LIVRE H, 44 CHAPITRE x. — de henei u, duc de longueville
1640 Le 15 septembre 1640 les habitaats des Verrières payèrent la des vtïri^^ s^"""® ^® 900 écus petits qu'ils devaient à leur pasteur pour Tafpayent aa mi- firanchissement de la dlme de chanvre à eux accordé le 18 s^f^ chî^emtnt^e tembre 1630. David Favargier, conseiller d'Etat et procureur-géné-
u dîme de rai, au nom de S. A. et Jacques Gélieu, ministre aux Verrières, au
chaa\Te. ^^^ ^^ ^ Classe et de ses successeurs, leur en donnèrent une
quittance datée du susdit jour 15 septembre. Et le même jour cette
somme fut prêtée à des particuliers de Neuchâtel au 5 7o9 ^^ ^^^^
le pasteur de Verrières retire encore aujourd'hui Tintérêt.
Sur le 2 décembre Hugues Tribolet, maire du Lode, tuteur
établi de Marguerite de Bonstetten, fille de feu Béat-Jacob de Neu-«
châtel^ baron de Gorgier, parut, au nom de sa pupille, en justice
de Neuchâtel, assisté de François-v^toine de Neuchâtel, frère de
inyestitareac- sa pupille, pour demander la mise en possession et investiture des
*^!i^^^" biens délaissés par Jeanne-Marie de Neuchâtel, sœur de sa dite
giMvito de Bon- '^ '
stettea deNen- pupille, ensevelie le 29 octobre à Neuchâtel, et ce en vertu d'un tes- ^'^^^^^ tament olographe fait par la défunte en faveur de sa dite sœur Marguerite. C'est ce qui lui fut accordé; les lettres d'investiture sont signées G. Carrel.
Hiver doux en Lcs ffiois de janvier et février de l'an 1640 furent fort doux, ^^er. mais le mois de mars fut très rigoureux et le froid dura jusqu'à la et *vï^ fin d'avril. Le 3 mai il tomba de la grêle en divers endroits du comté. E^iS^ux!^ D plut presque pendant tout l'été, ce qui fit qu'on n'eut que de . sonsetvenda- ehétivos moissous et veudauges, de sorte que la cherté augmenta cficrté. encore, joor de Jeûne Le 9 septembre on célébra un jour de jeûne et de prières extfaordinaâfe. ^^^^ j^g j^^^ comtés pour apaiser la colère de Dieu dans ces temps de calamité. Les cantons évangéliques l'avaient déjà célébré trois semaines auparavant pour les mêmes fins, vipgaingaet. On fit du viu fort verd qu'on appelait du guinguet. La vente Vente fort se fit à Neochâte) 200 livres le muid; dans la sHfte le vin se vendit ^^^^' six bâta le pot, la livre de viande deux bat», etc.
