LIVRE II. 326 CHAPims xiv. — mabie d'Orléans
1697 trée de son port; ce qui fit que ne voyant aucune apparence de ftwée^jirevieiit succès, il remit à la voile le 9 novembre pour revenir en France. Paix de Rys- Le 20 Septembre, la paix fut conclue à Ryswick entre la France, ^^^ l'Angleterre et la Hollande; les treize cantons et leurs alliés, et La Suisse et les nonunément la ville et comté de Neuchâtel, y furent compris. Le *^m^r^°* 23 septembre, la paix fut signée entre l'empereur et la France, dans laquelle les mêmes Etats furent aussi compris, tant de la part de Le roi Guii- Tempcreur que du roi de France. Le roi Guillaume déclara, par un îéw^u^noti- *^^^® du 8 novembre, qu*il comprenait dans la paix les treize canflcMion de seefons, la ville de Genève, la ville et comté de Neuchâtel, etc. Ce *^*^j^^j^®**" monarque y fil faire par ses ambassadeurs une notification de ses droits sur Neuchâtel, pour les faire valoir après la mort de Madame Orange lui est de Nemours. U fut réintégré dens sa principauté d'Orange, dans les ^^^^- terres qu'il avait en France et dans les seigneuries de Bourgogne, provenant de la succession de la maison de Châlons. Il ftit dit que les deux rois nommeraient des conunissaires pour terminer les procès suscités au sujet de ces mômes biens et que ceux-ci auraient le pouvoir de décider tous les différends nés et à naître. Année peu Cette année fut encore peu abondante; on fit à Neuchâtel la vente v^°du^et ^" ^'" ^ 1^^ livres le muid, et on fit l'abri de grain savoir le froabri. ment 10 batz l'émine, l'orge 6 batz et l'avoine 14 gros. Députationde Au Commencement de Tannée 1698, LL. EE. de Berne ayant ap- ^"chatoi.^ pris que le prince de Conti était de retour en France et qu'il continuait de plaider contre Madame de Nemours dont ils souhaitaient d'affermir le règne, envoyèrent à Neuchâtel MM. Jean-Rodolphe Sinner, avoyer, et Jean-Frédéric Willading, banneret, sous le prétexte de terminer quelques difficultés qu'il y avait depuis longtemps entre la seigneurie et la ville (V. l'an 1696). Les députés Le 19 février, ils assistèrent au conseil de ville, où il fut, à leur *Mn*de^° instance, arrêté qu'on pourrait faire des enquêtes pour découvrir Enquêtes ccux qui Voudraient renverser la sentence des Trois Etats du 8 mars ^tt^ua?e^t u* 1^^^' ^'^^* ^® fl"' ^"^ exécuté contre plusieurs personnes dans tout sentence des l'Etat. Mais Cela ne produisit qu'un mauvais effet; l'animosité qu'on ^^^' avait les uns contre les autres augmenta et parvint à son comble. Propositioti Le 28 février, M. Sinner parut encore en conseil de vîHe, où fl *Beme dwe * ^^ ^ '^"S discours par lequel il s'excusa de ce qu'il n'avait pas atsooution pu terminer les contestations qu'il y avait entre la ville et la seîgsentonce en fa- neurio; que Madame de Nemours étant fort occupée du procès qu'elle veurdeMad.de eoutenail coutre M. le prince de Oonti n^avait pas pu envoyer des procurations suffisantes à ses officiers. Il proposa ensuite s'il ne serait pas à propos de faire dans le pays un acte d'association qui contint trois choses : 1. de maintenir l'autorité souveraine de Ihdtme de Nemours; 2. de soutenir la sentence de 1694; et 3. de
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maintenir la dite sentence par rapport à Tinvestitare qu*eUe donne 1698 à Madame de Nemours.
Le même jour M. Willading, étant à Valangin, proposa on semblable acte à la bourgeoisie de ce lieu, qui y était assemblée.
M. l'ambassadeur du roi à Soleure ayant appris que les députés uambassadeur de Berne étaient à Neuchâtel et les choses qui s'y passaient, leur i®^'*®®î"*f "
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envoya son secrétaire pour les empêcher dagir contre les mtérêts démarches de de M. le prince de Conti, les exhortant à ne témoigner aucune par- ®®™*tialité. Les trois antres cantons alliés de cet Etat, Lnceme, Fribourg Les trois autres et Soleure, s'assemblèrent aussi à St-Urbain powr aviser entre eux c»n*onsidUé8
'^ , sassemblent
au moyen d'empêcher le canton de Berne d'agir d'une manière si dans le même absolue dans Neuchâtel et pour le retenir dans les bornes de la ^»i*^8t-Urbain. combourgeoisie. Les démarches du roi et des trois cantons firent partfar de Neuchâtel les deux députés de Berne.
Madame de Nemours fit imprimer à Paris, au commencement de Mémoire de cette année , un mémoire sur Neuchâtel au sujet du procès qu'elle JJJ^ ^l ^®"^ avait perdu par devant la Chambre des requêtes du Palais le 1" août de son procès. 1697. Dans ce mémoire, elle établit d'abord le titre du chevalier de Soissons donataire, et elle y combat par une conséquence nécessaire les prétentions de ses présomptifs héritiers légitimes, ainsi que celles de M. le marquis de Baden; et, ce qu'il y a de bien particulier en ce mémoire, est que pendant qu'elle soutient les comtés de Neuchâtd et Valangin aliénables, elle combat en même temps les prétentions de M. le prince de Conti.
M. Jean-Charles de Buren, banneret de Berne et baron de Vau- Hommage marcus, ayant présenté une requête à Madame de Nemours pour „'®°^° p**"'
' ^ * * "^ Vaumarcns par
la prier de lui permettre de transmettre sa dite baronnie entre les leflisdeBuren.
mains de son fils David de Buren, du grand conseil de la ville de
Berne, la princesse voulut bien, le 3 février 1698, lui accorder sa
demande par une concession signée de sa main, scellée de son
sceau et contresignée St. Amours. Et c'est ce qui fut exécuté en
conseil d'Etat le 8 mars, auquel jour les dits de Buren, père et fils,
étant présents, on donna au fils la mise en possession et investiture
de la baronnie de Vaumarcus et particule de Provence, de laquelle
il rendit hommage, tenant les deux mains jointes entre celles du
gouverneur de Montet, étant à genoux, tête nue, sans épée et sans
éperons; et il prêta ensuite le serment de fidélité en qualité de
vassal lige de S. A. et de ses successeurs. Le sceau du gouverneur
est appendu à l'acte, qui est signé Samuel Chambrier.
La bourgeoisie de Valangin ayant député à Paris, auprès de la Députés des princesse, ses trois maître-bourgeois, savoir Jacob Matlhey, Jean- v^îiSgtoat*- Jacques Vuagneux du Locle et le commissaire David Girard de Sa- près de laprinvagnier, pour lui demander l'abri et lui représenter l'état où se trou- ^«"«^^"^ vait la dite bourgeoisie, qui pouvait à peine se soutenir avec hon-