‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 229 sur 264 · CHAPITRE XV. — B£ l'inteerâgnë db 1707. 457 LIVRE B · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. — B£ l'inteerâgnë db 1707. 457 LIVRE B

Franche-Comté de Boiirgogae, pour la remettre sous la domination 1707 de rAutriobe (ce qui auÉ*fiit été un événement très ftcheux pour ce pays, qui serait par là devenu le théâtre d'une sanglante guerre). Le comte de Hercy , général de ^empereur , aurait à cet effet passé le Rhin pour joindre une armée qui devait entrer en Franche- Comté dès la Savoye (*) par le baiilage de 6ex. Les alliés avaient même Uèn d'espérer que la France en fournirait l'occasion, en ce qu'elle ne pouirait sans doute soufiî'ir que les prétendants français, qu'elle estimait avoir tout le droit de leur côté, fussent écartés , et que les comtés qui avaient été possédés depuis plus de deux-cents ans par des princes de France leur fussent ôtés pour passer à un prince ennemi du roi Louis XIV; ce qui donnerait à celui-ci un sujet plausible d'entrer avec ses troupes dans les comtés, et qu'en violant par ce moyen le territoire helvétique, contre le texte formel du traité de neutralité de Tan 1702, dont il a été parlé, les Suisses prendraient tout de suite le parti des alliés pour repousser les Français, violateurs du traité, ainsi qu'ils y étaient engagés par le même traité.

Outre tant d'Etats qui s'intéressaient pour les affaires de Neuchfttel, il y eut encore pkisieurs têtes couronnées qui écrivirent des lettres sur ce sujet.

L'empereur Joseph en adressa une à LL. £E. de Berne , datée Lettre de remdu 4 juin 1707, pour leur recommander fortement les droits de^J^BOTiirén & R prassienae. H teur ieiil observer dans cette lettre que par lefi^Teo^duroide voisinage de ce monarque leur sûrelé et liberté sera affermie; qu'il ^^^^^ avait jugé à propos de leur faire part de ses sentiments là dessus, et de leur marquer en même temps son inclination envers le roi de Prusse. 11 souhaite qu'ils le fiissent connaître aux Etats de Neuchâtel, de même que partout où il sera convenable, et qu'ils secondent une chose si salutaire etc., etc.

Sa lettre est datée de Vienne sigaée Joseph, et phis bas baron Sceyler, comte dt Sinaindorf.

La reine de la Grande-Bretagne écrivit aussi trois lettres, la pre- ^ ^^^ d'An> mière adressée au gouverneur et conseil d'Etat , la seconde à Mes- «n eonseu sieurs les pasteurs de la principauté de Neuchâtel et la Ir^isième ^^^*» * ^ à Messieurs les Quatre-Ministraux et conseil de la ville. teun et aux

Voici celle adressée au gouvememr et conseil d'Etat. Onatoe-Minia-

Aune, par la grâce de Dieu Lettre au con-

Reine de la Orande-Bretagney de France et d'Irlande, défenseuse de la Foi, «^* à'EiaX,

Messieurs les illustres Gouverneur et Conseillers de VEtat et de la Ville de Neufchâlely nos très chèrs amis, salut, Meiiieara mes très chers et illustres amis, L'union étroite qu'il y a entre le sérénissime et très puissant Prince le Roi

C^) Ce projet échoua, le comte de Merey ayant été baKq par le comte de Bourg.

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