1641 Inouïs de Bourbon, comte de Soissons, fat tué l'an 1641 à la ^^^J^^ bataille de Sedan, et l'on crut que le cardinal de Richelieu, contre iMMA iMre da lequel co comte s'était déclaré, l'avait fait tuer. Frère de Louise de
PBtaoeH«npiu.g^jgg^„g^ duchesso de LongueviUe, morte l'an 1637, il ne fut pas
NniMMiee post- marié, mais il eut un fils illégitime et posthume qui naquit après la
▼aSr de^-^^^ de son père. Comme ce comte avait passé l'hiver précédent
fong. dans^ la ville de Sedan et qu'il y avait rendu enceinte une demoi-
i^elle qui était de la reUgion réformée, il voulut bien, avant que
d'entrer en campagne, faire son testament, par lequel il reconnut
pour sien l'enfant dont cette fille était enceinte et faire à la mère
un legs eon^érable. U donna aussi à l'enfant qui devait naître, au
Legs que lai fit cas quo ce fût un fils, de grosses rentes et entre au^es l'abbaye
de It Coustnre qui est un Vhm et de Pordre de St-Benôit, ainsi que 1641 d*autre8 abbayes que le dit comte et qu'un laïque peut tenir pendant ^^^^ J^n qu'il vit dans le célibat. L^enfant qui naquit fut appelé Louis-Henri père! et fut légitimé Tan 1643. D a été connu dans la mute sous le nom de chevalier de Soissons. (V. les ans 1694 et 1699.) Hane de Sois- La sœur et u sons, princesse de Carif^an, sowir du dit comte de Soissons, et la ^^/^^ duchesse de Nemours, fille de Louise de Soissons, son autre sœur, tèrent de ses héritèrent de tous ses autres biens. ***^ ^*^**
Les sujets de la seigneurie de Valangin non bourgeois, et quiceaxdevaunsont de servile condition, prétendant de pouvoir parvenir aux offices n'a^i^t'pas de jndicature, aussi bien que les bourgeois qui sont de franche étéairhinehis condition, ceux-ci présentèrent une requête à la seigneurie pour "* JJJJJJJ"^'** être maintenus dans leurs droits, ce qui leur fut accordé, et ceux iwtioe. de condition servile exchis de toutes charges publiques. L'acte est du 2 février et signé d'AflVy. Quoique ces sujets non bourgeois qui étaient de diverses conditions eussent déjà obtenu auparavant de certains seigneurs de Vatangin quelques franchises, cependant ils n'étaient pas encore entièrement libérés de la main-morte, qui excluait ceux qui y étaient astreints de pouvoir siéger et juger avec les bourgeois de franche et libre condition.
A la fin de l'année 1641, on donna commission à Jean Cordier, Reconnaisnotaire, de renouveler la censière des Galand de Cornaux avec la *^èw^de?G«" faculté aux particuliers qui en devaient les dites censés de t>ouvolr Und de Cales rédimer suivant les décrets des Audiences et les arrêts du : '^^ Conseil.
La récolte de l'année fiit encore très petite ; le fh)menl se vendit Peate récoito. à NeucMtel 26 batz Témine; les gelées du printemps nuisirent beaucoup aux vignes. La vente du vin se fit 128 livres le muid. ven^ d« vin.
François*- Antoine de Neuchâlel, baron de Gorgier, mourut au 1642 conunenceihent du mois de mars 1642. Il était premier conseiller ^^^^^'^^'if'Jf^ d'Etat. Louise d'Achey son épouse était morte deux ans et demi avant SMe'^ts. lui. n en avait eu deux enfants, savoir, Henri-François, baron de G«rgier, St-Aubin, Sauges, Frésens, Montatchiez, seigneur de Mollin, Chassaigne, conseigneur de Yoillesin, etc., et Charlotte, mariée à Philif^e-Eugène, baron d'Achey. Françoi&->Antoine avait fait un tes- son testament tament par lequel il avait légué 12,000 écus à sa fille Charlotte, mais son frère Henri-François le supprima et retint toute la successioo.
Après la mort de François-Antoine, le tuteur de Henri -François Letatenrde son fils et de Charlolle sa fille demawta, par devant le conseil d'Etat, ^'S^^ en leur nom le 15 avril 1642 l'investiture de tous ses biens, tant manderinrestien fiefs seigneuiûes que ruraux. Sa demande fîit earegistrée pour ^*^' éviter forclusion, et comme le gouverneur était absent on renvoya n est envc^é la provision sur le principal jusqu'à son retour, ^^^new.
