franche-Comté de Bourgogne en assurance el la neutralité en lui pfocurer la neutralité. Us envoyèrent pour cet effet Maurice Boarffogne. ^gg^gj.^ secrétaire de viUe de Soleure, en France; mars ce ftil de^rralne"V «"Utilement. Charles, duc de Lorraine, entra dans la Franche-Comté X'^ H ri ^^^^ ^^^ armée de la part de l'Empereur. Henri II, duc de Longaes'y rend aussi, ville, s'y rendit aussi avec une armée de Français. H reprit Cham- Ses exploits, plilte et força quelques châteaux, et quoique le duc Charles eût une plus forte armée que la sienne, il Tempécha de rien entreprendre. Le prince est L^ jq^ jg LougueviUe ful cuvoyé de là en Italie pour y comman-

envoyé en , , , ^

Italie. der les troupes de France.

Mariage de Le Capitaine Simon Ballanche , sieur de Bellevaux , qui avait lanche. épousé Isabeau de Thielle, de laquelle il n'avait eu qu'une fiDe Fief de BeUe- mariée à Jean-Jacques Merveilleux, ayant acquis l'an 1595 le fief mSede^Mw' ^^ Belle vaux, la dite Isabeau posséda ce fief jusqu'à sa mort qui veuieux. arriva le 8 mai 1638. Après cette mort Simon, fils du dit Jean- Jacques Merveilleux el petit-fils de la dite Isabeau, parut en Conseil d'Etat le 19 juin 1638 pour demander la mise en possesaion et l'iavesliture de ce fief. 11- fut ordonné qu'il mettrait ses droits et documents entre les mains du procureur-général pour aviser à la conservation des droits de S. A. et qu'il en demeurerait en possession sans préjudice.

^^^**m'* Le môme jour 19 juin 1638, le susdit Simon Merveilleux deveiuenx, manda encore l'investiture du fief Blayer, en qualité de gendre de Jacques Chambrier, maire de Valangin, dont il avait épousé la fille unique. Le Conseil d'Etat rendit la même sentence qu'il avait rendue à l'égard de du fief Bellevaux, et on l'en mit en possession sans préjudice des droits de S. A.

Une portion du Le fief Graud-Jacquos dont il a été parié aux années 1537 el ques ^use de 1^38, ayant été partagé, la part de Jean Merveilleux passa à Jean, Jean Merveu- soii fils aîné, qui n'ayant eu que des filles, desquelles Abraham

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Chambrier. Chambrier avait épouse laînee, celui-ci eut aussi par ce mariage la moitié de ce fief qui mouvait des Merveilleux. Abraham Chambrier n'eut qu'une fille unique nommée Salomé, qui Ait mariée à Samuel

Chambrier, lequel n'ayant point eu d*enfants, cette moitié parvint 1638 après sa mort par partage à Rodolphe Chambrier, son frère paternel et Tun de ses héritiers testamentaires, et de Rodolphe eHe a passé à son fils qui la possède encore aujourd'hui. L'aufre partie de ce fief mouvant de Claude Baillods ayant passé de cette famille entre les mains de Jean Hory, S. A. la prit en payement de ce qu'il lui devait pour la somme de 6000 livres faibles et la remit L'autre moitié ensuite pour la môme somme l'an 1638 au dit Abraham Chambrier ^ai^^àltJît* pour hii et les siens, à la charge que le dit fief demeurerait astreint i>«m cham. et obligé envers Elle et ses successeurs aux mêmes charges, de- ^'

voirs et prestations sous lesquels il avait été auparavant inféodé et à l'égal des autres fiefs qui sont dans le comté. Il est encore dit dans la dite remise qu'arrivant reversion, par faute d'hoirs ou autrement, le prince ne serait pas obligé de rembourser aucuns deniers pour la réunion du dit fief à son domaine. Les deux parties de ce fief Grand-Jacques ayant été ainsi réunies en la personne d'Abraham Chambrier, trésorier, l'an 1638, il n'a plus été partagé dès lors, m. le «^^e tellement que M. François Chambrier, moderne maire de Neuchâtel François cham-

Dri6r le possède

Cfils du susdit Rodolphe), le possède aujourd'hui tout entier. aijouM'hni,

Le 9 août 1638 les Suédois battirent encore les Impériaux victoire des dans le Brisgau. La ville de Brisach se rendit le 29 décembre aux Prise de Bri- Suédois après un long siège. Il y eut dans cette ville une fiimine Famine dans u des plus horribles; une miche de pain s'y vendait 12 francs, un œuf ^^*^' un goulden, une poule cinq goulden, une livre de beurre quatre goulden^ une livre de sel 12 batz, une pomme 3 balz, une courge 7 goulden, une livre de tripes de cheval 7 batz. On y dévora tous les chiens et les chats; les officiers n'y mangeaient que du pain d'avoine et les bas officiers du pain de son, etc.

La peste fut à la Chaux-de-fonds ; elle avait régné sans discon- Peste dans let tinuer dans les comtés depuis l'an 1629, tantôt dans un lieu et tantôt «o™*^dans un autre, mais elle n'y fiit pas bien échauffée.

L'hiver fut extrêmement froid, beau et sec; il tomba fbrt peu myerfiroid. de neige. Le printemps fut chaud et l'été pluvieux. Le froment et Printemps le vin réussirent assez bien ; mais l'avoine et les grains qu'on sema * "vieux. ^ ^' an printemps séchèrent. On vendit le froment 18 batz, l'orge 10 vente dn vin. balz, l'avoine 20 gros, etc. La vente du vîn se fit 70 livres le muid.

Au commencement de l^année 1639, la femme d'un colonel 1639 suédois nommé Taubadel, qui était en quartier d'hiver dans le pays HoniWe masde Porrentruy, fîit curieuse de voir la Franche-Comté sans y être dame suédoise connue, parce qu'elle appréhendait la fureur des Bourguignons. ^.'•?"°^' Elle tflcha donc de s'y rendre incognito; mais ayant eu le malheur, Francheauprès du village de la Grand'ConiI)e, d'être découverte par quel- ^"**^ques particuliers du pays, ceux-ci s'en saisirent et la traitèrent avec la cruauté la plus inouïe; ils lui coupèrent les mammelles, le nez,

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