LIVRE H. 370 chapitre xiv. — marie d'orléans
1699 Tels étaient jusqu'ici les mémoires et les manifestes répandus à
Neucbâtel à Toccasion des prétentions du prince de Contî. Voici enfin comment on débuta pour entamer la question s'il fallait détrôner Mad. de Nemours, ou s'il fallait renvoyer la décision de la difficulté jusqu'après la mort de cette dernière princesse. Conférence M. le priuce de Conti était venu en Suisse pour demander jusum8**dê^er^ ^^^ contre Mad. de Nemours, et ayant écrit ses intentions aux quatre Friboorg, La-* cautous alliés de Neucbâtel, ceux--ci crurent nécessaire de tenir là- ^e à^ie!^e ^^^^^ ™^ conférenco, surtout vu que Mad. de Nenoors la deman-* «QBtvietducon. daît gugsj^ j\g choisirent pour le lieu de leur assemblée la ville de
Ait entre le
prince de Conti Bieune, OÙ ils Ouvrirent leur séance le 5 février 1699.
AtA. de ] mours.
et Mad. de Ne- jg^^^^j^^ j^ Nemours y députa M. Jonas Hory, conseiller d'Etat,
Bourret, son trésorier, et Abram Brandt, son avocat M. le prince de Conti y envoya aussi des députés, entr'autres M. Mars, son secrétaire, qui y fit le discours qui suit:
Magnifiques et FuîManU Seigneurs, Discours de M. Sachant que vous êtes assemblés en qualité d'alliés de Neuchâtel pour les a(- Mars, député du J^ires de oe pays, sur lequel S. A. S. Monseigneur le prince de Conti, prince du prince de Conti, ^^„ p^ j^ ^^ France, a un droit légitime et acquis , je me donne Phonnewr 4e aux Seigneurs *' *^ ' . . * ... • x J • .t. • j j-.
députés à la ^^ communiquer la copie de ses titres, signé de moi secrétaire de sa dite
conférence de S. A. S., n'ayant pu trouver de notaire dans le pays de Neuchàtel d'où je viens, Bienne. qui ait oser les coUationner, quelque réquisition et offre que je lui aye fait. Ces titres sont:
1 . Le testament de feu Jean^Lonis-Cliarles d'Orléans, duc de Longuevllle, êon" rerain de Nenchâtel, passé par devant Presl, notaire à Lyon, au profit de S. A. 8. Mgr« le prince de Conti, son cousin<-germain, suivant l'usage de France, le 1er octobre 166&
2. La sentence des Requêtes du Palais à Paris le 1er août 1697, qui ordonne Pexécution de ce testament.
3. L'arrêt du Parlement de Paris du 18 décembre 169B, confirmatif de la dite sentence.
4. Le PareaiU au grand sciau pour lea pays étrangers du 9 janvier 1699 eonienant commission rogatolre.
Il serait à propos que je vous communiquasse encore, M. et P. Seigneurs, les diligences faites à la requête de 6. A. S. Mgr. le prince de Conti le 18 mars 1694, jour des six semaines après le décès de Mgr. le doc de Longneville: mais ellea sont insérées dans la procédare tenue oa joar-Ui, oantre lea règles, k NeacMtal, en vertu de kiqa^lle Mad. de Kemonva a été investla de la aoaveraineté contre tout droit et usage, de laquelle procédure S. A. S. Mgr. le prince de Conti n'a pu avoir expédition en forme; mais elle est connue du public et notamment des seigneurs députés des louables cantons de Berne, Fribourg et Soleure. Ceux qui retiennent cette procédure ne veulent pas apparemment qn'eJla voye le jour, crainte qu'en Haant la protastalion de S. A. S. Mgr. la priMO de €«M qni y eal insérée, on ne s'aper^jaive d'un vice ladiea] inbérent an titre, lequel vice, a infect la posseasion violante de If ad. de Nemoars.