UVRB U. 46 CHAPITRE X. — DE HENU U, PUC DE LONGUEVILLE,
1642 Henri-François posséda cette baroMiie pendam sa vie sans qêe
po^de 'S^tî sa sœur Charlotte y apportât aucune opposition* Et quoique François- ^^^"d? Antoine eût donné 24,000 francs à sa fille Charlotte, on ne put les
legs à » 8œ«r. ^j^^^^ ^ ^^^ g^^^.^
^wiuto^^e^^ Anne de Watteville, mère de François-Antoine, étant morte
Son testament quelque temps avant ce sien fils, avait aussi feit un testament par
défère MonUn lequel elle cUsposait en faveur de Marguerite, Tune de ses fiUes, de
^"fliieMar-^ quelques biens en prérogative et entre autres de la seigneurie de ^^ ^' Derrière-Moulin, qui lui avait été assignée pour sûreté de sa dot.
oppotitton an ||aig François-Autoine et sa sœur Elisabeth s'étaient opposés k Te&t de ce testament, et le dit François-Antoine étant mort avant la dé-
continoationda eisiou du procès, le tuteur de Henri-François et de Charlotte, ainsi ifacgiMrite. quo IVvoyer d'Elisabeth de Neuchâtel el de ses enfants continuèrent à plaider contre la dite Marguerite. (Y. Fan 1643.)
Le 3 juin 1642, Henri U, duc de Longueville , étant de retour de la viÛe de Munster en Westphalie, où le roi Tavait envoyé peu de temps auparavant pour conférer sur les moyens de faire un traité
8eooiidmaria«re lie paix entre les parties belligérantes, épousa, en secondes noces,
arec Amie Oe- <1<^^ Aune-Geueviève de Bourbon, fille de Henri U, prince de Condé, nerière de Je Couti, elc. Cette princossc, née le 18 septembre 1620, avait deux .frères, Louis de Bourbon, prince de Condé, et Armand de Bourbon, prince de Conli. Sa mère s'appelait Charlotte^Marguerite de Montmorency.
Le^prinoe Mt^ D'abiMrd après son mariage, le prince Henri U fut envoyé ea mont Piémont pour y commander les troupes du roi. D prit la ville et le
^ ^"toneT^'' <5hâteau de Tortone sur les Espagnols, le 26 novembre 1642.
Les bourgeois ^, Les bourgoois et les sujets de la seigneurie de Valangin ayaOt
anteee^M^tme &PPi*>s ^^ second mariage du prince s'imposèrent d'eux-mêmes, au étrennf an mois de mai, une levée de 40 pistoles qu'ils remirent au trésorier.
deiwamariâff^ Celui-ci leur en donna quittance, qui porte que cette somme a élé gratuitement et libéralement donnée pour étrennes à S. A. S. à cause de son mariage, mais sans conséquence pour l'avenir et sans préjudice de leurs franchises. La quittance est du 15 juin, signée (3iamhrier.
Toutes les autres conununautés en usèrent de même à leur exemple, quoiqu'elles n'y fussent pas obUgées; celle du Locle donna aussi 40 pistoles pour son contingent. Comme ce prince était fort aimé, les peuples voulaient bien lui témoigner par ce don gratuit le tiie qu'ils avaient pour son service.
^edonSS' Le ckmseil de ville de Neuchfltel donna cette année phuieun
^e^iiîie!^ points de coutume.
o , . .. . Le 25 janvier ;
Sur le droit des *'
biens de la Les enfrtits peuvent retirer la moitié des biens propriétairef de Jear mère
mère et sur les , ^ . . ^ . ., . , ^
iwsquèts. et le père jouir et posséder l'autre moiUé par us ; et quant aux aocroosancea
PfillfCE BE NEUCHATEL. 47 LIVRE H.
DmIm |>e«duii Ja coi\)oiiclion du mariage, après les dettes levées, le père en 1642 retirera la tnoitié en propre et la moitié de TMOtre moitié qui est le quart par Usufruit du nsafratt, et les enfants l'antre moitié de la dite moitié qui est aussi le quart ^^ pour eux et les leurs. Pour ce qui concerne le trossel, liages et habits, le père Trousseau. se doit contenter (puisqu'il y a des enfants) de la moitié; savoir un quart pour 1^® ®* ^^*^*** lui et Fautre quart ponr le tenir seulement par us, et l'autre moitié sera aux dits enfants issus de leur mariage.
