‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 233 sur 264 · LIVRE II. 464 CHAPITRE xv. — interrègne de · texte numérisé non relu

LIVRE II. 464 CHAPITRE xv. — interrègne de

1707 Carigtum, était aussi, comme Madame de Lesdîgâlères et M. le comie de Matignon, au nombre des héritiers ab intestat de feu Madaaie la duchesse de Nemours, dont it était doublement parent, du côté pB^ temel par Françoise d^Orléans, sa bisaïeule; il était aussi son cou* siR--germain dn côté maternel, leurs deux mères étant sœurs. Le prince de Carignan soutenait que par celle raison ii devait être préféré aux prétendants qui n'étaient parents que d'un côté. (V. lés ans 1548 et 1630.) H pubKa en 1699 et en 1707 phisîeurs mémoires dont il sera parlé.

4. Le prince de IV. Apr^s cos tTois héritiers ab intestat Tenaient les légataires et donataires de S. A. S. et en tête Monseigneur k prmce de CanH^ légataire universel de feu M. Tabbé d^Orleans, duc de Longueville, prince de Neuchâtel. Quoique ce prince eôt déjà été condamné en 1694, fl était demandeur en relief d'un motif de la sentence qui déclarait le comté inaliénable, voulant prouver qu'H y avait eu erreur de fait; et au surphtt ce relief devait aussi emporter un rétablissement en nouveau droit, pour pouvoir produire le testament du dR seigneur abbé et prince, duement confirmé par le 'Parlement de Paris, ce qu^ n'avait pas produit en 1694.

6. Lonise-iwéon- V. MademoiseUe Louise^Léontine de BourbonSoiêêons^ fille de ^soL. *' 1^- '^ chevalier de Soissons, donataire du comté par Madame la duchesse de Nemours. Elle soutenait que la comté était aliénriUe, et que M. le prince de Conti, quoique légataire antécédent, ayant été condamné en 1694 par défaut de production, il ne pouvait plus être reçu à faire valoir ses droits, d'autant plus qu'il ne s'agissait plus à présent de succéder au prince abbé, mais à Madame de Nemours.

6. Frédéric 1er, VI. Après Ics héritiers ab intestataires et testataires, venaient les

^ ^ ^ héritiers feudaux, qui voulaient réunir le fief utile du comté au fief direct de la maison de Châlons. Le principal de ces prétendants élait S. M. Frédéric r% rai de Prusse. Il fondait son droit à la succession du comté de René de Nassau-Chalons , auquel toute hi succession de Jean IV de Châlons, prince d'Orange, était échue, purifiée de tovie ultérieure substitution; et comme ce prince était mort sans enfants, sa succession avait passé à son héritier légitime, Guillaume de Nassau, son cousin-germain, puis de Guillaume à Philippe- Gwllaume, son fils atné, qui n'eut point d'enfant légitime. Sa succession ayant passé en conséquence à son frère aîné Maurice, prince d'Orange, et celui-ci n'ayant point eu d'enfants légitimes, la succession de Châlons - Orange passa à Henri -Frédéric, prince d'Orange, qui laissa un fils et quatre filles, savoir : 1. Guillaume, prince d'Orange, né le 27 mai 1626, lequel fut stathouder des Etats d'Hollande et mourut le 6 novembre 1650; il avait épousé Marie^ fille de Charles I*', roi de la Grande-Bretagne. 2. Louise de Nassau, née le 27 novembre 1627; elle avait épousé Frédéric-Guillaume, électeur de Brande-

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