‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 208 sur 264 · LIVRE II. 414 CBAPITRB XrV. — marie D*011LÉAN · texte numérisé non relu

LIVRE II. 414 CBAPITRB XrV. — marie D*011LÉAN

1699 entièi^fl Taites à PoBtarlier sur le fRÎt de cette «cctiMlion, afin de dëtrtiire i

Teaprit dea f ens de bien lea siniatres mipresaions qoHIa auraient pu recevoir par les impostures et les calomnies dont on Ta voulu charger. Acte Juridique „Nous Noël de Carron, conseiller du Roi et son lieuteuanl-général et hérêde la Jnstiflca- ^ditaire an siège et ressort de Pontarlier, savoir faisons que fladeleine Loup, de mrd «Montmagny, bailliage d'Avenches, terres de Berne en Suisse, ayant ci-devanl

^déclaré d'être grosse des œuvres du sieur Girard, ministre de Neuchâtel, et de „ce Tayaut accusé en divers lieux ^ et notamment au village du Russel dans le nComté de Bourgogne, auquel lieu elle aurait été arrêtée au nom et de la pari „du sieur Gallot, avocat de Neuchâtel, agissant au nom du dit sieur Girard, ei „ensuite transférée dans les conciergeries de cette ville par ordre de M. de „Béarnes, gouverneur des Châteaux de Joux, ville et baillage de Pontarlier, et „en conséquence des lettres de Vaubourg, intendant du comté de Bourgogne, „où la dite Loup ayant été interrogée, examinée et visitée à diverses fois, pour ^découvrir la vérité ou fausseté de cette accusation et de ses circonstances: „Nous serions aujourd'hui requis à Tinstancc du sieur Favargé, docteur en droit „et ancien procureur général de Valangin en Suisse, agissant en ce fait au non „et de la part du sieur Girard, ministre de Neuchâtel, son oncle, à ce qu'il nous nplaise rendre notre jugement sur le fait de la dite accusation.

„Pour à quoi satisfaire. Nous disons qu'après avoir vu les verbaux et inter-

„rogattons à la dite Loup, tant par nous que par le sieur Michaux, lieutenant-

^criminel, les 12, 13, 14 et 31 du mois d'août passé, que la dite Loup a en-

^iièrement disculpé le dit sieur Girard, en déclarant par serment qu'elle n'est

„point grosse des œuvres de M. Girard; vu aussi par les visites du corps et

„état de la dite Loup faites le 17 et 18 du mois par les médecins, chirurgiens

„et matrones jurés et pour ce spécialement assermentés, comme aussi notre gref-

^fier et témoins à ce requis et ordonnés, que la dite Loup n'est point grosse et

„qu'au contraire les susnommés ont reconnu qu'elle avait eu pendant trois jours

,,ses fleura de même que les- filles et les femmes non grosses lea ont ordinaire-

„ment ; vu anasi les déclarations réitérées de la dite Lovp de n'être point groaae

„et de ne l'avoir point été, et que si malheureusement elle a dit avoir été grosse

„du dit sieur Girard, elle y a été induite et poussée par de pressantes sollict-

stations qu'on lui a faites par promesses et par menaces, dont elle se rcpent,

„se rétracte et en demande très humblement pardon au dit sieur Girard.

L'aeôuaatftoD tt€e considM, nous dëclarona la dite acousation UtHt par la dite Loup contre

eatdéelarée ,1e dit siemr Girard fawse et calomnieuse, et en dédiârgeons par lea préaentea

r^^^^^^^^ji „le dit sieur Girard autant que de besoin, sans préjudicier aux poursuites qui

pardon. ^^pourront ci-après être faites de la part des gens du Roi, du sienr Girard, ou

^autres qu'il conviendra, tant contre h dite Loup en réparation, ou contre les

„peraoniie» «foi Pont induite on tfollfeitée à faire cette accusation. De laqneHe

MdéckirKtioa nous arvons aoeoféé acte an dit sieur Girard.**

A Pontarlier le 2 ieptembre 1699.

CSig.) Db Carrou, et plus bas Petii, avec le sceau.

