‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 222 sur 264 · LIVRE II. 446 CHAPITRE XIV. — m ABIE D*0RUBAH · texte numérisé non relu

LIVRE II. 446 CHAPITRE XIV. — m ABIE D*0RUBAH

1703 ^^ mère, dès aoBsit^l qu'ils sont nés, laquelle léfithne emporte la moitié des

En quoi biens de leurs père et mère, tant d'acquêts qu'autrement, et de quelle espèce

00"*»*^^*^" qu'ils soient, sans que les dits père et mère les en puissent frustrer ou priver,

sinon qu'ils s'en rendissent indignes en commettant des crimes exécrables k la

vérification et connaissance de justice.

Peu de vin. On eot très peu de vin cette année. La vente se fit à Neuchfttel

Vente et abri. jgQ Uvres le Diuid; et Tabri du grain se fit, le froment 11 Vt balz

rémine, l'orge 7 batz et l'avoine 4 batz un gros.

conférenee à Au moîs de janvier 1704 il se tint une conférence à Bevaix entre

Bevate^^ies j^^ ^j^^fg j^g ^jgj^g j^ g jj Pmssienne, tant de Berne que de

parti du roi de Neuchfttel. IIs réglèrent la conduite que devaient tenir ceux qui seraient ^'™^* employés pour faire réussir le dessein qu'avait le roi de succéder à Madame la duchesse de Nemours. Ce qui se passa dans cette assemblée fut approuvé par S. M. La conférence reconnut, ainsi que Bétoitat cela est contenu en propres termes dans le résultat: „que le droit

*® ^^^oT'*'* »^* ^ négociation sont les deux moyens qui doivent, humainement „parlant, conduire au succès les prétentions du roi, et que le droit „n'y est proprement requis que pour le décorum j au lieu que de „la négociation doit absolument dépendre cette aflaire.*' (*)

Lettres inter- Au mois d'août 1704, ^^ courricr, qui portait des lettres de Suisse a^?Du*u^*un ^° Allemagne, étant tombé entre les mains d'un parti de France, qui

nunistre du roi lui prit son paquot, il s'y trouva entre autres deux lettres qa^on de Prusse, nonimé Dupuy, avocat de Genève, adressait à un ministre de S. H. Prussienne ; elles étaient écrites de Berne et datées des 8 et 16 juillet 1704. Dupuy s'y justifie de plusieurs plaintes que la Cour de Berlin faisait contre lui, et entr'autres de ce qu'il portait cette affaire à une dépense si excessive que le roi y employait 20,000 écus par an. Il fait voir qu'il n'y en avait que 5000 ; il nomme ceux qui avaient des pensions tant de Neuchfttel qu'autres, et combien ils retiraient annuellement; il en désigne plusieurs tant de Berne que de Neuchfttel qui étaient dans les intérêts de S. M. Prussienne; il parle des grandes intrigues et des mouvements que plusieurs personnes se donnaient, des moyens qu'on employait et des bonnes intentions qu'avait l'Etat de Berne; en un mot, des traités que quelques particuliers composaient, et tout cela pour faire réussir les prétentions de S. M. sur Neuchfttel^ etc., etc.

(*) Le manuscrit primitif de l'auteur des Annales mentionne, sans annotations ni commentaires, la conférence de Bevaix tenue chez Emer de Montmollin. Le neveu de l'auteur tn revanche, dans une note, révoque en doute que l'on en ait fait connaître. le résultat au roi de Prusse qui, dit-il, aurait été révolté da mot décorum. Mais il est au contraire hors de doute que les nombreuses démarches préliminaires combinées pour assurer le succès des prétentions de la maison de Brandebourg sur Neuchâtel ont toutes été connues et enconraKéea par le monarque en faveur duquel elles étaient faites. — (Noie de Qon*ahe FeHtfnerre.)

DUGHES&B DE NEMOUBS. 447 LIVRE IL

Le 28 octobre, S. M. le roi de Prusse fit un traité avec mUord 1704

duc de Marlborough(*) qui portait que FEmpereur, la reine d'Angle- Traité entre

terre, les Etats Généraux et M. le duc de Savoie s'engageaient à pour appuyer

procurer à sa dite Majesté la possession de Neuchâtel aussitôt que les prétentions

I 'M, M^ y f ' ••*:l ir. du rolde Prusse

cela se pourrait, et à ne faire aucune paix ni trêve avec la France, surNenchfttei. à moins qu'elle ne fui entièrement contente des droits et prétentions susdites ; ce qui fut ensuite ratifié par l'Empereur, la reine d'Angleterre et les Etats de Hollande.

Par un acte du 14 avril 1704, les villages de Coffrane et des Les habitants Geneveys admirent les habitants de Montmollin et les recurent au deMontmouin

reçus commn-

nombre de leurs communiers et pour ne composer à l'avenir qu'une niers de cofmôme communauté avec eux, à condition qu'ils s'assujettiraient aux ^^^ ^^ mêmes astrictions auxquelles tous les autres communiers sont assujettis^ et ce proportionnellement aux deux autres villages de Cofbrane et des Geneveys, leur concédant les mêmes bénéfices qu'ont les communiers des autres deux villages. Le susdit acte est signé par les députés des deux parties.

Guillaume-Jacques Rinck de Baldenstein, évêque de Porrentruy, L'évêqnede approuva et ratifia aux bourgeois de la Neuveville le nouveau cou- bai® approuve tumier qu'ils avaient présenté à ce prince. L'acte est daté du 8 laKenyeyiUe. février 1704.

II y eut encore très peu de vin cette année. La vente se fit 108 peu de yin. livres le muid. L'abri du froment fut fait à 10 batz l'émine, l'orge vente et abri. 6 batz et l'avoine 4 batz.

Le 30 avril 1705, les fondements du nouveau temple de Buttes Nouveau furent posés, le vieux ayant été entièrement rasé à la réserve d'une temple bâti à petite adjonction qui y avait été faite quelque temps auparavant. L'ancien temple avait été dédié à St-Haurice; mais ce nouveau fut consacré à Dieu.

La compagnie des pasteurs, qui s'assemblait dans un petit appar- conclave de la tement qui était dans un coin du cloître, voyant que ce lieu ^^ait *^|^ J^i^" trop étroit et surtout parce que depuis quelques années on avait doître. augmenté le nombre des pasteurs par les nouvelles églises qu'on avait érigées, pria la seigneurie et le conseil de ville de lui accorder une partie des allées du cloître ponr bâtir un conclave; ce qui lui fut accordé par la princesse et par la ville (ce lieu dépendant de la seigneurie et de la ville, il fallut le demander à l'un et à l'autre), tellement que la dite compagnie y fit construire trois appartements, la bibliothèque, le lieu où elle s'assemble et une antichambre. L'ancien conclave fut remis au gouverneur.

LL. EE. de Berne ayant renouvelé leurs défenses à l'égard du Députation à commerce des vins de Neuchâtel, et y ayant même apporté de nou- commence des

(*) Ce traité n'a pas vu le Jonr, maïs on l'a cra réel.

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