LIVRE II. 462 CHAPITRE xv. — de l'interrègne de
1707 rendirent le pays à 1« dame Jeanne de Eochberg. (Voyez les aog 1512-1529.) demeSsdiM ~ ^ est à propos de rapporter ici les fondements sur lesquels tous pij^^djutTrta- ces prétendants aspiraient à la mise en possession et investiture du
droit comté qu'ils demandaient.
1. Mad. la da- I. Madame Paule^Françoise de Gondy, duchesse de Rei% et de ^ ^i^ères. Lesdiguières descendait de Léonor d'Orléans, duc de Longueville, par Antoinette d'Orléans, laquelle, en qualité de fille aînée, avait formé la première ligne, et elle soutenait qu'il fallait épuiser cette ligne avant d'aller chercher des héritiers de feu Madame de Ne- £iie était la mouTS daus Une ligne formée par Eléonore , sœur cadette d' Anioihéritièresi*- "^'^®' ^^^ invoquait l'ordre* de primogéniture et la règle des suc- ▼aot le bruit cessious linéales, et par ce moyen elle prétendait exclure M. le comte ^^^*" ^® Matignon descendu de la dite Eléonore, quoique le comte se trouvât dans un degré plus proche de parenté avec feu Madame la duchesse de Nemours. Elle était au troisième degré et demi avec cette princesse, suivant notre manière de compter, tandis que M. le comte de Matignon était au troisième degré parfait avec la même princesse. Madame de Lesdiguières concluait donc qu'étant descendue de Léonore sa soeur cadette, et conséquemment de la plus prodie parente de la première ligne, elle devait être invêtue de la souveraineté. Elle avait donné ses pleins pouvoirs à messire Louis Nicolas de Neufville , duc de Villeroi, son héritier présomptif. Celui-ci était fils de François de Neufville duc de Villeroi, pair et maréchal de France, lequel avait épousé Marie-Marguerite de Cossé, fille de Marguerite-Françoise de Gondy soeur de Catherine de Gondy, mère de Madame la duchesse de Lesdiguières.
Mémoiresqne Entre les prétendants, cette dame a beaucoup brillé par les ^^^^^ [^j écritures qui ont été produites de sa part. 1. Elle présenta un méimprimerpoar moire pour établir son droit sur les souverainetés de Neuchâtel et ^^roito!^ Valangin. Ce mémoire réfute dans la troisième partie les prétentions de M. l'Electeur de Brandeburg, celles des princes de Baden, et celles de M. le comte de Matignon. 2. Elle publia ensuite une ré- Réponse an ponse au mémoire intitulé ; Traité sommaire du droit de S. M. le ^t^^'^ ro» de Prusse à la Principauté de Neuchâtel en Suisse. Comme cette réponse sera dans la suite rapportée tout au long, avec la réfutation qui en fut faite de la part du roi de Prusse, on verra tout le détail des raisons qu'elle fit valoir. 3. Il parut encore de sa Répoiueaa part uu autre mémoire, intitulé: Réponse de Madame la duchesse prinœdeconti. ^ lesdiguières et des autres descendants 4^ Antoinette dC Orléans^ fille aînée de Léonor d'Orléans, duc de Longueville, soucerain prince Neuchâtel et Vallengin, au Mémoire de S, A. S. M. le pritice de de Contiy sur sa prétention à la dite souveraineté, par laquelle ré^ ponse on établit la force de tinvestiture qui en a été donnée à