Le 18 février :
Lorsqu'il arrive contravention à une mise, le sieur foncier et propriétaire Contravention de la pièce la peut faire visiter en quelque temps que ce soit. Quefert le droit
Le 23 février: du mettant
Lorsqu'une femme a vécu passé an et jours avec son mari et en a laissé £n cas de U
un enfant qui meurt aussi quelque temps après sa mère, le mari qui survit l'un ""^^ *^" ®"\
. If . I -..f j u- j^i • X r • **">t qui meurt
et lautre ne peut jouir que la moitié des biens délaissés par sa femme, mais i^^ès sa mère,
à regard du lit, habits, trossel , bagues et joyaux délaissés par sa femme, le mari quel est le droit
en aura aussi la moitié, savoir un quart pour lui et les siens et un autre quart en du père.
usufruit, et l'autre moitié doit parvenir après la mort de Tenfant aux plus
proches parents de la défunte.
Le 3 août:
Lorsque le mari et la femme ont vécu longtemps ensemble et que la femme Usufruit du vient à décéder, le mari peut avoir son usufruit sur tous les biens délaissés ^ffà^x morte par sa femme; mais si elle a laissé des enfants survivants, le mari ne P<*"'^" *^c**î|Ï£Ste!,*' jouir que la moitié ; pour ce qui est des meubles, ustensiles, trossels, habits et Meubles, ustenjoyaux délaissés par la femme, si elle n'a point délaissé d'enfants , ils appartien- ^ ^'avfte'et'^ nent entièrement au mari pour lui et les siens, mais si elle a délaissé des en- Joyaux. fants, il n'en aura que la moitié, savoir un quart pour lui et les siens et un quart ponr le tenir en us; et les enfonts issus de ce mariage auront l'autre «Mitié. Inventaire et dénombrement spécifique doit être fait des biens liélaissés Inventaire doit par la défunte, et le mari les doit accuser et déclarer par serment, ai les hérl- ^^® ^^ tiers le requièrent, afin que le tout se trouve en son temps.
Le 10 octobre :
Une personne décédant sans laisser aucuns hoirs légitimes procrées de son Neveux exclus corps et sans avoir disposé de ses biens par testament, ses parents en ligne de l'héritage, collatérale l'héritent, et les plus proches en consanguinité, comme sont les frères et les sœurs, i rexclufioo des neveux et nièces (*). Le bien du défunt mouvant La règle du paternel va et retourne, au susdit cas, aux plus proches parents du cAté pa- i^^ r^ --.
temel et le maternel aux plus proches du côté maternel. En ligne collatérale ^^^[§£^' il n'y peut avoir aucune représentation. (iNB. après les neveux et nièces.) ligne a>Uat6-
Une personne soumise sous tutelle ne peut contracter que aous Faveu et Une personne l'autorité de son tuteur légitimement établi. S^?t^ntS^!
Ceux qui veulent appréhender l'investiture des biens d'un défunt, en vertu Investiture sur ., ^ 3 . : j . 1 • j • . j • I. le Jour des six
d un testament, doivent présenter sur le jour des six semaines depuis 1 enseve- semaines. Pré-
lissement du dit défunt or et argent sur table, pour satisfaire les légats pécu- (IJ^^^^^'^r
niares contenus an dit testament, sous peine de forclusion. table.
Un homme ayant un enfant en premier mariage , et sa femme venant à dé- En cas de se-
céder, il se remarie à une autre sans en avoir aucun enfant, le décès du mari SSSfrSTdêS
survenant, la femme survivante peut jouir la moitié des biens de son mari par ''^"^niJnt^*
na et peut retenir en propre pour elle et les siens la moitié des accroissances premier ma-
faites pendant leur mariage, après les dettes levées qui auront été faites pendant '^^
leur conjonction; et de plos la dite femaM peut jouir par us, sa vie naturelle
(*) Oela a été réformé, les neveux viennent en eoncomrs et héritent ce que leur père on mèie aurait hérité s'il était vivant (V Tan 1616.)