LIVRE II. 328 CHAPITBE XIV. — MAEIE D'ORLÉANS
1698 neur, &ii4e d'avoir un fonds établi pour subvenir à ses besmm le« plus indispensables, la princesse eut égard à leur demande far un acte dans lequel il est dit entr'autres:
De sorte que nous ayant très humblement supplié de vouloir contribuer de
ce qu'il nous plaira pour aider à établir un fonds au profit do corps de la dite
La prinœase bourgeoisie , et pour les mettre par ce moyen en état de rendre leur zèle et
leur accorde on leur fidélité plus utiles pour notre service, etc., Nous accordons i cette bour-
fonds de quinse ^^^^^^ )g gomme de 15,000 livres toumoises, à prendre «ur la recette des remille frases, f. '^
liquats, etc.
L'acte, daté du 10 juillet 1698, est signé Marie, scellé de son sceau en cire rouge, et consigné Si. Amawrs. Entériné en conseil d'Etat à Nenchâtel, le 28 juillet.
LechevaUer La princessc leur fit aussi espérer Tabri; el en attevëant, elle ^U^^^d^ ^^^ fi* remettre eaitre les mains l'acte de donation des 15,000 franc» aux bourgeois par le chevalicr de Soissons, qui, en le leur donnant, leur fit prode vaiangin. ^^y^^ q^»||g j^j géraient favorables et qu'ils ne reconnaîtraient aucun prince que lui après la mort de la princesse. Les bourgeois de Valangin, qui n^avaient avant ceci aucun fonds, en firent un de cette somme, qui s'est toujours augmentée dès lors. Association Les habitants d'une partie du Grand Quartier, qui dépend de la tem^e^dn'^Da- nuil^ie dos Brenets, et ceux du Dasenet, dépendant du Locle, s'as* ««et. socièrent, par un acte du 25 août 1698, pour ^iger une paroisse et bâtir un temple, à cause de leur grand éloignement des églises dv Locle et des Brenets, où ils étaient obligés d'aller faire leur dé* votion, en étant éloignés de deux lieues, ce qui en temps d'hiver rendait très difficile le baptême des enfants et même la communion aux temps de Noël et de Pâques. 11 y eut septante familles qui contribuèrent chacune suivant son pouvoir, ce qui leur produisit 7870 livres faibles, dont ils firent un fonds, et ensuite ils travaillèrent auprès de la princesse pour obtenir la permission de s'ériger en paroisse et de bâtir un temple et une maison de oure. (Y. 1702») DAUmitatioii Au mois de septembre il se fit une délimitation à Chuffort entre à Chuffort |gg bourgeois du Landwon et les commum'ers de Dombresson, Villiers et le Pâquier. Comme on trouva que ceux du Landeron s'étaient trop avancés, on leur retrancha une grande partie des terres dont ils étaient en possession de ce côté-là, et on y posa des bornes qui servent aussi à délimiter le comté de NeucMtel d'avec la seigneurie de Valangin.
Les bonrsreoifl Les bourgeois de Vatengtn aj^réhendant de manquer de grain, d^d!^dL ^" demandèrent à LL. EE. de Berne; mais en levr répondit qu'on ffrakis à Berne, n'avait pas encore pu se déterminer si on pourrait leur en donner on non, ni quelle quantité , mats qu'on le leur ferait savoir dans la suite» Cette réponse est du 28 novembre 1698. ûmeSSS^^ui L.^ Trois-Etats étant assemblés au mois de septeml^e et ayml '^udfflî^"* représenté au gouverneur de Montet qu'il serait convenable de faire
DOGflESSE DE NEHOUBS. 329 LIVRE It
q«eh}«es réglemmils concernant Tordre et les formalités jvdBdaires 1698 dent les longueurs causaient des frais et des embarras, il fiit ré« sola d'y remédier, et on nomma des juges des Etats pour travailler à ce règlement; ce qui fut exécuté en 1700.
Le procès entre le prince de Conli et Madame de Nemours qui Le Parlement durait depuis enriron cinq ans, fut etâsi ingé soirreraiBeniefil pm* de Paris oonfirle Parlement de Puris le 13 décembre 1698. La sentence du 1^ août aT in chambre 1697, rendue par la Chambre des Requêtes, fut confirmée. L'arrêt ^«»»««««*?«»
*^ faveur du prince
souverain porte : de conti.
Que, sans avoir égard an second testament de M. l'abbé d'Orléans, de Tan 1B71, qui a été déelaré nul, celui de l'année 1668 qui instituait M. le prince de ConU héritier onivenpel, serait exécuté, et qne^ sans s'arrêter k la reqnéte de la dite dame d'Orléans, duchesse de Nemours, du 17 mars 16^, la Cour a mis et met à néant les appellations par elle interjetées, ordonne que ce dont était en appel sortira effet, la condamne à l'amende ordinaire et aux dépends.
Le roi Louis XIV fit ensuite expédier un pareatis de cette sen* pj^eatisaotence au prince de Conli en ces termes: cordé parie roi
^ au prince de
Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, etc., au premier Contl. notre huissier ou sergent sur ce requis : Nous te mandons, à la requête de notre cher et très an»é cousin François-Louis de Bourbon, prince de Conti et de notre sang, mettre à due et entière exécution la sentence rendae par nos amés ei féaux conseillers, les gens tenant les requêtes de notre Palais de Paris le 1er août 1697, et l'arrêt de notre Cour de Parlement de Paris du 13 décembre 1698 ci-attachés sous le scel de notre chancellerie, et faire pour cet effet à rencontre des y dénommés tons exploits requis et nécessaires, suivre, demander, sans autre permission, visa ni pareatis par tout notre royaume, pays et terres et seigneuries de notre obéissance, de ce faire te donnons ce pouvoir. Iffandons a tous nos justiciers et ofliciers^t sojets à toi se faisant obéir , et prêter main forte et aide si besoin est. Prions et requérons toua princes et seigneurs étratgers de permettre Rogatoire du et favoriser en leurs principautés, pays, terres et seigneuries de leur obéissance roi pour que la
l'exécution de la dite sentence et arrêt, et faire en celte occasion tout ce que «««♦«'je* »^l*
exécutée en tous nous ferions en pareil cas s'ils nous en requéraient. Car tel est notre plaisir. yg
Donné à Versailles, le 9 janvier 1699, ou 30 décembre 1698 (style ancien), et de notre règne le cinquante-sixième.
Madame de Nemours écrivit aux quatre cantons alliés de Nea- Mad. de Ne- Aâtel une lettre, datée du 28 décembre 1698, par laqueUe elle leur ^^3""^^"^. donmi avis de la perte de son procès, et parlant du Parlement de tons qu'eue s Paris, elle dit que quelque mal fondé que fiit le procès que lui avait p®"^"^^" ^^' suscité M. le prince de Contt, les brigues n'avaient pas laissé que de remporter en sa faveur, etc.
Le conseil de ville écrivit encore à LL. EE. de Berne des lettres Le conseu fort pressantes pour obtenir le libre commerce des vins; mais eOeSBeme V^r le
j . . ^ „ ^ commerce du
ne prodmsirent aucun effet. tIu.
Ceux de Cressier ayant enlevé un enfant à un bourgeois de Va- ^ EnièvemOTt
' ^ d on enfant à un
lanirin pour lui faire embrasser la relii?ion romaine, la compairnie J>ourgeoi8 4e
j \ ni- I. . 1 j j j Valanginquele
des pasteurs alla plusieurs fois le redemander au gouverneur de *^JÎJ2^''S^f^ Mentet, qui promit solennellement de le faire rendre. Cependant en écUpser contre