LIVRE II. 434 CHAPITRE xiv. — habib d'mléans
1701 l'absence de leura époux, valablement contracter, faire des Marchéa, ae cédoler s'obliger, sans qu'il soit nécessaire d'être autorisées de leurs époux.
Vente et abri. L'annéc ne fut pas des plus abondantes. On fit la vente du vin 72 li\Tes le muid; et Tabri du froment 18 batz Témine, Torge 9 batz et l'avoine 5 batz.
Ereotion de Au conunencement de Tannée 1702 les habitants des quartiers
p^chetîw ^^^ Planchettes et du Dazenet, dépendant des mairies du Locle et des Brenets, voisins de la Franche-Comté, de laquelle le Doubs les sépare (v. Fan 1698), présentèrent un placet à la princesse tendant à leur faire obtenir la liberté de bâtir un temple et une maison de cure, pour Térection d'une nouvelle église; ce qu^elIe leur accorda avec une rente annuelle et perpétuelle de cent francs pour la pension du ministre. Us avaient déjà obtenu le consentement de la Classe, qui leur avait promis de leur donner un pasteor sans les annexer à une autre cure. Dès que la princesse eut accordé la demande des dits habitants , ceux-ci commencèrent à bâtir le temple, dont la première pierre fiit posée le 8 mai 1702. L'acte de la concession de la princesse est daté de Colommiers du 12 août 1702, signé llARiK et plus bas St-Amaurs 11 est scellé du sceau de la princesse en cire rouge. Par cet acte la princesse leur permet d'avoir un pasteur, qui exerce la discipline de l'église et les autres fonctions du ministère, avec les mêmes privilèges qu'ont toutes les autres églises de l'Etat, la liberté de bâtir un temple et une maison pour loger le pasteur, ainsi que d'acheter les fonds nécessaires tant pour les susdits bâtiments que pour un cimetière et un petit domaine pour le ministre; enfin elle leur accorde un consistoire. La princesse se réserve la nomination du premier pasteur, comme cela se pratiquait, de même que celle des premiers anciens; après quoi la compagnie des pasteurs élira les pasteurs suivants, conmie cela se pratique à l'égard des autres églises, et le consistoire remplacera les anciens qui viendront à décéder.
La Classe règle La Classe avait intercédé pour eux auprès de la princesse, et
le service de q\\q {^^^ donna uu acto daté du 3 novembre 1702, signé par le
cette nouvelle . , ^ . . , . .w .
paroisse, doyeu et le secrétaire de la compagnie et scellé en cu^ verte, par lequel la Classe consent à l'érection de cette église et règle la manière en laquelle se fera le service devin, aussi bien que les bénéfices de la cure; enfin elle s'engage de leur donner et fournir des ministres, de même qu'elle le fait aux autres églises. Elle leur assure encore une rente annuelle, pour faire partie de la pension du pasteur, de la sonunc de quarante francs prise sur ses propres revenus. Le conseil de ville s'engagea à fournir de son cdté vingt firancs aussi annuellement et perpétuellement, aussi pour la pension du pasteur. On permit à ces nouveaux paroissiens de faire dans le
pays une collecte, qui leur produisit la somme capitale de 2248 livres 1702 tournois. La maison de cure et le temple ayant été bâtis la même ^^^iS^^ année , on en fit la dédicace le 7 novembre. Dédicace.
Le 19 mars mourut Cruillaume-Henri de Nassau, prince d'Orange, Mort du roi stathouder des Provinces-Unies et roi de la Grande-Bretagne. Il ^^^^^'^^ avait épousé Marie d'Angleterre, sa cousine germaine, dont il n'eut point d'enfants. Ils avaient été couronnés ensemble roi et reine de la Grande-Bretagne, autrement d'Angleterre, de France, d'Ecosse et d'Irlande. D avait fait son testament l'an 1695 en faveur de Jean- Guillaume de Nassau-Frisen, son cousin germain C*).
Le 22 mars M. le prince de Conti fîit mis en possession de la Le prince de principauté d'Orange, en quaUté d'héritier testamentaire de l'abbé pj^jordeia d'Orléans, son cousin. Après la mort de Guillaume de Nassau, le principauté roi de France se fit aussi adjuger, par le Parlement de Besançon, ^^^ê toutes les terres et seigneuries que la maison de Nassau, héri- France se saisit tière de la maison da Chftlons , possédait dans la Franche-Comté, ^(^^en^ comme en étant le seigneur féodal. L'arrêt du Parlement est daté du 24 Franebe-comté. avril 1702. Tout ceci était arrivé à cause de la déclaration de guerre des alliés contre la France, laquelle n'avait plus à ménager les intérêts du roi d'Angleterre.
U se fit en cette année à Baden un traité au sujet de la guerre Traité de qu'il y avait pour la succession d'Espagne, et ce entre les ambas- ^^?^"dM* sadeurs de l'empereur Leopold, du roi de France et les Treize- suisses. Cantons, traité par lequel on convint que les Suisses seraient neutres pendant tout le temps que cette guerre durerait; en telle sorte qu'ils ne donneraient aucun passage ni à l'une ni à l'autre des deux parties, c'est-à-dire ni à l'Empereur ni à la France, et que si l'une venait à le forcer, ils seraient en droit de donner passage à l'autre pour l'en venir chasser, et de se joindre à ces derniers pour repousser les premiers. Neuchâtel fut compris dans ce traité de neu-Nenchâteiyest tralité, comme étant enclavé dans le Corps Helvétique. compris.
Par un acte du 7 octobre 1702 la princesse accorda aux bour- €k>nces8ionde geois de Yalangin et aux francs hébergeants qui résidaient dans les la^f^^cenx quatre mairies des Montagnes, savoir le Locle, la Sagne, les Bre- qui résident nets et la Chaux-de-fonds, ainsi qu'aux montagnes dépendantes de'^J^^**^" la mairie de Rocbefort: Montaflrnes et à
Qu'au lieu qu'iJa étaient obligéf de payer la dîme de leurs champs à raison î?^^ ^de^Eode onze andins ou sillons un, ils ne devront plus désormais que deux émines, chefort Tune d'orge et l'autre d'avoine par pose, qu'ils sèmeront de quelle espèce de grain que ce puisse être, lesquelles deux émines les monteurs des dîmes seront obligés de les aller prendre chea les particuliers au plus tôt à la St- André, et
(*") Ce Jean-Guillaume Frisen n'était pas le cousin germain du roi Guillaume; il était cousin au deuxième degré et demi par Agnès de Nassau, laquelle avait épousé Guillaume-Frédéric de Nassau-Diets, qui n'était point descendu de Guillaume I, héritier de René de Naasau-Châlons .