LIVRE n. 422 CHAPITRE XIY. — marie D*0RLÉAN8y
1699 imputer anx magistrals, ni à la compagnie des pasteurs, ni à ceux d5 î^i^c^Stton *iui était en place , Tabominable projet de susciter une fausse accuwSi5e GiraSdf salion contre M. Girard, quoiqu'on eût déjà quelque raison de plainte contre lui à l'occasion de ses sermons, dans lesquels il faisait entrer ses sentiments en fayeur du prince de Conti. D était avant tout un chef de parti; il avait signé l'acte d'association en faveur de ce prince , et par là il sortait de son caractère de pasteur, ce qui ne pouvait être toléré par le magistrat; car ce qui n'était pas permis à un laïque, n% l'était pas, à plus forte raison, à un ministre, si bien que quand Madeleine Loup eut informé le consistoire de la faute de M. Girard, vraie ou fausse^ on ne put pas se dispenser de le citer pour être entendu contradictoirement avec son accusatrice. On doit bien croire que si le consistoire avait su la trame des ennemis de M. Girard , celui-ci n'aurait pas été exposé à paraître en contradictoire avec cette malheureuse. Hais, dira-t-on, pourquoi ne l'a-t-on pas d'abord rétabli dans sa charge après sa Les plaintes justification? A Cela il est aisé de répondre que cette accusation diaSk>Met^seB ï^'^^*^ qo'nn incident qui ne détruisait pas les plaintes élevées contre menées pouti- M. Girard, ni la haine pubhque de ses paroissiens, tant à cause de quiTu^^^t ^®^ prédications que pour s'être fait chef de parti contre une senpios édifier son teuco souvoraine et contre le sentiment et l'ordonnance du matroupeau. gjg^j. g^ gQ^te que son ministère et ses prédications ne pouvant produire aucun firuit dans l'église, c'était pour des raisons religieuses qu'il se trouvait suspendu.
Mortdncheya- Louis-Hcnri de Bourbou , connu sous le nom de chevalier de uerde Boissons, g^jgg^j^^ donataire entre vifs de Mad. de Nemours^ mourut cette année, laissant deux filles de son épouse Angélique Cunégonde de Montmorency-Luxembourg.
Poin^^con- Le couseil de ville donna cette année plusieurs points de coutume.
Le 27 février 1699:
On ne pent Quand on ne tient pas un criminel, on ne peut pas saisir se« biens, saisir le bien jfB. Ce point de coutume fut déclaré sur cette question : si, lorsqu'on hoause ^und on ne ^^ j^^ comme meurtrier par la justice impériale, étant absent, ob peot preadre
corps. I® bien, ne tenant pas le corps.
Les parents Les père et mère et parents sont admis à répondre pour leurs fils on parents ^^^imirf^^'' absents par devant la justice impériale ou criminelle. Point d*appel Sur toutes sentences criminelles il n*y a ni proteste ni appel. ^fimSe^^ ^^ éclaircissement d'une sentence criminelle doit se demander pendant que la justice impériale, qni vient de rendre une sentence, est encore assemblée. 81 quelqu'un est Dès que la justice impériale a une Ibis absous quelqu'un, il est dès lors Irreoherohable. irrecherchable.
Beaucoup de D y eut beaucoup de vin cette année. La vente se fit à Neu-
Vente établi, chàtel 60 livres le muid; et Tabri du grain , le froment 19 batz
rémine, Torge 11 Vt batz et Tavoine 6 batz et un gros.
^*Sg^*.^ La Chambre Impériale ayant trouvé à propos de n'avoir qu'on
almanach dans tout TEmpire d^Âllemagne , parce qae la différence 1700 qu'il y avait entre celui des protestants et celui des catholiques causait plusieurs difficultés entre les marchands et surtout à l'égard des lettres de change , cette Chambre convia les Cantons évangéliques à faire la même chose; à quoi ils consentirent, tellement que cette année 1700 commença par le 12 janvier, qui fut compté pour le premier jour de l'année. (V. Tan 1M2.) Quoique les onze minutes qu'on compte au delà du temps que le soleil emploie à faire , son cours annuel^ ne peuvent produire un jour de vingt-quatre heures que dans l'espace de cent-trente-et-un ans et qu'il n'y eut pourtant encore que cent-dix-huit années écocdées depuis l'an 1582 auquel le pape Grégoire XIII changea le calendrier, cependant on ne laissa pas que d'ajouter un jour entier aux dix que les catholiques romains avaient d'avance^ ce qu'on fit d'autant que c'était le commencement d'un siècle; et par ce moyen les protestants retranchèrent les onze premiers jours de l'année, qui n'eut pas conséquent que trois-cent-cinquante-quatre jours, et les catholiques romains en retranchèrent encore en outre les dix de l'an 1582.
La plupart des foires lurent également changées, comme aussi Les foires et la St- George et la Madeleine par rapport aux termes des pâturages; p^^^i^on" la première fut remise au premier jour de mai et la seconde au changés, premier jour du mois d'août, Depuis ce temps on ne distingua plus entre le vieux et le nouveau style.
Le 25 janvier 1700 les bourgeois de Yalangin écrivirent une Les bom^eois lettre à S. A. Had. la duchesse de Nemours, qui était à Colommiers ^l7**^°
' ^ écrivent vue
sur ses terres, pour lui exprimer, quoiqu elle fût en exil , le déplaisir lettre de condoqu'ils avaient conçu de ce qui lui était arrivé, et pour l'assurer de ^^Nemouw* leur fidélité inviolable. La princesse leur fit une réponse en date du 27 février 1700, par laquelle elle leur témoigne son affection.
Madeleine Loup dont on a parlé, trouva le moyen de s'évader Leflunense des prisons du château de Joux, où die avait été mise après qu'elle véeXTprUons eut été examinée à Pontarlier. Quoiqu'elle fût gardée avec beau- au châtcAu de coup de soin, ceux qui avaient sollicité cette malheureuse, appré- *^^°^ hendant qu'on ne la retînt si longtemps prisonnière que pour les convaincre de leur fourberie, firent tous leurs efforts pour se tirer de là. Ayant gagné un homme de la Brevine qui se chargea de leur commission, celui-ci parvint à mettre dans ses intérêts un sergent de la garnison du château, qui était hollandais de nation, en lui promettant que, s'il pouvait faire évader la Loup, on lui donnerait de grosses sommes, et il en vint enfin à bout au mois de juin. Le sergent erétmt mariée, l'ayant amenée en Suisse, il l'épousa et vint ensuite avec elle à Neu- ^"^^Ss^* ^ châtel, où il espérait de recevoir les grandes récompenses qu^on lui avait promises, mais on les conduisit tous deux en prison à Yalangin, ^Sî? «f p*ÏÏon où elle fut examinée pendant trois mois, sans qu'elle voulût soute- ^^^^Jjj*g^