5. A. S. Mgr. le prince de Conti espère, M. et F, seigneurs, que dans les résolutions qui seront prises en conséquence de votre conférence, vous vondres bien avoir égard et faire attention k la justice due à de semblables titres. H espère que vous voudrez bien vous entrenrattre aaprèi des dépositairea daa tiapef
au greffe do Comté de Neuehétel, pour lui en procurer lu eommuniestioti tî des 1699 expéditions en forme, parce que de semblables actes publies ne Bt refusent à qui que ce soit. Mais II espère prlm'ipalement, M. et P. seigneurs, que par votre entremise le calme, le repos et la tranquillité seront rétablis dans le pays de Neuchâtel; qu'on fera cesser le bruit des armes qui commence à s'y foire entendre sans fondement, mais avec d'autant plus de confiance qu'elles se croyent appuyées par l'introduction trop libérale de quelques troupes partiales et par l'espérance d'un plus ^nd secours au premier signal. Vous savez, M. et P* sei^enrs, que la voix de la justice garde le silence dans cette conjoncture, ne pouvant se foire entendre dans le tumulte, et que UVt ou tard elle demeure victorieuse après avoir dissipé les nuages qui l'offusquaient.
La présente adresse est tant pour vous, M. et P. seigneurs, eta cas que votre commission vous donne le pouvoir d'y avoir égard, que pour les M. et P. Seig- • neurs qui vous ont commis en cas que votre pouvoir soit limité. Mais en cas que votre conférence soit faite k la réquisition de quelque particulier dont la reconnaissance nuise aux prétentions de S. A. S., je distingue ce particulier d'avec vos personnes, M. et P. seigneurs, sans reconnaître le premier. Je m'adresse à vous, considérés par vous-mêmes, et je proteste de m'adresser k tous ceux que je croirai devoir et pouvoir m'aider dans la recherche d'un droit aussi légitime.
Je vous prie, M. et P. seigneurs, de m'accordcr acte de mes diligences et l'honneur de vos bonnes grâces.
Haks, secrétaire de S. A, JS. Mgr, le princ€ de Conti, et son entoyê»
ic 29 janvier 1699.
Les envoyés de Mad. de Nemours firent aussi an diseeurs qni Discours d» tendait à porter ces sevneur» è sootenir cette prineeme et à ta députés de Mad. maintenir dans son possessoire ; ils présentèrent aussi des écrits et conférence de parU'culièremenl le mémoire inséré ci-dessous: Bienne.
VafBiiques aeîgnears,
Èkm qti'it soit entrémemeiit aenaiUe à 8. A. S. Madame la duoheasa da Me* mours, notre souveraine prinoeaae, de voir les entreprises ^m*oo faii aujonril'lMii sur sa souveraineté, q«l sent lr»p pidiRqiiM pour ipi'il aoit banfa de vovê en Informer , elle i^aute néanmoins mbo juste coosolatioB qu'elle prend en la aiii«cëre amitié de LL. ES. dea touablea Cantons, aea boni aaftw, alliés et omboargeois; elle se promet les avlf, les secoirs cl en ■» mot ton» les bow offioés ^ loi sont néeeasalres dins la «onjonoture Mieate où elle sa trouve.
Vous n'ignores pas, Nagniiifiief Seigneurs, le Toyage et les desseins ée S. A. Sv Mgr. le prince de Conti, qui vient, dit-^on, pcarpuirr» ace prétcntieas sur I» sMvrerainelé de Neachitel et Valangki par laa voiea do la yastice.
Hens n'entrerons pas dans toutes les réflextena qve ce voyage dotne lien de faire; Yoa pénétraDona vous découvriront roieiix celtes ^e now obroettoM que nous ne poorHena vous les représenter. Ainsi aoua noaa eontenterona de voua re^ présenter ou de vens prier, Magniiques Seifneprs, de covaidérer fu'uae ente»prise par«itle eboqae également les droits de notre soafv«r«ine pridceastt, ies règles de la jastiœ, Ita loi» fondamentales de l'Etal, laa privilégea ilea peuplea, l'intérêt dea souverains en général, celui des lotaèAea eaalons ea partio^ier et la perpétuité des aUiameiê.
lies droits de S. A. 8. IM«bm sont imna<Bit»biea e« en eo^mémea et par rapport à leur eeneoimmiilteR.