Embarras de la La Classe de Neuchâtel se trouvaH fori embarrassée. D'un cAlé ^^'*^iuei^^ elle voyait^que la princesse el ses affidés souhaitaient que M. Ostervald continuât à posséder la charge de M. Girard qu^on lui avait remise; d'un autre côté elle considérait que M. Girard s'était pleinement justifié des fausses accusations que la susdite Loup avait faites contre lui^ et les raisons que S. IL T. G. avait par devers eOe pour demander que H. Girard fàX rétabli, à défaut de quoi TEtat se trou-

li verait dans un exlréme danger Pour tâcher de se tirer du mauvais 1699

n pas où eUe se rencontrait, la Classe enroya deux députés à Berne, siie envoie

savoir MM. Abraham Perrot, pasteur à Neuchâtel, et Charles Tribo- TBera^^T ^ let, pasteur à Hôtiers, pour consulter LL. EE. De Berne les députés zarioh.

[ allèrent à Zmrich, d'où ils se rendirent à Arau où la Diète était as* ceox-ci se ren

, semblée. Ils pensèrent insinuer à ces seigneurs que le rétablisse- ^^/laDwte!*

I ment de M. Girard intéressait la religion, et c'est ce qu'ils avaient

f déjà assuré à Zurich et à Berne. La ville de Neuchâtel envoya éga*

lement à Berne deux députés, savoir MM. Henri Chambrier, ban- BAputéadeia nerel, eA Emw de MontmdUn. ^^^

M. de Puysieulx se trouva aussi dans cette Diète. Les cantons Réoumatioiis intercédèrent auprès de lui pour les bourgeois de Neuchâtel; M. ^^JJ^^^*^ Escher, bourgmestre de Zurich, portant la parole, proposa les mêmes raisons qu'on avait déjà souvent alléguées à M. l'ambassadeur. Ce dernier répondit qu'il s'étonnait que les louables cantons de Zurich et de Bâie eussent envoyé une députation si considérable à Arau pour une affaire de si petite importance, à laquelle ils ne devifient prendre aucune part, qu'il croyait que ce serait rendre à ces cantons de mauvais offices auprès de S. M. que de l'informer de cela, qu'il était trop de leurs amis pour le faire, à moins qu'ils ne le lui recommandassent particulièrement, auquel cas il ne répondait pas que cela ne donnât de mauvaises impressions au roi, qui ne prendrait pas le change sur les raisons des gens de Neuchâtel, d'autant plus que S. M. était bien instruite de toute leurs menées; qu'il ne s'agissait point de la religion dans cette affaire, mais seulement de pure politique et de pure désobéissance formelle envers celle qui avait été reconnue pour leur souveraine.

Les députés proposèrent ensuite que, puisqu'il avait plu au roi Les caotons dede donner à Madame de Nemours trois semaines de temps pour se"**^*°**^™*' faire obéir, ils espéraient que S. M. voudrait bien, à la considération de leurs cantons, accorder trois autres semaines pendant lesquelles on chercherait les moyens de contenter le sieur Girard et de pacifier toutes choses. A quoi S. E. répondit que ce n'était pas par le contentement du sieur ministre Girard que le roi pouvait être satis- L'ambassadeur fait, que lorsque S. M. serait contente, le ministre Girard ne pour-* ^Î^^J^tX rait pas manquer de l'être aussi; mais qu'il s'agissait de rétablir rot sera ceini purement et simplement le ministre Girard, d'autant plus que le roi^""*Jj^®^*" le souhaitait et qu'il serait inutile de lui soumettre de nouvelles représentations de la part des gens de Neuchâtel.

Les cantons voulurent soutenir que c'était une affaire de religion. Les^tons S- E. répondit par des exemples qu'on savait le contraire; il al- c'est oneafriûre légua entre autres l'exemple de M. Breguet, que la Classe avait ré- maisraiârnssalabli à la requête de Madame de Longueville (V. l'an 1670).

Le sieur ministre Perrot ayant demandé la permission de parier, pIS^^S^im

parole.

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